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Agriculture biologique  : la réduction du crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique est une ineptie
Le 15 décembre 2010, le WWF-France lancait avec ses partenaires la deuxième édition de la campagne «Oui au Bio dans ma Cantine !» visant à sensibiliser citoyens et élus sur la nécessité de favoriser les denrées issues de l’agriculture biologique et d’assurer ainsi le capital santé des plus jeunes en leur offrant une alimentation saine.

Le constat en effet est médiocre : à ce jour, la France est le plus gros utilisateur européen de pesticides et se classe même en 2ème position mondiale après les Etats-Unis. Elle occupe seulement le 22ème rang en Europe pour sa part de surface en bio, avec 2,46% de sa SAU (Surface Agricole Utile). A titre de comparaison, l’Autriche est à 17,4%, l’Italie à 7,9% et l’Allemagne à 5,9%.

Malgrè cela, le gouvernement a adopté dans le cadre de la loi de finances pour 2011, une réduction drastique du crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique. Cette mesure est en totale contradiction avec les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement qui prévoient d’atteindre 6% de la SAU française en bio en 2012 et 20% en 2020.

Le WWF déplore la réduction de ce crédit qui passe de 3500 euros sur 3 ans à 2000 euros sur 2 ans. Les fermes de petite taille, sur des productions telles que l’apiculture et le maraichage notamment, seront les plus impactées par la mesure.

Les économies qui seront réalisées à cette occasion, quelques millions d’euros gagnés, apparaissent dérisoires face aux enjeux pour l’environnement et la santé liés aux modes de production de notre alimentation.Plutôt que d’augmenter la capacité d’appui et de conseil aux producteurs dans leur démarche de passage au bio, le gouvernement préfère accorder un soutien à hauteur de 196 millions d’euros à la filière agro-carburants ne visant qu’à l’écoulement des stocks de grands acteurs de l’agriculture intensive.
Avec la réduction du crédit d’impôt sur les panneaux photovoltaïques qui met à mal la filière, cette mesure confirme ce fait navrant : la régression en matière de politique environnementale est devenue un réflexe gouvernemental.
La politique fiscale décidée à l’orée 2011 s’avère négative pour l’environnement. Le soutien apporté aux solutions d’avenir pour une société durable doit être une priorité gouvernementale.
Contacts WWF-France : Camille Lajus, Responsable des Relations Presse : 01 55 25 84 61 / 06 15 39 24 95, clajus@wwf.fr
Agriculture bio. L'explosion bretonne : La progression de la filière bio en Bretagne en 2009 est spectaculaire. Le nombre de fermes certifiées bio a augmenté de 23%, passant de 1.050 à 1.288. L'agriculture bio a gagné 7.525hectares (cinq fois plus que l'année précédente). La crise agricole favorise la conversion des agriculteurs conventionnels vers l'agriculture biologique, pour des raisons de démarche personnelle, et parfois aussi par opportunisme économique. La journée d'inauguration du Space, mardi dernier, a été surréaliste. Pendant que les syndicats majoritaires cassaient les stands du ministère de l'Agriculture, de la FNSEA ou de l'interprofession laitière, pour protester contre le prix jugé trop bas du lait conventionnel, des éleveurs se rendaient aux stands de l'agriculture biologique pour se renseigner sur une éventuelle conversion à la bio.

«Il est clair que la crise agricole favorise la conversion, souligne Régine Martin, la directrice de l'interprofession bio régionale Inter Bio Bretagne. Les profils des candidats sont variés, mais la majorité d'entre eux a déjà entamé une démarche proche de la bio, les opportunistes sont plus rares».
Toutes les productions sont concernées, mais plus de la moitié des nouvelles fermes certifiées bio en 2009 concernent le lait (34%) et les légumes (22%). 80 fermes laitières conventionnelles se sont engagées en bio en 2009, contre une quinzaine l'année précédente. Des prix plus élevés, des débouchés commerciaux croissants... De sérieux atouts, notamment en période de crise. Alors que le prix moyen (prime qualité incluse) payé au producteur de lait bio s'est situé autour de 43,6 centimes le litre en 2009, celui du lait conventionnel a été de l'ordre de 28 centimes, indique la Chambre d'agriculture du Finistère. Ainsi, sur la base d'une production de 480.000 litres de lait annuel, l'éleveur laitier conventionnel dégage un revenu moyen de 16.000euros, contre 27.000euros pour le producteur bio.
«L'agriculture bio n'est pas le jackpot, elle a des contraintes de conduite de culture, de main-d'oeuvre, des rendements plus faibles, des volumes de production moindres», insiste Mathias Sportis, chargé de mission de l'agriculture bio régionale. Les prix élevés des produits bio (autour de 30% plus chers) sont-ils justifiés? Régine Martin répond par une autre question: «Les produits de l'agriculture conventionnels sont-ils payés à leur juste prix?». Et de rappeler que le consommateur doit aussi ajouter le prix de la dépollution.
 [ http://www.letelegramme.com ]

Alimentation écologique : Les pays industrialisés surconsomment et épuisent notre planète. Un besoin aussi vital que manger est devenu un facteur de destruction de ressources important. Selon le Dr Niels Jungbluth, de la société de conseil en écologie ESU-services à Uster (ZH), la préparation des aliments est à l'origine de 30% de la pollution dans le monde. Le calcul des écobilans des denrées alimentaires permet d'évaluer l'impact écologique des divers produits en tenant compte d'un certain nombre de paramètres: mode de production, transport, conservation, emballages, préparation.Les écobilans fournissent aux experts des arguments pour proposer des recommandations et encourager une «consommation alimentaire durable». Ils servent aussi à sensibiliser tous les acteurs des filières à leurs responsabilités environnementales et sociales, de la production à la distribution en passant par la transformation.

Avenir prometteur pour la filière construction bois en Ariège : Bien que la culture de la pierre soit plus répandue en France que dans certains Pays d’Europe du Nord ou des Etats Unis, la maison en bois est dans l’air du temps de par son aspect environnemental, ses avantages esthétiques et les techniques déployées pour réaliser des maisons personnalisées, écologiques et économiques. Lionel Komaroff, responsable de la menuiserie du Sabarthès, réalise depuis une vingtaine d’années des chalets et maisons à ossature bois, essentiellement des constructions neuves mais aussi et de plus en plus des extensions et rénovations de bâtis anciens alliant pierre et bois.

C’est dans son atelier en ZI Fournié à Tarascon/ Ariège qu’il prépare ses modules en 46/120, des panneaux qui en moins d’une semaine permettront de monter une maison bois:
«Il y a 20 ans, la clientèle était plutôt marginale, aujourd’hui les gens qui nous contactent se sont déjà renseignés et croient vraiment en l’avenir de la maison ossature bois»
Dans le domaine de l’isolation, des produits techniques ou des normes, le métier nécessite des formations régulières pour les salariés de cette petite entreprises ariégeoise au cœur de la filière bois:
«L’ossature bois est en pleine progression, avoue Lionel Komaroff, mais certaines entreprises venant de l’extérieur nous font du mal en dopant les prix […] il faut protéger les entreprises artisanales locales, ne pas hésiter à demander des devis» C’est le sapin douglas, un bois classe 3, résistant aux xylophages et aux attaques extérieures, qui est utilisé pour les maisons ossatures bois, il vient du Massif Central, de l’Aveyron ou du Tarn, un crève cœur pour notre artisan qui préférerait utiliser du bois ariégeois.
«Il faut planter du Douglas en Ariège, c’est un bois à croissance rapide qui a une résistance mécanique très importante dans le bâtiment […] nous avons une tradition qu’il faut essayer de préserver»
Le département de l’Ariège, pionnier à biens des égards dans la filière bois, vient de lancer une formation au CFA de la Chambre des Métiers à Foix.
Elle a débuté à la rentrée 2009 et les premiers apprentis présenteront le 1er juin leur CAP construction ossature bois.
C’est dans le bruit et la poussière du chantier de rénovation de leur CFA que nous les avons rencontrés.
Marlon a 19 ans, il est très motivé: «j’ai choisi ce métier parce que c’est écologique, naturel, plus sain et plus économique»
Avec le nouvelle réglementation thermique 2012, imposant des consommations d’énergie de plus en plus basses, la solution bois devient vite compétitive et selon Marcel Gutiez, formateur au CFA, «il y a un réel engouement qui s’explique par la rapidité de mise en œuvre, le coût et le caractère vertueux de ce matériaux […]
Le CAP constructeur bois peut évoluer d’ici quelques temps avec une mention complémentaire charpente»
Cet ancien chef d’entreprise est issu d’une famille d’artisans: son père était menuisier et c’est dans l’atelier paternel qu’il a fait ses premiers pas dans le métier avant de prendre la route pour faire son Tour de France en 1966, puis de s’installer à son tour comme artisan menuisier.
Avec le recul en ayant réalisé autant de meubles que de charpentes, il arrive à transmettre son amour du métier, sa passion du bois, que ce soit les projections dans l’espace des charpentes ou le savoir faire d’un meuble à pieds tourné ou d’un escalier monumental.
«J’enseigne par passion et j’essaie de transmettre cette passion aux jeunes […] depuis trente ans, la filière bois a évolué. Bien que la construction bois soit dans l’air du temps, nous n’avons pas suffisamment de bois d’œuvre au niveau local»
Une filière qui doit continuer à s’organiser et des syndicats professionnels qui doivent maintenir la pression car encore trop souvent les permis de construire sont bloqués alors que le bois fait pourtant partie du paysage…
Quant à cette nouvelle formation dispensée au CFA, elle paraît en étroite corrélation avec l’avenir de la filière bois en Ariège et dans la région Midi-Pyrénées.
Le centre de Formation des apprentis refait à neuf permettra à ne pas en douter de motiver des vocations.
«C’est à nous à donner une image positive de l’artisanat, ajoute Marcel Gutiez, car on a longtemps fait croire que l’artisanat était une voie de garage ou une orientation par défaut […] charge à nous de faire passer un message positif.  [ http://www.ariegenews.com  ]

