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Bassin-versant du Blavet  : 30 communes situées sur le bassin-versant du Blavet viennent de signer une charte visant à réduire l'utilisation des produits phytosanitaires. Une démarche innovante pour la région. Il est important que les communes montrent l'exemple». Jean-Pierre Le Roch, maire de Pontivy et président de Pontivy communauté a donné le ton, en préambule de la signature de la charte de désherbage.

Mise sur les rails depuis 2007, cette charte s'inscrit dans une démarche globale de reconquête de la qualité de l'eau et dans le sillage du Grenelle de l'environnement. L'objectif, à terme, étant d'atteindre le niveau cinq de la charte soit zéro phyto.

Les représentants de trente communes du bassin-versant du Blavet, membres de Pontivy communauté et du syndicat mixte de la Sarre à l'Evel, étaient réunis pour signer ce précieux document et sceller ainsi leur engagement pour la préservation de l'environnement. Déjà engagées dans une démarche écologique, les communes concernées ne se trouvent pas toutes au même niveau de la charte, mais toutes poursuivent le même but.
Aujourd'hui, on recense douze communes au niveau un, tandis qu'une seule «très bonne élève» est déjà au niveau cinq. Récompensée par le trophée de l'agence de l'eau, Silfiac a atteint l'objectif zéro phyto. Malheureusement, elle est pour le moment bien seule. L'essentielle de la troupe, soit 75%, se situe au niveau un et deux. La faute bien souvent aux terrains de sport et aux cimetières. C'est là que le bât blesse. Il faut changer les mentalités, faire admettre aux gens qu'il peut y avoir un peu plus d'herbe et que cela fait partie du décor. «Pas toujours évident», répondent les villes et les bourgs concernés.
Toutes les communes ont élaboré un plan de désherbage de leurs espaces communaux, disposent d'au moins un agent technique applicateur formé à l'usage des désherbants et informent la population sur la réglementation en vigueur. Nombreuses sont celles également qui utilisent durablement des techniques alternatives au désherbage chimique sur une part représentative des zones classées à risque élevé, prennent en compte les contraintes d'entretien dans les nouveaux projets d'aménagement, n'utilisent pas des produits phytosanitaires dans les écoles, crèches, centres de loisirs et aires de jeux, et mènent des actions visant les jardiniers amateurs. En revanche, lorsqu'il s'agit de passer au niveau trois, les choses se compliquent... À ce point d'engagement, il faut n'utiliser aucun produit phytosanitaire sur les surfaces à risques élevés et mettre en place une politique de développement durable. Quant au niveau cinq, de l'aveu des protagonistes, il reste très difficile à atteindre car très contraignant. Toutefois, chacun tend à tout mettre en oeuvre pour y arriver.
La charte signée  est une initiative exemplaire comme l'a souligné Jean-Yves Quentel, le vice-président chargé de la commission environnement à Pontivy communauté. Les efforts entrepris par les communes, les agriculteurs mais aussi les jardiniers amateurs, commencent à porter leurs fruits. Aujourd'hui, c'est un engagement sur la durée qui a été signé, il sera accompagné d'un suivi et d'une évaluation.  [  http://www.letelegramme.com ]

