Justice
                                                               
                                                                                                                                                                        



Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement a rappelé la volonté de la France et de l’Europe d’aboutir à la création d’une Organisation mondiale de l'environnement. Il est temps en 2012 de tirer les conséquences des insuffisances du système actuel, en ayant une voix mondiale forte sur l’environnement, garante d’une expertise reconnue au sein des Nations Unies (…) . Ce changement de gouvernance ne peut se faire sans une association plus étroite des représentants de la société civile. Sur cette question, une conférence «  vers une gouvernance démocratique à l’échelle globale », organisée conjointement avec le ministère des Affaires Etrangères et Européennes, se tiendra à Paris au mois de janvier 2012 afin de mieux prendre en compte les besoins et attentes des acteurs économiquescollectivités locales, ONG...».
L'idée portée par la France d'une Organisation mondiale de l'environnement, qui pourrait être débattue lors de la conférence des Nations unies Rio+20 en juin 2012, a le soutien d'une centaine de pays, a assuré l'ambassadeur de France délégué à l'environnement. «Une centaine de pays se sont dits en faveur d'une Organisation mondiale de l'environnement, mais ce n'est que la moitié» des pays qui s'étaient engagés il y a 20 ans lors du Sommet de la terre à Rio à oeuvrer pour le «développement durable», a indiqué l'ambassadeur Jean-Pierre Thébault.
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L'Union européenne a apporté dès 2005 son soutien à l'idée et plus récemment l'Union Africaine, a-t-il souligné. «Il y a l'OMC pour le commerce, le BIT pour l'aspect social, mais le pilier environnement a été oublié», a-t-il expliqué. «Il existe en matière d'environnement plus de 500 accords et conventions qui ne coopèrent pas ensemble, c'est une jungle», a-t-il ajouté lors d'une rencontre avec des journalistes.                                                                                               
Plusieurs hypothèses ont été avancées: Transformer l'actuel Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) en une agence internationale, ou élargir les compétences du Comité économique et social des Nations unies en Comité économique et social et pour l'environnement «comme l'a fait la France», a-t-il noté. D'autres encore ont évoqué la création d'un Haut conseil de l'Environnement à l'image de celui pour les droits de l'homme. «Pour la France il faut créer un organe à forte légitimité politique», a encore estimé Jean-Pierre Thébault qui participe aux négociations pour l'organisation de la Conférence Rio+20, du 20 au 22 juin prochain. En revanche, l'idée de certaines ONG de créer en même temps une Cour internationale de Justice sur les questions environnementales «n'est pas à l'ordre du jour», selon lui.
La Conférence de Rio+20, co-organisée par le Brésil et l'ONU, doit réunir l'ensemble des pays de la planète et donner la parole pendant quatre jours avant la réunion aux acteurs de la société civileONG, associations, syndicats et collectivités locales et territorialesRio+20 vise à établir un bilan de l'état de la planète, qui vient d'accueillir son 7 milliardième habitant, en termes de croissancesécurité alimentaire, accès à l'eau, mode de vie, énergiebiodiversitéclimat. Ce sera aussi l'occasion de débattre d'un modèle d'économie verte pour l'avenir.
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