Bois énergie : Le bois énergie représente 3% de la consommation énergétique totale française mais déjà 25% de sa production de bois. Il ne peut donc résoudre à lui seul les défis énergétiques qui se présentent. La France doit sa place de premier producteur européen de bois-énergie (9,18 millions de tonne d'équivalent pétrole en 2004) essentiellement au chauffage domestique (environ 7,4 Mtep).
Dans l’habitat individuel, plus de 5 millions de ménages sont équipés d’un chauffage au bois (45 % d’inserts et de foyers fermés, 27 % de foyers ouverts, 13 % de poêle, 9 % de cuisinières et 6 % de chaudières individuelles).
Le rendement énergétique de ces appareils reste faible (40-50 %) compte tenu des nouveaux produits présents sur le marché dont les rendements dépassent les 65 %. Un des grands enjeux du “plan bois-énergie 2000-2006” et de la loi fiscale sur les appareils utilisant les renouvelables (crédit d’impôt de 50 % en 2006) est d’accélérer le renouvellement vers les appareils de chauffage au bois à haut rendement et également d’augmenter la taille du parc installé.
En effet, en France, le bois énergie est de plus en plus utilisé par les industriels, les collectivités et même quelques acteurs du secteur tertiaire. L’augmentation de la demande en bois énergie nécessite la structuration de filière d’approvisionnement sur laquelle de nombreux acteurs, issus de secteurs différents, cherchent à se positionner.
L’engouement pour cette énergie renouvelable provient surtout des aides financières octroyées par l’ADEME à destination des industriels, des exploitations agricoles, des collectivités et des bâtiments du secteur tertiaire. Ces subventions ont été mises en place pour atteindre les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement en matière de recours aux énergies renouvelables, peut on lire dans un communiqué de presse.
Ainsi, l’ADEME aura consacré une enveloppe d’un milliard d’euros de subventions au Fonds Chaleur, dont la biomasse représente environ la moitié des montants, pour la période 2009-2012.
Cécile Pairin, Responsable de mission de la BU Energie chez ALCIMED, explique : « La filière du bois énergie est une filière en pleine mutation, preuve que le bois est une ressource renouvelable qui connaît un franc succès, et pas seulement en France d’ailleurs. La structuration de la filière est une tendance positive car elle permet le développement du bois, énergie renouvelable abondante en France, à condition que les acteurs exploitent au plus juste la forêt. Cela signifie que les exploitants doivent respecter les seuils de production maximum et veiller au caractère local de la ressource afin que le transport du bois n’engendre pas d’émissions de CO2 trop importante ».
Une autre raison contribue au succès du bois-énergie : la combustion du bois a un bilan carbone neutre (en excluant l’énergie grise dépensée) et les industriels soumis au Plan National d’Allocation des Quotas (PNAQ) y ont recours pour réduire leurs émissions et éventuellement revendre des quotas carbones.Le bois énergie représente 3% de la consommation énergétique totale française mais déjà 25% de sa production de bois. Il ne peut donc résoudre à lui seul les défis énergétiques qui se présentent. La filière bois énergie est donc en plein essor, mais manque encore de structuration. [ http://www.actualites-news-environnement.com ]

Bons Repas de l'Agriculture Durable - Allouville-Bellefosse : Dans un contexte global de prise de conscience environnementale, il nous a paru urgent d’offrir à échelle locale une logique de consommation différente, impliquant une agriculture respectueuse de l’environnement et des hommes qui en vivent… Depuis 2004, les Défis Ruraux organisent l’approvisionnement en produits locaux et durables de près de 110 collèges et lycées de Haute-Normandie (soit 1 000 000 repas servis depuis le début de l’opération). La sélection des produits livrés s’appuie sur une évaluation rigoureuse des exploitations agricoles, basée sur la méthode nationale de l’IDEA *.
Les Bons Repas de l’Agriculture Durable (BRAD) ont lieu une fois tous les quinze jours, dans les établissements les plus fidèles. La démarche a demandé un investissement fort : sensibiliser les acheteurs à une nouvelle logique d’achat, former le personnel de cuisine à de nouvelles pratiques, notamment la redécouverte des légumes frais, et convaincre enfants et parents de l’intérêt gustatif et citoyen de tels repas. On constate avec plaisir que c’est l’introduction progressive mais régulière de ces nouvelles formes de repas qui réussit à convaincre l’ensemble des protagonistes et permet d’ancrer les BRAD dans les nouvelles habitudes des cantines scolaires.
Les producteurs impliqués dans cet approvisionnement présentent des pratiques de production respectueuses de l’environnement (traitements phytosanitaires limités…) et des hommes (revenus décents, liens sociaux renforcés…). Ils sont, par ailleurs, déterminés à améliorer encore leurs pratiques, sur les conseils avisés de nos techniciens agricoles. Les producteurs contractualisent avec les Défis Ruraux un certain nombre de points d’amélioration mis en exergue par le diagnostic de durabilité, à réaliser en 2 ans.
L’habilitation à livrer les restaurants scolaires est ainsi revue tous les 2 ans, par un nouveau diagnostic de durabilité et de nouveaux objectifs d’amélioration vers toujours plus de durabilité. Toujours plus local… La filière d’approvisionnement direct se divise en 12 zones géographiques. Ainsi, les acheteurs sont assurés d’acheter un produit haut-normand qui aura parcouru un minimum de kilomètres. En outre, les établissements clients sont incités à adopter une politique d’achat logique et responsable en groupant au maximum leurs commandes chez un même fournisseur, limitant ainsi les livraisons multiples et non viables économiquement pour le producteur.
Aujourd’hui, les Défis Ruraux prennent un nouveau tournant dans l’opération des BRAD en proposant le concept aux collectivités (restaurants administratifs, cantines d’écoles primaires, crèches, etc.) et aux restaurants d’entreprises. Manquera-t-on, demain, de producteurs garantis pas les Défis Ruraux pour répondre à la demande de la restauration collective éco-responsable en Haute Normandie ? C’est tout ce que l’on peut souhaiter !
* Indice de Durabilité des Exploitations Agricoles

Consommation bio : Fin 2009, le nombre de producteurs bio était en hausse de 23,4% par rapport à 2008, portant le nombre total à 16 446 fin 2009, contre 13 298 en 2008, dans un contexte marqué par une baisse généralisée du nombre d'exploitations agricoles en France. Cette progression va de pair avec la hausse du nombre de préparateurs de produits bio : 726 se sont nouvellement engagés en Bio en 2009 portant le nombre total à 6 352.
En France, les indicateurs de la Bio sont au vert : une bonne nouvelle pour l'emploi et les zones rurales. Les produits bio ont de plus en plus de succès auprès des consommateurs et la filière se mobilise pour répondre à la demande. Ce dynamisme entraîne maintien et création d'emplois en production, transformation et distribution, contribue à dynamiser le tissu rural, à préserver la biodiversité et à diversifier les paysages des campagnes françaises.
Les produits bio ont un succès grandissant : selon l'Agence Bio, 46% des Français ont consommé au moins un produit bio au moins une fois par mois en 2009. Ils étaient 42% en 2007. En 4 ans, le marché des aliments bio a presque doublé passant de 1,6 milliard d'euros en 2005 à 3 milliards d'euros en 2009.
Le nombre des consommateurs augmente, et surtout, une fois le pas franchi, l'intérêt s'élargit et le nombre de produits bio achetés par consommateur augmente. La valeur des ventes des produits alimentaires issus de l'agriculture biologique progresse donc.
La Bio est également de plus en plus présente dans les restaurants collectifs dont les achats ont plus que doublé en 1 an, en passant de 44 millions d'euros en 2008 à 92 millions en 2009.

L'assurance de ces débouchés accroît la confiance des professionnels de la Bio - agriculteurs, préparateurs et distributeurs - et a un effet d'entraînement sur les autres entreprises rurales, donc sur le maintien et le développement des activités dans les campagnes.

L'année 2009 s'est distinguée par une forte progression des surfaces en conversion : + 86%. Cette croissance, qui va permettre de poursuivre le développement de l'offre française en produits bio, est la traduction de la mobilisation des producteurs et entreprises de stockage, conditionnement, transformation, distribution pour répondre aux attentes des consommateurs.

Entre 2008 et 2009, le nombre total d'opérateurs en bio a augmenté de 21%, pour atteindre 25 203 intervenants : 16 446 producteurs, 6 352 préparateurs, 2 233 distributeurs et 172 importateurs.

Du côté des producteurs, jamais une aussi forte hausse du nombre d'exploitations bio n'avait été enregistrée en France. En 2009, plus de 300 exploitations se sont engagées en bio en moyenne chaque mois. Fin 2009, on comptait ainsi 16 446 exploitations agricoles bio, +23,7% par rapport à 2008, et 677 513 hectares de terres conduites en bio (+16% vs 2008). [ http://www.bioaddict.fr ]

D3E : Pourquoi recycler des déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) devient-il si important ?
Ces déchets comprennent des matières premières que l’on a de plus en plus de mal à trouver. Il faut remuer deux fois plus de terre pour trouver du minerai de fer qu’il y a vingt ans. Soit nous arrêtons de consommer, et nous ne profitons plus des évolutions technologiques, soit nous faisons de meilleurs efforts tous ensemble pour recycler.