Bons Repas de l'Agriculture Durable - Allouville-Bellefosse : Dans un contexte global de prise de conscience environnementale, il nous a paru urgent d’offrir à échelle locale une logique de consommation différente, impliquant une agriculture respectueuse de l’environnement et des hommes qui en vivent… Depuis 2004, les Défis Ruraux organisent l’approvisionnement en produits locaux et durables de près de 110 collèges et lycées de Haute-Normandie (soit 1 000 000 repas servis depuis le début de l’opération). La sélection des produits livrés s’appuie sur une évaluation rigoureuse des exploitations agricoles, basée sur la méthode nationale de l’IDEA *.
Les Bons Repas de l’Agriculture Durable (BRAD) ont lieu une fois tous les quinze jours, dans les établissements les plus fidèles. La démarche a demandé un investissement fort : sensibiliser les acheteurs à une nouvelle logique d’achat, former le personnel de cuisine à de nouvelles pratiques, notamment la redécouverte des légumes frais, et convaincre enfants et parents de l’intérêt gustatif et citoyen de tels repas. On constate avec plaisir que c’est l’introduction progressive mais régulière de ces nouvelles formes de repas qui réussit à convaincre l’ensemble des protagonistes et permet d’ancrer les BRAD dans les nouvelles habitudes des cantines scolaires.
Les producteurs impliqués dans cet approvisionnement présentent des pratiques de production respectueuses de l’environnement (traitements phytosanitaires limités…) et des hommes (revenus décents, liens sociaux renforcés…). Ils sont, par ailleurs, déterminés à améliorer encore leurs pratiques, sur les conseils avisés de nos techniciens agricoles. Les producteurs contractualisent avec les Défis Ruraux un certain nombre de points d’amélioration mis en exergue par le diagnostic de durabilité, à réaliser en 2 ans.
L’habilitation à livrer les restaurants scolaires est ainsi revue tous les 2 ans, par un nouveau diagnostic de durabilité et de nouveaux objectifs d’amélioration vers toujours plus de durabilité. Toujours plus local… La filière d’approvisionnement direct se divise en 12 zones géographiques. Ainsi, les acheteurs sont assurés d’acheter un produit haut-normand qui aura parcouru un minimum de kilomètres. En outre, les établissements clients sont incités à adopter une politique d’achat logique et responsable en groupant au maximum leurs commandes chez un même fournisseur, limitant ainsi les livraisons multiples et non viables économiquement pour le producteur.
Aujourd’hui, les Défis Ruraux prennent un nouveau tournant dans l’opération des BRAD en proposant le concept aux collectivités (restaurants administratifs, cantines d’écoles primaires, crèches, etc.) et aux restaurants d’entreprises. Manquera-t-on, demain, de producteurs garantis pas les Défis Ruraux pour répondre à la demande de la restauration collective éco-responsable en Haute Normandie ? C’est tout ce que l’on peut souhaiter !
* Indice de Durabilité des Exploitations Agricoles 


Formation des viticulteurs à la cave coopérative : La cave coopérative La Vigneronne a mis en place une formation liée à l'environnement et à une maîtrise des pratiques agricoles dénommée « certiphyto ». Une soixantaine d'adhérents de la cave a participé à cette formation sur deux jours consécutifs, dispensés par des experts de la Chambre d'Agriculture de l'Aude et de la MSA. Il a été présenté lors de ces deux journées les thèmes suivants : devenir des produits phytosanitaires dans l'environnement, méthode de lutte alternative aux produits chimiques, les risques liés à la santé. Ces formations préconisées par le président Francis Escamez, le directeur Gérard Vidal et le conseiller de la Chambre d'Agriculture Nicolas Sourd, s'inscrivent dans une démarche globale d'une agriculture citoyenne et responsable afin que le viticulteur soit parti prenante dans une nouvelle population rurale.[ http://www.lindependant.com ]
Guerre de l'ortie : Le purin d'ortie, produit naturel utilisé dans l'agriculture biologique pour renforcer les défenses des plantes, reste interdit de commercialisation en France. En cause, une législation qui impose aux produits phytosanitaires naturels les mêmes contraintes qu'aux pesticides de synthèse en matière d'autorisation de mise sur le marché. Des élus se mobilisent aux côtés des associations pour dénoncer une situation qui limite les alternatives aux pesticides.

« Je me déclare receleur de purin d’ortie et m’expose à une peine de deux ans de prison et 70 000 € d’amendes », a déclaré solennellement Anny Poursinoff, députée des Yvelines, le 8 décembre dernier. Deux minutes plus tard, la députée écologiste aspergeait un parterre de fleurs, devant l’hôtel de ville de Montreuil (Seine-Saint-Denis) avec ce produit connu de tous les jardiniers et agriculteurs biologiques pour ses vertus fertilisantes et protectrices des plantes. Elle est suivie dans cet « acte de désobéissance civile » par d’autres élus qui répondaient à l’invitation d’un groupe d’une dizaine d’associations* décidées à relancer la « guerre de l’ortie » entamée en 2006.

Car le purin d’ortie, comme tous les fongicides, insecticides naturels (huile de Neem, bouillie sulfo-calcique…), est interdit faute d’autorisation de mise sur le marché en France. Tous ces produits, appartiennent à la catégorie des Produits naturels peu préoccupant (PNPP), autrement dénommés Substances à faible risque dans les réglementations européennes. Malgré cette appellation, rassurante, le droit européen impose un enregistrement couteux (40 000 € pour le dépôt de dossier) de leur principe actif dans le cadre de la réglementation sur la mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques.

