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PIB |
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Les préoccupations ont changé depuis 20 ans. La prise de
conscience, l’expertise et les solutions « vertes » aujourd’hui
identifiées auraient pu faire de Rio un sommet de transition vers une
économie plus soutenable… à condition que les décisions politiques
suivent.
Le rapport du PNUE publié en février 2012 intitulé « Pour une économie verte » a évalué les investissements nécessaires au plan mondial entre 1,05 et 2,59 mille milliards de dollars, soit moins d'un dixième du total de l'investissement mondial annuel. Ce scénario vert serait donc possible avec l'équivalent de 2% du PIB (1300 milliards de dollars par an) investis dans dix secteurs clés entre 2010 et 2050. Reste que les Etats décideront ou non de faire ces choix et de lancer les financements innovants pour les pays en développement. Suite
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Inclure la biodiversité et le respect de l’environnement dans les
comptabilités privées et publiques serait une des solutions envisagée
par le Parlement européen, qui appelle à trouver de nouveaux indicateurs de richesse et de bien-être pour remplacer le PIB. Les eurodéputés se déclarent également favorables à une «taxe Tobin» sur les transactions financières afin de financer les investissements publics, notamment dans les énergies renouvelables. Depuis quarante ans, les Sommets de la Terre ont servi de révélateurs conscience collective mondiale. Si les résultats en paraissent décevants, ils n'en sont pas moins réels, en fournissant à toutes les nations un langage commun et, souvent, des logiques communes d'action. D'abord, il y eut Stockholm, en 1972 : pour la première fois à cette échelle était lancée l'alerte sur la dégradation rapide de l'écologie mondiale. Mais l'environnement allait-il faire oublier le développement ? |
Le rapport Brundtland, en
1987, répondait efficacement, en popularisant les concepts de
"développement soutenable" et du droit des générations
futures. Et, en 1992, le Sommet de la Terre de Rio connaissait un
éclat retentissant.
L'époque était à l'optimisme, la chute du mur de Berlin permettant d'envisager un monde la course aux armements. Deux traités importants, sur le climat et sur la biodiversité, étaient signés : l'énergie et l'alimentation entraient dans le champ de la politique internationale. Mais à Johannesburg, en 2002, on déchanta. Les pays du Nord n'avaient pas assumé leurs responsabilités en n'orientant pas les ressources libérées par la lutte contre l'Union soviétique vers les pays en développement. | ||||||||||||||||||||
| On se trouvait aussi à l'apogée de l'idéologie
néolibérale : l'idée dominante était que, plutôt que les Etats,
les entreprises et le marché résoudraient les problèmes. 2012 : les vagues promesses de Johannesburg se sont évanouies. Entreprises, banques et marché ne sont pas les solutions, mais plutôt le problème. L'heure est au retour des Etats, de la régulation, de l'action publique. Et alors que la crise écologique est toujours plus prononcée, la responsabilité s'est élargie : on ne peut plus mettre toute la charge sur le dos des pays riches. Le poids de la Chine ne lui permet plus de s'abstraire du jeu. Deux thèmes dominent la préparation de Rio + 20 : l'"économie verte" et la réforme des institutions internationales. Les débats sont vifs : l'économie verte est-elle le nouvel habit du capitalisme, n'oublie-t-on pas en chemin le développement durable, l'ONU est-elle l'enceinte adéquate ? Et de nouveaux thèmes sont discutés, comme la lutte contre les inégalités - et pas seulement contre la pauvreté -, la réforme de l'indicateur du produit intérieur brut (PIB), les taxes sur le carbone, la correction du libre-échange pour tenir compte de l'environnement. |
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