Quelle proportion des déchets récupérés dans vos filières est réutilisée ?
Selon les équipements, cela varie de 70 à 95 % du poids. Certains sont réutilisés directement dans un équipement neuf, comme par exemple le verre des ampoules ou des tubes de néon. Il y a aussi le réemploi, avec des associations comme Envie à Nancy, qui remettent en état des produits avant de les revendre à des personnes avec de faibles moyens. »

Pourquoi avoir préféré ce mode d’une « tournée des DEEEglingués », avec des actions pédagogiques de sensibilisation ?
Plutôt que de la publicité nationale, nous avons choisi de privilégier l’information de proximité pour sensibiliser les consommateurs directement sur leurs lieux de vie et d’achat. Le test est mené sur la Lorraine qui est une bonne élève du recyclage : en 2009, ont été recyclés 7,16 kilogrammes par habitant dans la région, contre 5,82 au niveau national. Il se trouve aussi que le passage à la TNT dans la région amène les Lorrains à changer de télévision. C’était le bon moment pour mener un test sur la Lorraine, avec le concours d’une dizaine de communes ou d’intercommunalités.

Qu’est-ce qui explique ce bon comportement des Lorrains vis-à-vis du recyclage ?
Je vais dire quelque chose de presque banal, mais plus on monte vers le nord, plus les gens sont sensibles à cette thématique du recyclage. [ http://www.republicain-lorrain.fr ] 

Décroissance du nucléaire : RTE va proposer un scénario de décroissance du nucléaire : 77% des Français se sont déclarés au début de ce mois «pour une sortie du nucléaire». L'ensemble des partis de gauche et des Verts réfléchissent à la question. Le pouvoir en place n'envisage-t-il pas, au minimum, un débat sur la question après la catastrophe de Fukushima ?

Eric Besson : Vous avez raison, l'opinion à l'égard du nucléaire a évolué dans notre pays depuis Fukushima.  Certains pays, dont l'Allemagne, ont récemment annoncé des évolutions extrêmement rapides et fortes de leur système énergétique. Notre pays se doit de prendre en compte dans sa propre stratégie l'analyse des impacts des décisions de nos voisins européens avec lesquels nous sommes interconnectés. J'ai demandé à RTE d'examiner, dans le cadre de son bilan prévisionnel, un scénario de décroissance du nucléaire à l'horizon 2030, pour en analyser les impacts. [ http://www.enerzine.com ]

Des tournages plus écologiques, une priorité pour le cinéma : C'est l'un des derniers secteurs à se mobiliser mais le coup de clap est parti. Le cinéma et de la télévision ont décidé de verdir leurs coulisses. «  Même les films qui donnent des leçons dans les festivals d'environnement sont loin d'être irréprochables », reconnaissaient les professionnels lors de la présentation du programme Ecoprod en décembre 2011. Cette initiative a été lancée en 2009 par l'Ademe, le groupe de prévoyance Audiens dédié aux secteur de la communication et des médias, la commission du film d'Ile-de-France, les diffuseurs TF1 et France Télévisions, ainsi que la direction régionale des entreprises (Direccte). Rejoints la semaine dernière par la région Paca et le Cluster Nord parisien qui rassemble des sociétés de production, des plateaux de tournage, etc., ils ont révélé le bilan carbone de la filière réalisé par le cabinet Carbone 4.
Le secteur dégage 1,1 million de tonnes de CO2, l'équivalent de la vie quotidienne annuelle de 110.000 Français ou de 410.000 allers-retours Paris-New York en avion (en seconde classe).
Cela représente un six centième de l'empreinte carbone de la France mais en intégrant l'impact de la fabrication des postes de télévision et leur consommation d'énergie, le bilan est treize fois supérieur. La plus forte pollution (350.000 tonnes) provient des trajets réalisés par les spectateurs pour aller au cinéma. Selon des données du CNC (Centre national du cinéma), 70 % d'entre eux utiliseraient leur voiture pour se rendre en salle ou jusqu'au multiplexe pour voir leur film. La production de longs métrages et de séries et fictions télévisées est, elle, à l'origine d'un quart des émissions. «  Dans la production des films et des fictions télé le tournage représente 70 % de l'impact », précise Emmanuelle Paillat, ingénieur chez Carbone 4. Principal levier d'action du secteur, avec la post-production, le tournage est la priorité d'Ecoprod qui propose sur Internet aux producteurs un calculateur carbone sur mesure, le carbone clap. Quelque 250 de ces bilans ont déjà été effectués par des sociétés de production. Sur les autres sujets comme les déchets, Ecoprod a commencé par recenser les bonnes pratiques par métier (éclairage, décor, régie, etc.).
Comparé aux autres secteurs économiques, le poids de la filière audiovisuelle et cinéma apparaît raisonnable. Son intensité carbone, rapport des émissions par euro de chiffre d'affaires, se compare à celui du secteur de l'eau. Gilles Maugars, directeur du développement durable de TF1, prévient pourtant que le secteur doit prendre ses responsabilités comme les autres. Pour lui, il est en revanche trop tôt pour que les donneurs d'ordre imposent des conditions environnementales aux producteurs. «  Il faut d'abord développer des outils et sensibiliser les acteurs en prévision de contraintes à venir ». «  L'une des principales difficultés pour mettre en oeuvre une politique plus offensive est l'atomisation des acteurs du secteur », explique Olivier-René Veillon, directeur de la Commission du film d'Ile-de-France. Autre limite, le cinéma considère que le choix artistique doit primer. Pas question de généraliser les lampes à diodes sur les plateaux par exemple.

Sur le terrain, certains acteurs - producteurs, gestionnaires de plateaux, etc. -s'organisent déjà pour entamer une démarche Ecoprod. Pour la production de la fiction de « La victoire au bout du bâton », tournée à Marseille, France Télévisions et Alchimic Films ont choisi de confier le développement quotidien des pellicules à un laboratoire local pour éviter les allers-retours avec Paris. Le visionnage des rush s'est fait sur Internet plutôt que sur des DVD. Le tri des déchets, le choix d'éclairer avec des lampes à diodes font partie de ces actions qu'un nombre croissant d'acteurs mettent en place.

Eco-matériaux : En octobre 2009, 3 industriels majeurs du secteur de l’isolation végétale (SOPREMA, BUITEX et STEICO), créent l’ASIV (Association Syndicale des Industriels de l’Isolation Végétale). Ce syndicat professionnel a pour vocation de représenter les industriels de l’isolation à base de matériaux d’origine végétale (bois, cellulose, chanvre, coton, lin…). Un engagement fort de ses membres qui, au moyen de valeurs communes, s’attachent à crédibiliser la filière de l’isolation végétale en la dotant désormais d’une association syndicale.

Les membres de l’ASIV souhaitent promouvoir et développer professionnellement leurs produits à base végétale, en devenant un canal d’information et en apportant des garanties aux utilisateurs. Pour ce faire, l’ASIV compte s’appuyer sur des dispositifs existants tels que la procédure d’Avis Technique, la certification ACERMI ou la FDES (Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire).
 L’ASIV s’attache ainsi à devenir un levier de réflexion et une force de proposition pour l’adaptation de ces dispositifs aux produits d’isolation d’origine végétale. D’autre part, l’ASIV aspire à créer un référentiel, un label propre à ces produits, label qui engloberait les questions de performance thermiques, environnementale et sanitaire, primordiales dans la construction écologique. [ http://blog.pages-energie.com ]

Eco-systèmes a annoncé le 17 Mars 2011 le lancement national de nouveaux espaces de collecte librement accessibles en magasins. Initié par Eco-systèmes avec 26 enseignes de distribution et mis en place avec la collaboration de partenaires d’autres filières, ce projet a pour objectif d’augmenter la collecte en magasin de plusieurs types de déchets, parmi lesquels les appareils électriques et électroniques, en facilitant le geste d’apport des consommateurs. Suite à l’expérimentation des espaces « Ici, je recycle » menée en 2010 dans 60 magasins, une étude TNS Sofrès révèle la perception extrêmement positive de ces nouvelles solutions de collecte par les consommateurs et laisse présager une forte mobilisation de leur part. 3800 espaces de collecte seront installés en 2011.

Eco-systèmes a souhaité mettre en place un nouveau dispositif librement accessible en magasin, afin de donner aux consommateurs les moyens de déposer en toute simplicité, non seulement leurs anciens appareils électriques et électroniques, mais également les piles, batteries et cartouches d’imprimantes usagées.
Dans cette perspective, Eco-systèmes a mobilisé 26 enseignes de distribution ainsi que les éco-organismes Screlec et Corepile. Objectif : concevoir ensemble un seul et même meuble pour les espaces «Ici, je recycle » et proposer aux consommateurs une solution de collecte « tout-en-un » !
Installés le plus souvent à l’entrée des magasins ou à proximité des caisses pour une visibilité optimale, les bacs sélectifs de collecte vont ainsi offrir aux consommateurs la possibilité de déposer, dans un lieu identique et facilement identifiable, les petits appareils électriques et électroniques (sèche-cheveux, grille-pain, rasoir électrique, réveil, appareil photos, baladeur mp3, etc.), les téléphones portables et chargeurs, les piles et batteries ou encore les cartouches d’imprimantes.
Il s’agit d’une véritable révolution pour les consommateurs qui pourront désormais rapporter en magasin leurs petits appareils électriques et électroniques et cela, sans obligation d’achat. En effet, depuis la création de la filière DEEE en 2006, les distributeurs avaient l’obligation de reprendre ces appareils lors de l’achat d’un appareil équivalent. Les nouveaux espaces « Ici, je recycle » marquent ainsi le passage de la reprise dite « un pour un » à la reprise sans condition pour les petits appareils.
 « Les consommateurs n’ont pas encore le réflexe de rapporter leurs petits appareils en magasin : les vieux téléphones portables sont souvent gardés inutilement dans les tiroirs, les petits appareils électroménagers jetés à la poubelle, alors qu’ils peuvent avoir une deuxième vie, que ce soit à travers le recyclage dans le cas des appareils hors d’usage, ou à travers le ré-emploi pour les équipements qui fonctionnent encore. Notre objectif est donc de faciliter la démarche des consommateurs et les inciter à rapporter leurs petits appareils usagés, afin d’atteindre les taux de collecte que nous connaissons pour les gros appareils et les téléviseurs, qui sont souvent collectés lors de la  livraison », commente Christian Brabant, Directeur Général d’Eco-systèmes.