« La loi nous demande de fonctionner avec des produits issus de savoir-faire populaires, aux effets connus, comme avec un nouveau produit de synthèse pour lequel il est normal de s’assurer de ses effets, puisqu’on ne les connaît pas », résume Guy Kastler, de l’association Nature & Progrès, dépositaire du label biologique du même nom. Au-delà du coût technique et financier de la réglementation, les défenseurs des intrants naturels dénoncent son inadaptation à des produits dont les recettes appartiennent au domaine public. Ils ne peuvent, aujourd’hui, faire l’objet d’un brevet qui garantirait une exclusivité commerciale pour la firme productrice. Les défenseurs de ces « produits non préoccupants » ne le souhaitent pas d’ailleurs : « Nous sommes-là sur le thème de la confiscation du bien commun. Je ne veux pas être dans le camp de la marchandisation de la nature », insiste Gilles Clément, architecte paysagiste. L’homme, rendu célèbre par sa conception du Parc de la Villette ou du Parc André-Citroën à Paris, a créé en 2007 un jardin d’orties à Melle, dans les Deux-Sèvres, qui produit un purin commercialisé tous les vendredi sur le marché afin de sensibiliser la population.
La « Guerre de l’ortie » fait rage depuis 2006, depuis le vote de la loi d’orientation agricole qui impose la procédure d’autorisation de mise sur le marché aux PNPP. Trois ans plus tard, fin 2009, un décret d’application, chargé de préciser une procédure simplifiée pour les PNPP est publié. « L’administration nous a suivi en reprenant dans la rédaction que la « production des PNPP est à la portée de l’utilisateur final », il n’y a donc pas de brevetage possible. Ca semblait gagné, mais le gouvernement à ajouté l’obligation d’inscription sur la liste européenne des matières actives », relate Guy Kastler qui y voit la patte des industries phytopharmaceutiques.

Le marché des produits phytosanitaires naturels ne peut concurrencer la force de frappe d’industries comme Monsanto. Mais le Plan Ecophyto 2018, issu du Grenelle de l’environnement, prévoit de réduire par deux la quantité de pesticides en France. Cette nouvelle orientation politique s’impose aujourd’hui au marché. Les agriculteurs, mais aussi les collectivités territoriales qui ont à répondre aux objectifs d’Ecophyto 2018 sur leurs espaces verts, sont en quête d’alternatives aujourd’hui illégales. Un paradoxe renforcé par le fait que le Règlement européen sur l’agriculture biologique (label bio européen officiel depuis 2009) accepte l’utilisation du purin d’ortie et autres PNPP sur une exploitation certifiée bio.

Dans d’autres pays, comme l’Allemagne et l’Espagne, la législation a été adaptée afin de faciliter le développement des produits naturels sans entraver la protection des consommateurs. En France, c’est aujourd’hui le ministère de l’Ecologie qui a la charge du dossier. S’il ne remet pas en cause la législation actuelle, il a annoncé fin novembre la mise en place d’« une convention avec l'Institut technique de l'agriculture biologique (ITAB), visant à soutenir les porteurs de projets concernant des substances naturelles peu préoccupantes, afin de les aider à franchir les étapes communautaires d'inscription des substances actives ». [ http://www.novethic.fr ]

