Gouvernance                                                                                                                                                                                                                          


Rio + 20
les petites phrases
Repenser et construire une nouvelle gouvernance mondiale                                                                                                                 
Une gouvernance internationale qui n'est plus adaptée : Les grands forums internationaux de discussion - Le G8 - Le G20 - Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) - Le Programme de Nations Unies pour le Développement - L’ECOSOC - La Commission du développement durable (CDD) - Les Groupes Majeurs - La faiblesse des processus démocratiques - La nécessité d’un droit international fort - La formation du droit international - Les droits de troisième génération - La nécessité d'une ratification des accords internationaux par les parlements - La relation entre l’OMC et les Nations Unies - Le dépassement du traité de Westphalie


©Patrice Zana - 2011







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Si la puissance publique ne peut imposer la régulation, on peut alors penser que la masse des citoyens pourra, elle, revendiquer de nouvelles pratiques, simplement en refusant de rester du côté de la proie, en refusant de laisser piller les ressources, en exigeant des procédés industriels moins polluants. Les mouvements antimondialisation ne disent pas autre chose. Ils expriment une nouvelle conscience de nos responsabilités communes, une volonté d’agir aussi bien localement que globalement.
Ils tendent surtout à exiger que pour chaque produit consommable ici ou là, on puisse connaître la quantité d’énergie, de matière première, de sueur et de sang qu’aura nécessité sa mise sur le marché. Ils veulent aussi savoir ce que tel acte de consommation signifie en terme de rejets polluants ajoutés à l’existant. Alors, ces acteurs-citoyens, après avoir écarté toute consommation superflue, seront en mesure de choisir au plus juste, au plus économe, au plus responsable… et cela ne signifie pas forcément austérité et tristesse. Il faudra cependant encore beaucoup de Seattle, beaucoup de Millau, pour que le message passe au plus haut niveau.
Bruno Rebelle - ex directeur de Greenpeace France


Renforcer la gouvernance institutionnelle : Dans la perspective d’une réforme de la gouvernance mondiale sur l’environnement intégrée dans le cadre d’ensemble du développement durable, le PNUE a créé un Groupe Consultatif conduit par le Kenya et la Finlande
Intégration institutionnelle des collectivités locales dans une démarche développement durable : La montée en puissance des collectivités locales dans les enceintes internationales date du Sommet de la Terre de 1992, lors duquel elles ont été reconnues comme groupe majeur

Rio + 20  :  Amorcer un changement de civilisation nécessitera que la communauté internationale relève les défis suivants :




L'éradication de la pauvreté et la réduction des inégalités Et cela, sous peine de sombrer dans de graves crises politiques et sociales, alors même que l'on constate l'incapacité des États développés et en développement, malgré la croissance globale, à coopérer pour tenir les engagements des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), que les inégalités s'aggravent et que la faim touche encore près d'un milliard d'habitants.

Le respect des équilibres écologiques, la protection de la biodiversité et une stabilisation du climat, ainsi que l'accès de tous à l'eau et à l'assainissement, à l'énergie et à l'alimentation/Index.html">alimentation Cela passera par la construction de cadres au niveau local, régional, national et mondial adéquat, respectant le principe d'une responsabilité partagée mais différenciée concernant la dégradation de l'environnement mondial. Il est essentiel que ce cadre garantisse que les engagements pris par les Etats à partir d'objectifs adoptés en commun soient effectivement appliqués.

La reconnaissance d'une responsabilité universelle : Résoudre ces questions planétaires ne pourra se faire sans la reconnaissance préalable et unanime d'une « responsabilité universelle » de tous : à la fois des pays les plus riches vers les plus pauvres, de chaque individu envers son semblable, d'une génération envers la suivante, mais également de l'humanité envers sa planète.

La modification des modes de production et de consommation : Cette transformation passe par l'adoption de nouveaux modes de vie, de nouvelles valeurs, incluant à la fois le respect des équilibres écologiques, la bonne gestion des ressources. C'est là la condition d'accès de tous à de meilleures conditions de vie et donc de la paix.

La gestion des ressources naturelles et la stabilisation des prix des ressources alimentaires et des matières premières Cette gestion, du fait de la profonde interdépendance des économies, relèvent d'une gouvernance planétaire. Faute de cela, les tensions sur les marchés des produits agricoles, de l'énergie et des matières premières auront un effet d'éviction sur les pays et les catégories les plus pauvres. L'accès aux services et biens essentiels peut aussi être pensé dans des logiques hors marché. Cela doit s'accompagner par la garantie assurée partout de conditions de travail décentes, telles que définies par l'Organisation Internationale du travail.