Filière bâtiment durable et habitat sain dans le sud de l'Aisne
Filière bois : Site internet pour la
Filière bois
Filière d'excellence régionale                                                                                                                                 
Flière environnement       
Filières économiques "responsables" : Dossier du participant Itinéraire "Drôme des collines"     
Filière bois dans le développement durable [ http://www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr ]
Filière bois en Chartreuse  [ Semaine du developpement durable]
Filière de réemploi  [ Semaine du developpement durable]
Filière déchets  [ Semaine du developpement durable]

 [ http:::www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr ]    


Filières courtes : Les Défis Ruraux s'investissant dans le développement de filières courtes sur le territoire normand. Ces filières s'appuient sur des circuits de distribution courts, limitant les intermédiaires, et proposent des produits de qualité issus du terroir normand. L'enjeu majeur est de favoriser les liens "consommateurs-producteurs" mais aussi de proposer un échange commercial plus équitable, garantissant un revenu juste pour le producteur et des garanties de provenance et de qualité pour le consommateur.·   Notre accompagnement consiste à favoriser la rencontre des différents protagonistes autour d'intérêts commun, puis de les soutenir dans leurs démarches de structuration de l'offre locale. (ex du Pain Normand réunissant agriculteurs céréaliers, boulangers et meuniers) S'agissant des filières de volailles (poulet de Gournay, canard de Duclair et Oie Normande), il s'agit aussi de préserver des races en voie de disparition, en les réintroduisant chez les éleveurs professionnels. Ces derniers peuvent bénéficier d'un appui technique quant à la spécificité d'élevage.   Les filières développées sont les suivantes :

Fin du pétrole
L’initiative « transports propres » de la Commission européenne a conduit, mardi 25 janvier 2011, à la présentation d’un rapport relatif aux carburants du futur pour la filière du transport. A l’horizon 2050, il a été révélé que l’électricité et les agro-carburants seraient des substituts viables au remplacement progressif des sources d’énergie fossiles. L’accroissement de l’utilisation de ces carburants alternatifs répond parfaitement à l’objectif de transport durable fixé à l’horizon 2050.
Comme annoncé par la Commission, 2011 fera l’objet d’une initiative stratégique pour des systèmes de transport propres. Cette dernière a pour objectif d’établir une stratégie sur le long terme qui puisse répondre à la demande énergétique de la filière du transport grâce à l’utilisation de carburants alternatifs et durables d’ici 2050. Le rapport constitue une base d’étude non-négligeable en vue de la mise en place de ce programme. Même si ce dernier ne propose pas un programme détaillé et chiffré permettant la sortie progressive de l’ère du pétrole, il élabore toutefois un plan d’actions pour la période 2010-2050 et une série de mesures générales à mettre en place d’ici 2020.
Les efforts de la décennie à venir seront concentrés sur quatre axes majeurs : les actions de politique générale, les travaux législatifs tels que l’internationalisation des coûts associés aux émissions de CO², les mesures d’incitation, à l’image du principe pollueur-payeur et le soutien à la recherche et au développement de nouvelles technologies, notamment grâce à la création d’un agenda de recherche européen.
L’objectif de la démarche est simple : pallier au problème de raréfaction de la ressource pétrolière qui domine actuellement le marché du transport routier et diminuer les émissions de CO² associés aux transports générées au sein de l’Union.

Les experts estiment qu’étant donné que l’électricité et l’hydrogène peuvent être produits à partir de toutes les énergies primaires, ils constituent la solution majeure à la substitution de l’usage des produits pétroliers. Trois technologies sont mises en avant pour enclencher la transition :
  • les batteries électriques ou le branchement direct sur le réseau, la première étant plutôt réservée au transport routier sur de petites distances alors que la seconde n’est valable que pour le rail.
  • le développement de pile transformant l’hydrogène en électricité directement à bord des véhicules. Comme pour l’utilisation de l’électricité, l’usage de cette technologie serait limité aux transports sur de courtes distances et reste dépendant du développement de piles à combustible performantes et d’infrastructures de distribution d’hydrogène.
  • le développement des transports en commun alimentés par le réseau électrique (train, métro, tramway, bus)
Les agrocarburants soagrocarburantsnt également mis sur le devant de la scène par les experts, qui estiment que leur valeur de substitution est telle qu’ils peuvent assurer une alternative pour l’ensemble des modes de transport. Outre ce constat, le rapport met toutefois en avant la question de production limitée d’agrocarburants : « la production d’agrocarburants à partir de plantes vivrières ou énergétiques est limitée par les terres disponibles, la ressource en eau, leur rendement énergétique et des considérations de durabilité telles que l’analyse du cycle de vie […] et les agrocarburants de deuxième génération basés sur des déchets et des résidus de productions sont aussi limités par la disponibilité de ces produits. »

La solution proposée par les experts européens passe par le développement du potentiel des matières premières utilisées et l’optimisation des méthodes de production.
S’agissant des substituts au diesel et au carburant des avions, le rapport propose de développer les carburants synthétiques produits à partir de différentes sources : liquéfaction de la biomasse, liquéfaction du charbon, liquéfaction du gaz et les huiles végétales hydrotraitées. L’usage de ces carburants ne nécessite pas de modification des infrastructures et véhicules actuels, ce qui constitue leur principal avantage. Néanmoins, les procédés de liquéfaction doivent être améliorés pour réduire leurs empreintes carbones. [ http://www.sequovia.com ]

Les géants du textile s’unissent pour un avenir plus vert :  Nike, Adidas, Gap, WalMart, Timberland, Patagonia, Levi Strauss... Une trentaine de grandes marques de l'habillement et de la chaussure s'unissent sous la bannière de la « sustainable apparel coalition » pour créer une banque de données capable d'évaluer l'impact écologique et social de toute la filière.

La « sustainable apparel coalition » vient d’être lancée aux Etats-Unis. But de la démarche : créer une banque de données, capable d’évaluer l’impact écologique de toute la chaine de fabrication et de distribution en espérant pouvoir ainsi aider les participants à réduire leur empreinte carbone. Parmi les 33 membres du « cercle » des fondateurs figurent Nike, numéro un mondial de la chaussure de sport, Hanes, l’un des leaders du sous vêtement, ou encore VF Corp, la maison mère de North Face, Wrangler, Lee, Eastpack et Vans. Les chaines de magasins ont suivi le mouvement : WalMart, J C Penney, Gap, H&Msont présents. Le roi du sourcing en Asie, Li et Fung, aussi. Et quelques organisations, Duke University, Verite, le spécialiste des conditions de travail, l’agence gouvernementale EPA (Environmental Protection Agency)...

Pour Rick Ridgeway, responsable des programmes écologiques de la marque Patagonia et président de la coalition, il existe « un besoin croissant de mesurer et gérer l’impact écologique et social des productions ». Les gouvernements ont établi de nombreux standards à respecter pour les émissions de voitures par exemple, mais rien n’a été mis en place pour les vêtements et les chaussures.
Le « groupe des 33 », qui espèrent être 40 d’ici le mois de juin, va s’appuyer sur l’outil écologique développé initialement par Nike et l’indice de l’Outdoor Industry Association pour développer un outil de mesure des émissions de C02. « Nous ne pouvons pas tout résoudre par nous-mêmes, il faut travailler avec les autres », explique Tim Southam, le porte parole de Mountain Equipment Coop, une coopérative de 14 magasins d’outdoor au Canada, membre tout à la fois de l’Outdoor industry association et de la coalition.

La banque de données sera mise à disposition des designers, des équipes de développement, des fournisseurs de matières premières, des fabricants, des acheteurs des magasins. Et ses objectifs sont ambitieux. L’outil sur lequel vont travailler les participants doit permettre d’évaluer l’impact de l’énergie utilisée, les quantités d’eau consommées, l’usage de cette eau, les substances toxiques qui font partie du processus de production, les déchets, l’usage du sol, les émissions dans l’air. La coalition veut disposer de mesures chiffrées d’énergie consommée, d’émissions de gaz à effet de serre, d’usage de l’eau et déchets. Plus tard, s’y ajouteront des chiffres sur la toxicité et l’empreinte carbone d’une production pour pouvoir comparer les performances des uns et des autres.

L’ensemble des acteurs de la filière est concerné : cultivateurs, fabricants de tissus synthétiques, spécialistes de l’emballage, transporteurs...toute la chaîne sera évaluée. « Nous voulons réduire notre impact sur l’environnement en améliorant notre design, la production et la façon de vendre », résume Leticia Webster, la directrice du développement durable chez VF Corp. Et de poursuivre : « A court terme, cette banque de données profitera à l’ensemble de l’industrie, à long terme, c’est pour nous un outil efficace pour mieux produire. » VF Corp justifie l’engagement écologique d’un point de vue économique. « Nous croyons que les déchets sont des pertes financières. Cette nouvelle banque de données nous apporte donc une intelligence des affaires qui nous aidera à optimiser nos ressources, éliminer les gaspillages et perfectionner le design. »

Les objectifs verts affichés par la « sustainable apparel coalition » sont nombreux. Les membres fondateurs veulent utiliser moins d’eau, moins d’énergie et réduire les déchets produits. Ils remettent en cause les pratiques habituelles de lavage des tissus et prônent le recyclage de l’eau dans diverses cultures. Chauffage et climatisation sont sur la sellette, tout comme la consommation à haute dose de substances chimiques. Enfin, la coalition défend des conditions de travail justes, la sécurité sur son poste de travail et pas de contact avec des substances chimiques dangereuses.