Jardin au naturel, sans polluer : Début 2010, douze jardineries du secteur Dinan Saint-Maloont signé une charte pour limiter la vente de phytosanitaires.
En quoi consiste l'opération « Jardiner au naturel » ?
Depuis 2005, les vendeurs des jardineries signataires de la charte (près de deux cents en Bretagne) ont été formés pour proposer à leurs clients des solutions alternatives aux désherbants chimiques. L'utilisation de phytosanitaires est désormais interdite par arrêté préfectoral près des fossés, des caniveaux et des avaloirs des eaux de pluie. Il y a d'autres méthodes, la binette mais aussi la mise en place de plantes couvre-sol, de paillages, ou encore le désherbage thermique, etc. Même chose pour les insecticides. Nous les aidons en leur procurant des documentations à l'attention des jardiniers.
Quel bilan en faites-vous autour de l'estuaire de Rance ?
Cette charte a été signée par douze jardineries cette année. Coeur-Emeraude a formé leurs vendeurs. Depuis, trois personnes de l'association Rance Environnement ont joué pour nous les « clients mystère ». L'enquête est positive à plus des deux tiers. Lorsque les clients ont eu affaire aux vendeurs formés, des conseils et des solutions alternatives étaient proposés.
Et l'an prochain ?
On va redoubler nos efforts. Nous allons reconduire cette charte en proposant à de nouvelles jardineries de s'impliquer. Et fin 2011, nous ferons cette fois une enquête plus précise sur les quantités de phytosanitaires vendus. Pour savoir concrètement dans quelle proportion les particuliers limitent l'utilisation de ces pesticides. [ http://www.ouest-france.fr ]

Local pour les produits phytosanitaires


Mise aux normes économes : La région Haute-Normandie est classée « zone vulnérable » depuis février 2003. A compter du 1er janvier 2007, l’ensemble des éleveurs hauts-normands devait être aux normes (ou avoir déposé un projet de mise aux normes auprès de l'administration). Les solutions « classiques » (fosse à lisier en béton, etc.) sont parfois très coûteuses et peuvent compromettre la viabilité financière des exploitations. Il existe des techniques de mise aux normes dites « douces » ou « économes » qui font appel à des systèmes de phyto-épuration et de décantation : les filtres à paille ou plantés de roseaux, le bassin tampon de sédimentation et le lagunage.
Les Défis Ruraux accompagnent les nouveaux agriculteurs dans la mise aux normes de leur élevage et les mettent en relation avec des éleveurs pionniers de la méthode "douce".
Contact : Stéphane Troche

Montpellier : Le référentiel et les grilles d’évaluation du label EcoJardin, validés par le conseil scientifique de Plante & Cité, sont dès à présent disponibles en libre accès, pour une appropriation des exigences en vue des premiers audits . Plante & Cité et ses partenaires étaient réunis mercredi 15 juin 2011, en présence de représentants des ministères de l’Agriculture et du Développement Durable, pour le lancement officiel d’EcoJardin, le nouveau label partagé de gestion écologique des espaces verts, et la mise à disposition des professionnels du référentiel technique associé. Ce projet, initié il y a un peu plus d’un an, a pour objectif de mettre à disposition des gestionnaires un outil destiné à la fois à les accompagner dans l’amélioration de leurs pratiques de gestion pour un entretien des espaces verts plus respectueux de l’environnement, et à les aider à valoriser ces nouvelles approches tant auprès de leurs équipes que du grand public.
Couvrant de multiples thématiques telles que la gestion de l’eau et des sols, mais aussi l’utilisation des produits phytosanitaires, le label contribue aux objectifs du plan Ecophyto 2018.
Le référentiel et les grilles d’évaluation du label EcoJardin, validés par le conseil scientifique de Plante & Cité, sont donc dès à présent disponibles en libre accès, pour une appropriation des exigences en vue des premiers audits dès le printemps prochain.
Les huit domaines relevant de la gestion d’un espace vert sont pris en compte par ce référentiel, citons : planification et intégration du site (intégration du site dans le réseau des espaces verts, etc.), sol (connaissance, préservation, etc.), eau (économie de la ressource, etc.), faune & flore (favoriser la biodiversité, choix des essences, proscription des produits phytosanitaires, réduction de la production de déchets verts, etc.), équipements et matériaux (limitation de
l’éclairage, etc.), matériels et engins (gestion des carburants, etc.), formations des agents, public (information, etc.).
Les grilles d’évaluation, précises et communes, composées de plus de 100 critères, seront utilisées lors des audits en vue de l’attribution du label. Elles pourront également être utilisées par les gestionnaires comme outil d’autoévaluation de leurs pratiques et donc servir, avec le référentiel, de levier de diffusion des bonnes pratiques.
Le label, valable pour 3 ans, sera attribué après audit. Dans un souci de transparence et de qualité, il sera réalisé par des organismes compétents et indépendants, sélectionnés après une procédure de mise en concurrence.
Par ailleurs, l’obtention du label est conditionnée au respect d’un certain nombre d’engagements dans des pratiques de gestion écologique. Certains sont essentiels, le non-respect des critères correspondants est jugé rédhibitoire à l’obtention du label. Au nombre de 7 au total, on peut en particulier citer l’utilisation de produits phytosanitaires issus de la chimie de synthèse, la présence de sols nus, ou encore la non évaluation des besoins en eau des végétaux.
Précisons que le label sera attribué site à site mais une procédure d’échantillonnage sera mise en place pour les maîtres d’ouvrage souhaitant labelliser l’ensemble des sites d’une même classe d’espace vert (tous leurs jardins par exemple) ou même l’ensemble de leurs espaces verts toutes classes confondues.
Coordonné par Plante & Cité pour sa construction, le label sera par la suite animé par une structure à but non lucratif. Le référentiel et les grilles d’évaluation sont accessibles dès à présent sur le site Internet du label : www.label-ecojardin.fr
Les grilles d’évaluation sont finalisées pour la gestion des parcs et jardins, des espaces naturels et des cimetières. Elles seront complétées dans les prochains mois par de nouvelles grilles dédiées aux autres types d’espaces verts ouverts au public.
Tous les types d’espaces verts, publics ou privés, gérés en régie ou par un prestataire extérieur, pourront être candidats au label à partir du moment où ils sont ouverts au public. Parcs et jardins, espaces naturels, cimetières, terrains de sport, mais aussi espaces d’accompagnement d’habitat, espaces verts d’entreprise, campings ou sites d’hébergement de vacances, etc.
Le coût unitaire du label sera compris entre 500 et 1000€ en fonction de la taille et du nombre de sites à auditer. [ http://www.toutmontpellier.fr  ]