La lutte, au niveau international, contre la crise sanitaire face à l'actuelle augmentation des maladies chroniques sur l'ensemble de la planète Ces dernières ont supplanté les maladies infectieuses au siècle dernier. Cette crise impacte l'ensemble du champ social et met en péril les systèmes de santé et d'assurance maladie là où ils existent.

La mise en place au plan international d'une régulation qui couvre les différentes mondialisations C'est-à-dire toutes les composantes du développement durable : économiques, sociales et environnementales.







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Climat : six mois pour rebondir     
Droit d'accès des peuples autochtones aux ressources naturelles /  
La Commission européenne publie sa nouvelle stratégie sur la RSE
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L'actuelle instabilité financière perdurera tant que des règles n'auront pas été adoptées au niveau international pour moraliser la finance et mettre en place les pare-feu nécessaires pour décourager la spéculation. Cette régulation doit être concertée, autant à l'échelon local que régional, national et international. Le monde a besoin d'une gouvernance qui créé des liens forts de réciprocité entre ces strates pour un développement réussi. Cette nécessité de régulation couvrant l'économie, le social et l'environnement nécessite de renforcer les politiques de développement durable.

La mise en place de cadres démocratiques offrant à chacun des perspectives de qualité de vie, d'expression, d'émancipation et d'épanouissement La nécessité de transformer en profondeur les comportements individuels et les choix collectifs ne pourra se faire sans une plus grande participation de chacun à l'élaboration des politiques et à leur mise en oeuvre. Le développement des nouvelles technologies de communication devrait contribuer à cette avancée démocratique.

Le renforcement de la gouvernance mondiale du développement durable dans le cadre des Nations Unies
Une vision pour une autre durabilité

Une prise en charge des solutions par des systèmes de gouvernance proches des populations serait plus facile et moins coûteuse que via un processus centralisé, à distance, à la fois chronophage et parfois générateur de conflits. Différents systèmes de ressources communes durables, auto-organisés et autogouvernés par les communautés locales témoignent que partout dans le monde, des collectivités savent gérer -de manière économiquement optimale -des biens communs, à travers des arrangements collectifs.

Cela permet alors de parer, par une gestion collective, à l'érosion des écosystèmes, de garantir des services comme la santé ou l'énergie qui souffrent d'une régulation par les marchés, de développer des productions immatérielles à travers les licences libres. À côté de la gestion par des droit s de propriété individuels ou par l'État, existe ainsi un autre cadre institutionnel efficace dans lequel des communautés gèrent des biens communs. Les communs témoignent que loin de supprimer la possibilité d'échange et de création, l'autogestion des biens communs est source de richesse et d'équité. Les biens communs ont été à nouveau mis en avant après l'attribution du Prix Nobel d'économie à Elinor Ostrom.

De plus en plus de citoyens réalisent que la biodiversité , la diversité culturelslle ou les réseaux sociaux sont le résultat d'une gestion des communs par les « usagers ». Les nouvelles technologies ouvrent la voie à des formes de coopération et de concertation, qui donnent d'autres perspectives en termes de connaissance, de culturels ou de co-construction.

Déclaration Universelle des droits de la Terre


Nous faisons tous partie de la Terre Mère, une communauté de vie indivisible composée d'êtres interdépendants et intimement liés entre eux par un destin commun. Toutes les formes d'exploitation, d'utilisation abusive et de pollution ont causé d'importantes destructions à la Terre Mère. Pour garantir les droits humains il est nécessaire de reconnaître et de défendre les droits de la Terre Mère :
  • Le droit de vivre, d'exister et d'être respecté
  • Le droit à la régénération de sa biocapacité et à la continuité de ses cycles et processus vitaux, sans perturbations d'origine humaine
  • Le droit à l'eau comme source de vie, à l'air pur et à la pleine santé
  • Le droit d'être exempts de contamination, et de pollution
  • Le droit de ne pas être génétiquement modifiés ou transformés.
Obligations des êtres humains envers la Terre Mère

Tout être humain se doit :
  • De respecter la Terre Mère et de vivre en harmonie avec elle
  • De mettre en place des mesures de précaution pour éviter que les activités humaines n'entraînent l'extinction d'espèces, la destruction d'écosystèmes ou la perturbation de cycles écologiques et que les responsables soient tenus de restaurer l'intégrité et la santé de la Terre Mère,
  • De promouvoir des systèmes économiques qui soient en harmonie avec la Terre Mère, et conformes aux droits reconnus dans la présente
Déclaration.

Nous invitons toutes les Nations à signer la Déclaration universelle des droit s de la Terre Mère  et de l'introduire dans leurs constitutions nationales. Nous appelons l'Assemblée générale des Nations Unies à l'adopter comme objectif commun de tous les peuples et nations du monde.



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