« Au bout du compte, dit Letitia Webster, nous voulons offrir à nos clients un produit de meilleure qualité avec une empreinte carbone moindre ». Ces consommateurs pourront a terme vérifier eux mêmes la qualité de l’article acheté en consultant l’étiquette durable, en magasin. Mais la production de cette étiquette n’est pas pour demain. C’est un objectif plus lointain.

Levi Strauss apporte à la coalition de nouvelles méthodes de lavage, plus économes en eau. Les experts de la marque ont remarqué que la finition d’un jean se fait avec 3 à 10 lavages en machine, soit en moyenne 42 litres d’eau. Ils ont donc décidé de les réduire en incorporant un traitement à l’ozone dans le cycle, et arrêté l’usage de pierres gonflées d’eau. Résultat : une baisse de 28% en moyenne de la consommation d’eau. Cette nouvelle méthode de travail a été utilisée pour la collection de jeans « waterless » 501, 511 et 514 qui arrive sur le marché depuis le début de l’année. L’objectif initial est de produire 1,5 millions de jeans avec moins d’eau, ce qui permettra d’économiser 16 millions de litres cette année. Par ailleurs, 45% de l’eau consommée pendant la vie d’un modèle est due aux lavages répétés par les clients. D’où cette étiquette « care tag for our planet » leur proposant de nettoyer moins souvent leurs vêtements et à l’eau froide. Pour la fin de vie du denim, la marque leur propose le recyclage : 200 000 paires de jeans ont ainsi servi a l’isolation de l’immeuble de la California Academy of Sciences a San Francisco, non loin du siège social de Levi Strauss. [ http://www.terra-economica.info ]

Le WWF France lance le guide "Eco-conception des produits textiles-habillement", réalisé en partenariat avec l'association Yamana, le cabinet EVEA et des professionnels de la filière textile. De notre lever à notre coucher, de notre décoration à notre mobilier, les produits du textile et de l’habillement accompagnent notre quotidien tant est si bien qu’on ne les remarque même plus. Et pourtant ils sont partout ! Avec un volume d’échange de 612 milliard de dollars, les exportations mondiales des produits du textile et de l’habillement pèsent pour 4% des exportations mondiales de marchandises. En France, avec 2.5 milliard d’euros le marché se place au second rang de consommation juste après l’alimentation.
Avec la levée des quotas d’importation (en 2005 puis en 2008), la filière n’a pas été épargnée par la mondialisation. Les sources officielles estiment que plus de 30 millions de personnes sont employés au sein de la filière. A ce jour, plus de 60% des emplois des filières sont localisés en Asie, théâtre malheureux de toujours plus de scandales environnementaux, sanitaires et sociaux. En Chine par exemple, les sources officielles reconnaissent désormais que prés 70% des rivières et des lacs sont pollués par l’industrie.
Au delà de ces constats très préoccupants, le WWF a souhaité apporter une contribution constructive aux multiples acteurs de ce secteur particulièrement complexe. Cette contribution prend la forme d’un guide pratique d’éco-conception destiné à tous les acteurs de la filière du textile et de l’habillement.
Le guide décrit chacune des étapes du cycle de vie des produits du textile et de l’habillement (de la fabrication des fils au recyclage des vêtements) au travers des enjeux du développement durable et des pratiques à mettre œuvre en vue d’améliorer la performance environnementale, sanitaire et sociale de toute la filière. Outil opérationnel d’aide à la décision, le guide propose en fin d’ouvrage une dizaine de fiches pratiques (check list, grille d’analyse des fournisseurs, liste des substances dangereuses, comparaison des labels etc.) afin d’accompagner pas à pas le lecteur dans sa démarche d’éco-conception.
De part l’étendue des pratiques et la diversité des acteurs, ce guide ne peut se prétendre exhaustif. Il contribuera néanmoins à donner un cadre aux démarches d’éco-conception des entreprises et à fixer la première pierre d’un dialogue constructif entre toutes les parties prenantes de la filière.

Modules bois énergie pour structurer rapidement la filière des Pyrénées : Un projet innovant des communes forestières pour valoriser les produits de la forêt pyrénéenne. L’objectif est de valoriser la ressource bois des Pyrénées sous forme de vente directe d’énergie thermique en imaginant un service « clé en main », sans investissement du client, à un prix compétitif, facturé selon la consommation réelle et en recherchant un taux d’utilisation des chaudières élevé. Une phase d’étude de faisabilité pilotée par l’Union Grand Sud des Communes Forestières avec le soutien technique et financier de la DRAAF Midi Pyrénées, a permis de définir les conditions techniques, économiques et esthétiques de réalisation du projet.
A l’issue de cette phase conclue par un appel d’offre européen, un constructeur a été retenu et des sites vitrine sélectionnés pour la mise en œuvre de ce service innovant de fourniture de kWh bois. Ce service dénommé Estera (copeau de bois en Occitan), est porté dans sa phase de démarrage par ONF Énergie, filiale d’ONF Participations.
Les premiers sites vitrine chauffés dès 2011.
Avec le soutien de l’ADEME, la mise en service de la première installation s’est faite au centre thermo-ludique de Balnéa. L’économie pour les clients est de 10 % du coût de référence de l’énergie substituée.
Trois autres sites, l’hôpital Montaigu sur la commune d’Astugue, les thermes du Bouridé et l’hôtel Laca situés sur la commune de Capvern Les Bains consommeront leurs premiers kWh bois avant la fin de cette année grâce à 2 modules supplémentaires. Ces 2 installations fonctionneront toute l’année en particulier grâce à la mobilité du module qui sera installé à Capvern Les Bains.

Nouveau dispositif « Energie Habitat » de la Région Limousin : Dans le cadre de la volonté de maîtrise de l’énergie et de son soutien aux énergies renouvelables, la politique environnementale du Conseil régional du Limousin s’enrichit d’un nouveau dispositif unique, qui vient remplacer depuis le second semestre 2011 les mesures préexistantes de lutte contre le changement climatique, comme l’ancien chèque Energie renouvelable. Il s’agit du dispositif « Climat Habitat », qui se veut un outil « plus efficace et plus juste » pour aider et encourager la rénovation des habitats particuliers, afin d’améliorer leurs performances énergétiques. Outre le gain énergétique visé de 40%, cette mesure se veut également une mesure sociale puisque l’aide dont peuvent bénéficier les habitants se calcule en fonction de leurs ressources. Ainsi, il permet à des foyers modestes d’accéder à des logements moins gourmands en énergie. Le dispositif Climat Habitat concerne une aide qui couvre le diagnostic thermique, puis les travaux semblant nécessaires pour réaliser des économies d’énergie, que ce soit pour des travaux d’isolation ou l’installation de systèmes de chauffage fonctionnant avec des énergies renouvelables. Il est par ailleurs destiné aux propriétaires actuels ou futurs, ainsi qu’aux propriétaires bailleurs, sous conditions de ressources et de conformité avec certaines exigences. Cette mesure montre le dynamisme souhaité par la Région Limousin dans l’adaptation au changement climatique de son territoire, mais également son encouragement envers les filières économiques durables, telles que celle des énergies renouvelables (éolien, biomasse, photovoltaïque, etc).  



Plainte contre la campagne de l’Observatoire du Hors Média :  Le prospectus explique combien recevoir des prospectus dans sa boîte aux lettres rend tellement heureux. Diffusée à 13 millions d’exemplaires dans les boîtes aux lettres des Français, cette campagne vise à faire croire que la production de papier, et par extension celle de prospectus, contribue à la protection des forêts et à la lutte contre les changements climatiques . « Comment vivrait-on dans un monde sans amour et zéro papier ? ». tel était la campagne choc lancée l’Observatoire du Hors Média (OHM), groupement de professionnels de la filière des prospectus. En gros, le prospectus explique combien recevoir des prospectus dans sa boîte aux lettres rend tellement heureux. Diffusée à 13 millions d’exemplaires dans les boîtes aux lettres des Français, cette campagne vise à faire croire que la production de papier, et par extension celle de prospectus, contribue à la protection des forêts et à la lutte contre les changements climatiques. Une publicité mensongère et trompeuse, comme le juge l’association Cniid (Centre national d’information indépendante sur les déchets), avec le soutien du RAC (Réseau action climat), qui porte plainte auprès de l’autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) contre cette campagne.
Le Cniid porte plainte contre la campagne de l’Observatoire du Hors Média
« Un tel niveau de communication « verte » infondée voire complètement erronée a rarement été atteint. Ainsi, à grand renfort de slogans fallacieux, l’OHM n’hésite pas à affirmer que « Dans un monde zéro papier, il y aurait moins de forêts…[et] + de CO2 » », s’indigne le Cniid.
Sébastien Lapeyre, directeur du Cniid, souligne : « la campagne omet de préciser que les prospectus publicitaires non sollicités génèrent chaque année un million de tonnes de déchets dont plus de la moitié sont brûlés dans des incinérateurs ou enfouis en décharge (…) Cette campagne entre en totale contradiction avec l’opération « Stop pub », promue par les pouvoirs publics, qui incite chaque citoyen à marquer son refus des prospectus publicitaires, reconnus comme polluants et fortement générateurs de déchets »
Le dépôt de plainte vise à faire retirer la campagne du site de l’OHM et à empêcher que de nouvelles campagnes de ce type soient menées, peut on lire dans un communiqué de presse.  [ http://www.actualites-news-environnement.com ]


RT 2012 : quels surcoûts et quel coût global ? : Quel surcoût, la RT 2012 induira-t-elle dans les constructions ? Entre 7 et 10 % dans l’individuel, selon une étude du ministère du développement durable. Et de 5 à 7 % dans le collectif. Le ministère a fait une évaluation économique de la RT 2012. Ses estimations de surcoût, selon les scénarios constructifs retenus, s’établissent entre + 7 à + 10,6 % dans l’individuel. Le cas retenu concerne une maison de 90 m2 d’un coût de 95 k€. Cinq solutions ont été étudiées :