Nourriture bio pour que les plantes restent en bonne santé : Si dans certains secteurs d'activité comme l'automobile ou l'industrie, la recherche et le développement coûtent un bras, dans d'autres, il est plus aisé d'innover. Dans l'agriculture, par exemple, l'innovation peut ne pas s'avérer un gouffre financier. General Hydroponics Europe (GHE), dont la base française est située à Fleurance, élabore des méthodes et des produits naturels pour aider les plantes à se développer. Leurs clients : des jardineries, des petits producteurs, souvent en bio, ou des pépiniéristes. GHE exporte dans toute l'Europe
William Texier, de GHE, travaille en partenariat avec l'IUT Beaulieu-Lavacant d'Auch. Il réalise les tests en serre et envoie des échantillons aux étudiants qui sont chargés de les analyser. Actuellement, ils sont en train d'élaborer un produit à base de micro-organismes destinés à garder les plantes en bonne santé en jouant sur leur métabolisme au lieu de leur apporter de la nourriture. Cela induira une utilisation minimale de protecteurs chimiques. GHE a été créé en 1975 près de San Francisco, en Californie, par un groupe de chercheurs et de techniciens. Aujourd'hui, l'entreprise est reconnue par la communauté scientifique pour la fiabilité et la qualité de ses produits, et pour son sens de l'innovation.  [ http://www.sudouest.fr ]

Phytobac pour traiter les eaux
Phytosanitaires / Bonnes pratiques
Phytosanitaires / Gestion des effluents
    

Phytos
:  VNF veut un objectif zéro phyto en 2013 : Voies navigables de France (VNF) est un établissement public français chargé de gérer le réseau des voies navigables de France.

Le patrimoine géré par VNF comprend 6700 km de voies navigables (dont 3800 km de canaux et 2900 km de fleuves), 419 barrages, 1602 écluses, ainsi qu'un domaine foncier de 800 km². Son effectif est d'environ 350 personnes auxquelles se rajoutent 4500 agents du Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer.
Le réseau des voies navigables de France est réparti en plusieurs bassins : Seine, Nord (Escaut), Moselle, Rhin, Rhône, Loire inférieure… reliés entre eux par des canaux à petit gabarit. Le territoire desservi est situé principalement dans le Nord-Est et représente environ un quart de la superficie du pays. VNF est aussi garant d’une bonne gestion de l’eau et du milieu attenant à la voie d’eau. L’organisme veut être exemplaire en intégrant concrètement et au quotidien, les exigences du développement durable dans ses activités. Le non usage de produit phyto est un enjeu de santé publique pour l’organisme.
C’est pourquoi, VNF s’est fixé comme objectif ZERO PHYTO à l’horizon 2013 concernant l’usage des produits phytosanitaires. A cet effet, une série de mesures a été mis en place pour réduire l’utilisation de produits phytosanitaires et une réduction considérable a été observée.
En effet, entre 2008 et 2009, l’établissement est ainsi passé d’une utilisation de 0,42 l de produits phytosanitaires par kilomètre de berges à 0,05 l, soit 1 315 l pour l’ensemble du réseau. En très forte diminution comparée à la moyenne de 2008 (gérées) cette valeur atteint très largement son objectif de 0,33 l/km. L’établissement vise  pour 2010 une réduction de 40 % par rapport à 2009, soit 0,03 l/km, apprend t on dans un communiqué de presse.
[ http://www.actualites-news-environnement.com ]

Produits phytosanitaires : Dangereux et polluants, les insecticides, fongicides et herbicides ne devraient être utilisés qu'avec parcimonie. D'ailleurs, l'on peut très bien obtenir un jardin magnifique avec des moyens naturels. Si les produits phytosanitaires sont légion dans les rayons des magasins, ils ne sont pas pour autant inoffensifs. En effet, ils contiennent pour la plupart des pesticides chimiques qui sont à la fois dangereux pour les sols, les eaux et pour ceux qui les utilisent. D'ailleurs, la réglementation de ces produits a largement évolué au cours des dernières années puisque la DDT, le thirame, le parathion, la simazine et plus récemment l'atrazine ont été interdits à la vente. D'autres produits, réputés comme étant très toxiques, ne sont plus quant à eux vendus aux particuliers. Si aujourd'hui on essaie de limiter au maximum l'utilisation des produits phytosanitaires c'est parce qu'ils bouleversent l'équilibre écologique du jardin et modifient le métabolisme des plantes. Celles-ci deviennent plus sensibles aux attaques des parasites et aux maladies, résistent moins bien et sont donc plus fragiles. En croyant les protéger on les rend au contraire plus faibles ! En outre, les produits chimiques ne sont pour la plupart pas sélectifs ce qui fait que leur utilisation entraîne non seulement l'élimination des insectes prédateurs mais aussi celle des non nuisibles. Enfin, une mauvaise utilisation de ces produits peut entraîner des irritations, des brûlures et des accidents oculaires pour les utilisateurs. À manier donc avec précaution.

Topps : Plus de 3.000 agriculteurs et 1.500 techniciens ont été formés grâce au projet Topps sur les bonnes pratiques de l'utilisation des produits phytosanitaires afin de diminuer les pollutions ponctuelles.
Le projet Topps vise à développer les « bonnes pratiques » de gestion des produits phytosanitaires, en formant les techniciens et les utilisateurs. Ces bonnes pratiques sont réparties sur sept postes allant du transport à la gestion des déchets.
Initié en novembre 2005, ce programme s’achève cette année. Le projet Topps s’est décliné en 5 actions : réalisation d’une base de données de toute l’information concernant les pollutions ponctuelles en Europe ; élaboration d’un guide des bonnes pratiques de prévention des pollutions ponctuelles ; mise en place de support et de session de formation sur les neuf fermes de démonstration (deux en France) ; mise en place d’actions sur des bassins versants expérimentaux (en France, le bassin versant de l’Yser) et animation d’un réseau d’experts.
En Europe 3.000 agriculteurs et 1.500 techniciens ont été formés. Le projet Topps a permis la réalisation d’un guide des bonnes pratiques en 10 langues, une brochure sur les procédés de traitements en 10 langues, une brochure sur le rinçage du pulvérisateur en 10 langues et un site Internet.

Phyto-épuration ou l'assainissement avec les plantes  [ Semaine du developpement durable]
Phytoépuration / Maison  [ Semaine du developpement durable]
Phytosanitaire / Station d'épuration  [ Semaine du developpement durable]
Phytosanitaires : Phytos, levons le pied  [ Semaine du developpement durable]
Phytosanitaires : Zéro phyto dans mon jardin  [ Semaine du developpement durable]
Phytosanitaires : zéro phyto et préservation de la biodiversité  [ Semaine du developpement durable]

 [ http:::www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr ]    

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