1. effet joule (convecteur) + ECS thermodynamique performant et Bâti meilleures techniques possibles. C’est une solution peu coûteuse avec un surcoût de 6 650 €.
2. pompe à chaleur + ECS thermodynamique + bâti performant BBC : elle engendre un surcoût de 7 050 €.
3. chaudière condensation gaz + ECS solaire avec appoint chaudière + bâti performant BBC, d’un surcoût identique à la solution 2
4. chaudière bois granulé + ECS bois + bâti performant BBC : c’est la solution la plus coûteuse avec un surcoût de 10 050 €.
5. réseau de chaleur urbain + ECS RCU+ bâti performant BBC, solution la moins coûteuse avec un surcoût de 6 550 €.
En termes de coût global sur 20 ans, les écarts les plus importants concernent la solution 5 (-5 828 €) et la solution 4 (+ 2 246 €) dans les zones de climat modéré (H2b, soit le grand quart Ouest). Explication : la chaudière à granulés suppose un investissement et une maintenance (encrassement) supérieure à celle des autres solutions. Ces coûts globaux sur 20 ans tiennent compte de l’investissement initial auquel s’ajoutent 20 ans de frais énergétiques sur les usages réglementés (ECS, éclairage, refroidissement…), d’abonnement et de maintenance en appliquant un taux d’actualisation annuel de 4 %.
Dans le collectif, (sur la base d’un immeuble d’architecture régulière de 17 logements, soit 84 k€ par logements) les surcoûts varient de 4,4 % à 7 %. Les solutions les moins coûteuses en investissement concernent la solution effet joule (convecteur) + ECS thermodynamique individuelle + bâti très bonnes techniques (soit 3 595 € de surcoût). Elle est suivie de près par la solution effet joule + ECS solaire avec appoint thermodynamique + bâti très bonnes techniques (+ 4032 euros).
Les solutions les plus coûteuses sont celles de la chaudière individuelle + ECS instantanée + bâti performant BBC (+ 5879 €), suivie par la solution chaudière collective condensation gaz + ECS solaire avec appoint chaudière  + bâti performant BBC (+ 5755 €). A noter : les solutions chauffage bois et biomasse sont pénalisées en raison du surcoût à l’investissement. La RT 2012 module donc les exigences de consommation maximale afin de ne pas écarter cette solution dont l’avantage réside dans le contenu très faible et incontesté en CO2 (13 g de CO2 par kWh).
En termes de coût global dans le collectif, sur 20 ans, les solutions s’avèrent toutes bénéficiaires avec des écarts peu importants selon les choix constructifs. Exception faite avec la solution chaudière individuelle (ave ECS instantanée et bâti performant BBC) qui suppose une maintenance plus coûteuse par rapport aux chaudières collectives ou aux convecteurs. Notons que la plus bénéficiaire demeure donc celle mettant en œuvre des convecteurs avec ECS thermodynamique individuelle performante et un bâti bien isolé. « Les investissements sont toujours rentables car sur 20 ans, les économies réalisées varient de 5 000 à 15 000 euros » conclut Jean-Pierre Bardy.
« La RT 2012 ne privilégie aucune filière industrielle », précise Jean Pierre Bardy, sous-directeur de la qualité et du développement durable dans la  construction. Selon le responsable, chaque acteur et chaque fabricant doit faire des efforts afin que les surcoûts engendrés soient raisonnables, notamment en logement collectif.  « On sait que la maison individuelle a les faveurs des Français, mais, c’est parfois un non sens sur le plan du bilan carbone. Une maison isolée et donc mal desservie par les transport supposera l’utilisation de 2 véhicules », reprend Jean-Pierre Bardy. En revanche, la densification des villes est plutôt un élément favorable qui justifie la valorisation des logements collectifs et des solutions industrielles développées dans le cadre de la RT 2012. Un argument qui explique l’exigence de consommation plus favorable de 57,5 Kw/m2/ an en collectif jusqu’au 1er janvier 2015 (contre 50 Kw/m2/an en maison individuelle). [ http://www.batirama.com ]

Ruée vers le gaz de schiste : De nombreux pays dont la France misent sur le méthane des roches sédimentaires pour assurer leur indépendance énergétique. Une filière contestée.
C’est une véritable contagion éruptive qui nous arrive du continent américain. De la Pennsylvanie à la Virginie, de l’Illinois au Colorado, des derricks, ces tours en poutrelles métalliques qui surmontent les forages, poussent çà et là en plein champ. Dans le sous-sol, point de pétrole, mais du méthane (CH4), un gaz naturel diffus dans les interstices de roches sédimentaires appelées schistes.
Grâce au gaz de schiste (shale gas en anglais) – aussi dénommé ressource non conventionnelle – les Etats-Unis sont devenus cette année le premier pays producteur au monde de gaz naturel devant la Russie. 
Et ce n’est qu’un début ! Déjà, dans le Canada voisin, depuis la Colombie-Britannique jusqu’au Québec, la prospection a commencé et des plates-formes de forage ont fait leur apparition.
L’Europe leur emboîte le pas, et la France n’est pas en reste où les demandes de permis d’exploration ont explosé ces derniers mois. Car ce que font miroiter ces forages n’a pas de prix. C’est l’indépendance énergétique du pays, la garantie de ne plus être à la merci des principaux producteurs de gaz, comme la Russie ou l’Algérie. Tous les bassins sédimentaires pourraient potentiellement contenir du gaz de schiste, d’où la frénésie de prospecter…
Dans son dernier bilan annuel, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que la consommation de gaz va augmenter de 44 % entre 2009 et 2035, en grande partie grâce aux schistes, alors que la part des autres énergies fossiles, charbon ou pétrole, diminuera progressivement. Les experts de l’AIE soutiennent que ce nouveau venu va changer la donne des prochaines décennies, repoussant le fameux « peak oil » – ce moment tant redouté où la demande en pétrole dépassera la production – de plus d’un siècle ! En effet, grâce à lui, les réserves de gaz sont fortement revues à la hausse : il nous resterait encore plus de 150 ans de consommation au rythme actuel à en croire les experts. De quoi voir venir… Mais ce scénario pourrait connaître quelques ratés. En effet, alors que son exploitation ne fait que commencer, la contestation gagne déjà du terrain. Elle est même massive aux Etats-Unis où plusieurs incidents d’exploration ont fait scandale, ainsi qu’au Canada où les citoyens dénoncent, entre autres, l’insuffisance de la concertation.

L’existence de ce méthane du sous-sol est connue depuis longtemps. Sa genèse aussi, qui est liée à celle du pétrole. « Au cours des temps géologiques, la matière organique compactée et enfouie sous des dépôts sédimentaires se putréfie grâce à l’activité bactérienne du sol, explique Isabelle Moretti, de l’Institut français du pétrole (IFP-Energies renouvelables). Lorsque la température atteint une centaine de degrés Celsius, des hydrocarbures se forment dans ce que l’on appelle la roche mère : de l’“huile” (le pétrole) et du gaz ou du charbon. Le gaz et l’huile, plus légers que l’eau, montent en se dispersant à travers la porosité et les fissures jusqu’à rencontrer un réservoir scellé par une roche imperméable donnant naissance à un réservoir conventionnel. »

Mais la roche mère retient encore du gaz « non conventionnel » qui était jugé inexploitable au début des années 2000 : trop diffus, éparpillé à travers une couche sédimentaire, peu poreuse et imperméable.
« C’est à peu près à cette époque que deux technologies importantes ont été maîtrisées : le forage horizontal et la fracturation hydraulique », poursuit Isabelle Moretti. La première est la condition sine qua non pour atteindre la couche de schiste située environ entre 1500 et 3000 m de profondeur : après un forage vertical jusqu’à la profondeur voulue, la turbine de forage peut dévier et creuser à l’horizontale à l’intérieur de la roche. « De chaque tête de puits partent jusqu’à huit puits déviés à l’horizontale, en étoile, reprend Didier Bonijoly, du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Au début, chaque branche pouvait atteindre 1 ou 2 km. Les puits avaient alors une durée de vie de quelques mois. » Trop peu pour rentabiliser l’exploitation car ce forage coûte cher – plusieurs millions de dollars pour un puits horizontal – alors que le gaz, abondant, ne se négocie pas à prix très élevé. « Progressivement, le forage horizontal a atteint jusqu’à 8 km. On estime qu’ainsi chaque puits pourra produire plusieurs dizaines d’années », continue Didier Bonijoly.

La « fracturation hydraulique », elle, était déjà bien connue des compagnies pétrolières, encore fallait-il l’adapter. « Il s’agit d’injecter une très grande quantité d’eau dans la roche – entre 10 000 et 30 000 m3 à haute pression – pour ouvrir les fissures et fractures naturellement existantes. Ensuite, chaque forage fonctionne à la manière d’un drain. De ce fait, le gaz afflue naturellement », explique Didier Bonijoly. Sauf qu’il faut maintenir les fractures ouvertes pour que le système continue à fonctionner. Pour cela l’eau injectée contient du sable qui, en se coinçant, empêche les fissures de se refermer. Mais elle renferme aussi un cocktail de produits (bactéricide, décapant) censé nettoyer et lisser les parois des fissures, histoire de faciliter le passage du gaz. Sa composition est gardée secrète par chaque société de service pétrolière (deux entreprises ont le quasi-monopole des gros marchés : Schlumberger et Halliburton), puisque l’exploitant sous-traite ce savoir-faire très spécifique. Cette eau souillée ne peut être réutilisée sans traitement. Trop chargée en sels minéraux et acides, elle doit être impérativement conservée en bassin de décantation pour être traitée par la suite. Selon l’Office de l’énergie du Canada, sa réutilisation endommagerait même les installations de forage ! Quant à sa réinjection après traitement, elle est soumise à une réglementation stricte outre-Atlantique, et interdite en France. Enfin, après toutes ces difficultés, les producteurs devront s’estimer heureux s’ils parviennent à récupérer 20 % du gaz disponible, contre 90 % dans les gisements classiques.

Restait à faire décoller le marché. Jusqu’à ces dernières années, les grosses compagnies pétrolières boudaient le gaz de schiste, jugeant l’investissement trop lourd pour un gain modéré. Mais c’est grâce aux particuliers que la filière a fini par s’envoler, ces derniers y ayant décelé un vrai jackpot. « Aux Etats-Unis, où les richesses du sous-sol appartiennent à hauteur de 25 % au propriétaire du terrain, les patrons de grands ranchs ont vendu des permis d’explorer et d’exploiter à des petites compagnies. Celles-ci étaient souvent créées de toutes pièces et montées à la hâte. Ce n’est que récemment que les plus grosses compagnies ont racheté ces start-up », raconte Isabelle Moretti.

Les bénéfices ont ensuite été réinvestis en Bourse et la pratique a fait des émules. Mais, parallèlement, les problèmes ont eux aussi décollé ! Rien qu’en Pennsylvanie, l’Association Pennsylvania Land Trust a noté 1614 infractions à la loi sur 45 forages effectués entre le 1er janvier 2008 et le 20 août 2010. 1056 d’entre elles endommageaient directement l’environnement, principalement en altérant la qualité de l’eau potable… Les images chocs du film Gasland ont fait le tour du pays, montrant l’eau du robinet d’une habitation située à proximité d’un puits s’enflammer à l’approche d’un briquet. Devant le succès du film, une étude a été commandée à l’Agence de protection de l’environnement (EPA) américaine sur l’impact de l’exploitation du gaz de schiste. Les résultats sont attendus dans l’année. Quant aux associations canadiennes de protection de l’environnement, elles réclament un moratoire, indispensable selon elles à une étude approfondie, avant la poursuite de ces explorations.

De l’autre côté de l’Atlantique, l’Europe observe ces péripéties avec attention et hésitation. Il y a un an, est né GASH (Gas Shale in Europe), un programme européen de recherche interdisciplinaire pour l’exploration du gaz de schiste qui se propose d’utiliser l’expérience américaine du site de Barnett dans le Texas, le mieux connu, pour calibrer les mesures de terrains acquises en Europe. Trois géants français font partie de GASH : Total, Gaz de France-Suez et l’IFP. Cependant, même si les mesures peuvent être comparées, « le cas français n’a rien à voir avec le système américain, assure Isabelle Moretti. Nous ne sommes pas sûrs que la filière soit rentable en France. Tout reste à évaluer, aussi bien la teneur en gaz du schiste que le coût de la prospection et de l’extraction ».
Difficile en tout cas d’imaginer un décollage à l’américaine car, en France, les propriétaires ne peuvent pas s’enrichir grâce au sous-sol. Si ce dernier appartient bien au détenteur du terrain, les « substances concessibles » qu’il renferme sont propriétés de l’Etat. L’article 2 du code minier les détaille. Il s’agit des hydrocarbures, des métaux, des éléments radioactifs et même des sources géothermiques. Le méthane en fait partie. « Au nom de l’intérêt collectif et de la sécurité d’approvisionnement du pays, l’Etat peut exploiter ces ressources sans l’accord du propriétaire », explique Charles Lamiraux, responsable de l’exploration du sous-sol au ministère de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique.
De plus, en admettant que le gaz soit extrait, un autre écueil attend les exploitants : le méthane est difficilement transportable. « Il faut une infrastructure de pipelines que nous n’avons pas contrairement aux Etats-Unis qui disposent d’un réseau dense et riche », poursuit Charles Lamiraux.

Malgré ce grand flou, le Bureau exploration production des hydrocarbures (BEPH) du ministère de l’Industrie croule sous les demandes de permis d’exploration dans certaines régions comme le Sud-Est. Va-t-on pour autant pouvoir exploiter ces réserves ? Pour l’heure, nul ne le sait. Les profils sismiques traditionnels, qui révèlent les poches de pétrole, ne disent rien sur le gaz. Seule certitude : la couche de schiste existe bel et bien dans ces régions. Grâce aux sondages et études de terrain, le BRGM fournit des cartes du sous-sol qui indiquent en chaque lieu la profondeur du schiste. « C’est une étape préalable », reconnaît Olivier Serrano, du BRGM. Mais personne n’a encore commencé à creuser pour sortir du méthane français des bassins sédimentaires.

Dans son rapport 2010, l’AIE lui prédit pourtant de beaux jours : les réserves mondiales sont estimées à 850 000 milliards de mètres cubes dont 45 % sous forme de gaz de schiste. Dans le contexte du réchauffement global, les promoteurs de cette technique affirment que sa combustion dégage bien moins de CO2 que celle du pétrole ou du charbon. Un bilan pourtant très contesté. Une chose est sûre : cette énergie abondante et bon marché risque d’être un coup dur pour les énergies renouvelables qui ne pourront s’imposer sans un coup de pouce politique. [  http://www.sciencesetavenir.fr ]

Savoie : les professionnels du solaire réagissent : "Touche pas à mon panneau solaire" est né sur le réseau Facebook.
Réunissant environ 4000 membres, entrepreneurs et clients, tous défenseurs de la filière touchée par le moratoire, ce collectif annonce que 24 000 emplois directs ont été créés par la filière photovoltaïque depuis cinq ans. Emplois désormais menacés. Mi janvier, le premier fabricant français de panneaux solaires photovoltaïques et des membres de « Touche pas à mon panneau solaire » manifestaient à Paris, devant le ministère de l'Industrie. Chez Photowatt International (société fondée en 1979) situé à Bourgoin-Jallieu 331 emplois sont menacés. Guy Perrier, 43 ans, artisan installé à Chambéry depuis cinq ans, partage ces inquiétudes. Pour sa petite entreprise Azimut Solaire, le photovoltaïque représentait en 2009, 50% se son activité. « Aujourd'hui c'est zéro, le marché du photovoltaïque est mort ». Guy Perrier a donc réorienté son activité sur son coeur de métier, la plomberie et développe la récupération d'eau de pluie, l'installation d'énergies renouvelables telles que le bois, le solaire thermique. « En espérant que ça nous sauve » termine-t-il désabusé de voir que « l'Etat change la donne toutes les cinq minutes, EDF baisse le tarif de rachat. Le moratoire a tout planté ». Tous ceux qui ont consommé leur crédit d'impôt sur le photovoltaïque auront du mal à songer à investir dans d'autres travaux (solaire thermique, bois...). « Les entreprises commerciales avec grande force de frappe mais aucune compétence technique qui se sont engouffrées dans le photovoltaïque pour faire de l'argent, ont aussi fait beaucoup de tord aux artisans et à l'image de la filière. Il va falloir du temps pour que les gens reprennent confiance dans les énergies renouvelables ». Le collectif « Touche pas à mon panneau solaire » ne nie pas d'ailleurs, qu'une régulation était nécessaire dans la filière.  [ http://www.la-vie-nouvelle.fr ]

Semaine du Bois : Organisée par l’association professionnelle ANORIBOIS et les acteurs de la filière forêt-bois, la Semaine du Bois propose 25 manifestations gratuites réparties dans toute la Haute-Normandie : visites en forêt, portes ouvertes dans des entreprises, ateliers d’artisans et centres de formation, expositions et animations autour du matériau bois…
Elle se termine par une grande Fête du bois le dimanche 15 mai au Domaine d’Harcourt (Eure) avec le Département de l’Eure - parcours guidés en forêt, nombreux jeux en bois pour les enfants, concours de bûcheronnage, démonstrations de travail du bois, construction bois, débardage à cheval, exposition de peintures sur le thème de la forêt… Possibilité de restauration sur place.

A l’occasion de l’Année Internationale des Forêts proclamée en 2011 par l’ONU, ces animations nous rappellent que le bois est à la fois « renouvelable, contemporain, écologique, performant et plein d’avenir ». La filière forêt-bois crée de nombreux emplois, et en prime « la forêt se porte bien ». Elle recèle mille richesses et consommer du bois ou du papier ne la détruit pas bien au contraire ! C’est participer à la vie de la forêt et à la lutte contre l’effet de serre. Nos forêts ne sont ni menacées ni en voie de disparition.

Les Français vivent toujours sur des préjugés conjugués à un déficit de connaissances : 45% pensent que la France prélève plus de bois qu’elle en produit alors que c’est l’inverse. Et 47% ne savent pas que l’utilisation grandissante de bois permet de lutter contre l’effet de serre.
Principales données sur la filière en Haute-Normandie
La marque Normandie Bois Bûches mise en place par ANORIBOIS, en partenariat avec l’interprofession bas-normande PROFESSIONS BOIS, a été lancée le 8 mars 2011. Destinée aux professionnels dans une démarche qualité, elle apporte au consommateur une garantie de qualité selon 3 critères : l’identification des essences de bois vendues, leur taux d’humidité et leur volume. [  http://www.drakkaronline.com ]  

Stratégie française de normalisation 2011-2015 : Tous les cinq ans, AFNOR, publie la stratégie française de normalisation.

Première orientation : la normalisation doit répondre aux besoins de beaucoup plus d'acteurs - TPE-PME, consommateurs, ONG… -  afin de les inciter à s'approprier les normes et à participer à leur élaboration. Pour cela, le plan stratégique prévoit d'adapter les normes afin qu'elles s’adressent à chaque métier et chaque secteur.

Deuxième orientation : société numérique, transactions financières, mobilité du futur, accessibilité, réseaux intelligents, ville de demain ou captage et stockage de CO2…la normalisation doit répondre aux enjeux de société tels que la cohésion sociale, la responsabilité sociétale ou le vieillissement de la population. Le plan stratégique 2011/2015 affirme le rôle des normes dans ces domaines liés au développement durable. il fixe l'ambition d'accompagner la compétitivité des filières et la performance de l'économie française notamment en s'impliquant en amont, dans les domaines de l'innovation et de la recherche. 

Technologie photovoltaïque à film mince
: La certification UL des modules photovoltaïques CIGS souples du californien SoloPower qui est une première pour l'industrie du photovoltaïque, annonce un avancée importante pour l’énergie solaire en réduisant les coûts et en facilitant les installations.
"En tant que gouverneur, je me suis fait un point d'honneur de transformer la Californie en chef de file écologique avec une empreinte globale. Les avancées de SoloPower démontrent que la Californie est à la pointe de l'innovation technologique pour l'économie verte, a expliqué le  gouverneur Arnold Schwarzenegger. Nous nous réjouissons de ce type d'innovation qui crée des emplois, fortifie l'économie et aide à protéger l'environnement", a-t-il déclaré à l’occasion de la certification UL (Underwriters Laboratories Inc) du premier module souple haute puissance CIGS  (cuivre, indium, gallium et sélénium) introduit en premier lieu sur les marchés européen et nord-américain.
"La certification du module souple CIGS de SoloPower est une étape importante vers la réalisation de modules solaires légers, souples et à haute puissance, ayant le potentiel d'étendre le marché du solaire en toiture et de réduire les coûts d'installation et fournitures. Elle constitue un grand pas pour l'industrie. Ayant fait carrière depuis 30 ans dans le photovoltaïque CGIS à film mince au NREL (National Renewable Energy Laboratory), je suis très satisfait de voir cette technologie arriver à maturité", déclare le Dr Rommel Noufi, scientifique principal du National  Renewable 
Alors que les cellules solaires rigides au silicium ont une épaisseur de l’ordre de 150  µm, celle des cellules souples CIGS  est comprise entre 1 et 4 µm. De plus, la technologie CIGS offre un rendement  maximum de 19,9 % au lieu de 12,2%.
Autre avantage et non des moindres : les coûts de fabrication. Alors que le filière classique au silicium fait appel à des technologies de fabrication onéreuses calquées sur celles de l’industrie électronique, SoloPower a mis au point et breveté un procédé de dépôt électrolytique en continu, particulièrement économique, basé sur des transporteurs à rouleaux couplés, commandés par chaînes. [ http://www.techniques-ingenieur.fr ]

Trop cher, le bio ? Comment en sont fixés les prix ?
: Quatre grosses pommes rouges Gala dans une barquette en plastique, label AB, à 6,50 € le kilo dans un hypermarché . Réaction d’un pionnier du bio, Édouard Meckert, du Moulin des moines à Krautwiller : « Il ne faut pas les acheter ». Ce meunier s’est lancé dans le bio en 1970. Par conviction. Pour préserver la santé des consommateurs et des producteurs, de la terre et de l’eau. « Nous avons pratiqué le développement durable sans le savoir. »
Pour fabriquer la farine d’épeautre et de blé, il achetait les céréales directement aux paysans de la région. Au fil du temps, il a élargi sa gamme, vendue dans les magasins bio. Il a racheté une dizaine de PME alsaciennes à la dérive, « étranglées par la grande distribution pour la plupart », les a modernisées et converties au bio : bretzels, biscuits secs, galettes, chocolats, soupes, biscottes, bières sont ainsi vendues sous la marque Moulin des moines. « Nous avons aussi racheté les eaux Celtic de Niederbronn, intéressantes par leur faible minéralisation ». L’entreprise créée avec trois personnes compte aujourd’hui 150 salariés. Ses 1 200 références sont commercialisées dans les magasins spécialisés, le réseau Biocoop (323 magasins en France), les salons bio, les magasins U. « Super U a été le premier réseau régional de grande distribution qui a cru au bio et l’a développé avec les acteurs locaux, mais il fallu du temps pour les convaincre. »
Avec les acteurs locaux : c’est la priorité d’Édouard Meckert. « Nous portons la responsabilité de faire vivre notre région. Si nous ne payons pas le juste prix aux paysans, ils disparaîtront. Les crises de l’agriculture conventionnelle illustrent bien les limites du système des prix bas. »
Pour assurer ses approvisionnements, Édouard Meckert s’adresse en priorité aux producteurs d’Alsace et des régions voisines, Lorraine, Franche-Comté, Bade Wurtemberg… « Nous devons diversifier nos sources pour être approvisionnés quels que soient les aléas climatiques. »
Comment les prix sont-ils fixés dans le petit monde des pionniers du bio ? « Jusqu’à présent, nous passions des contrats entre producteurs, transformateurs et distributeurs fixant des prix garantis pour cinq ans, ce qui donnait de la visibilité aux paysans. Nous construisons les prix afin d’assurer une juste rémunération aux producteurs et garantir un juste prix au consommateur, nous encourageons les producteurs à se regrouper en coopératives. »
En s’invitant à la table du bio, la grande distribution impose ses pratiques commerciales : du bio à tous prix, avec des produits d’appel à très bas prix et d’autres produits à prix exorbitants. « C’est le bio à deux vitesses, avec l’arrivée de produits importés de Chine et des pays de l’Est, où les cahiers des charges sont respectés à minima, les contrôles peu fréquents, les contraintes moins fortes, les salariés sous-payés. »

La filière bio française résistera-t-elle ? La Fédération nationale d’agriculture biologique tire la sonnette d’alarme : « La bataille commerciale ouverte par la grande distribution et le hard discount s’appuie sur des mécanismes déjà subis par les paysans, qui pourraient bien avoir des conséquences destructrices sur la filière bio », avertit-elle. Et sur le commerce de proximité : « Les petits magasins bio de centre- ville ne pourront plus tenir », craint Édouard Meckert.
À 69 ans, toujours fidèle à l’esprit des pionniers du bio, il est optimiste : « Les producteurs bio se sont mécanisés et structurés. Les producteurs conventionnels améliorent leurs pratiques et réduisent les intrants. Le fossé entre les deux se réduit. Les prix du bio vont se rapprocher de ceux du conventionnel. »
En bio, les rendements sont souvent plus faibles : jusqu’à 40 % pour la pomme de terre en Alsace. La main d’œuvre est plus importante : elle constitue 50 à 70 % du coût de production des légumes. Les fermes sont plus petites et diversifiées : la polyculture exige des investissements en machines qui ne s’amortissent pas aussi vite qu’en monoculture, les volumes commercialisés sont plus faibles. Les animaux destinés à l’abattage sont plus âgés. Les producteurs doivent payer les certifications et contrôles pour prouver qu’ils sont bio. Les aides et subventions sont en moyenne inférieures de 20 %.
En revanche, les acteurs de la filière bio soulignent que l’agriculture conventionnelle présente des « coûts cachés » à la charge de la société et des contribuables : pollution des nappes phréatiques, algues vertes, perte de biodiversité, mort des abeilles, effets des pesticides sur la santé des agriculteurs et des consommateurs…
http://www.lalsace.fr ]

Trophée pour promouvoir l’arboriculture auprès des jeunes :  La FNPF (Fédération nationale des producteurs de fruits) et Jeunes Agriculteurs (JA) ont lancé au Salon de l'agriculture le trophée de l'installation de 2011, qui doit récompenser « un projet d'installation innovant et dynamique » réalisé en arboriculture. Annoncé lors du dernier congrès des producteurs de fruits, les 27-28 janvier 2011 à Dax, ce trophée est un moyen pour ces derniers de promouvoir leur métier et « d'inciter les jeunes à s'installer en arboriculture », a indiqué Emmanuel Demange, directeur de la FNPF.
Pour Jean-Michel Schaeffer, président de JA, « notre objectif futur est d'étendre le trophée aux autres productions ». La filière ovine pourrait ainsi le mettre en place d'ici à la fin de l'année.
Lors d'un passage éclair sur le stand de JA, ce même jour, le Premier ministre François Fillon a indiqué être « à la recherche de propositions » pour relever le défi du renouvellement des générations en agriculture. « Le trophée de l'installation doit prouver notre dynamisme aux pouvoirs publics », a commenté Jean-Michel Schaeffer. Les résultats du trophée seront proclamés lors de la 57e Finale nationale de labour, organisée par JA à Oberhausbergen, près de Strasbourg, du 16 au 18 septembre 2011. [ http://www.lafranceagricole.fr  ]

Une meilleure gestion des forêts cantaliennes : Le Cantal compte aujourd'hui plus de 24.000 propriétaires forestiers. C'est le moment pour eux d'améliorer la gestion de leurs parcelles afin de redynamiser la filière bois. La forêt cantalienne couvre aujourd'hui plus de 146.000 hectares soit 27 % du département. Contrairement aux idées reçues, cette dernière n'appartient pas à tout le monde.

Les propriétaires forestiers sont au nombre de 24.000 dans le département ce qui représente 82 % de la forêt cantalienne, le reste étant la propriété de communes ou de l'État.
Génératrice de plus de 2.000 emplois dans le département, la forêt doit absolument être préservée pour alimenter la filière bois. Pour cela, le syndicat des propriétaires forestiers privés du Cantal est à l'écoute de tous les propriétaires forestiers. « Nous sommes présents pour informer les gens sur la gestion durable de leur forêt », explique Jacques Cros, président du syndicat.

Aujourd'hui, seul 30 % des récoltes de bois servent à l'approvisionnement des scieries. « Nos forêts sont trop vieillissantes, il nous faut faire en sorte qu'elles se modernisent et sortent du bois de qualité », souligne Jacques Cros.
Pour atteindre cet objectif, la loi de modernisation agricole du 27 juillet 2010 favorise le regroupement de petites parcelles boisées.
« Si un propriétaire désire vendre une surface de moins de quatre hectares, il est tenu d'en informer les propriétaires voisins pour éviter un morcellement », détaille le président avant d'ajouter que « la politique actuelle est de regrouper toutes les petites parcelles afin de les rendre exploitables ». Une autre mesure visant à améliorer la gestion des forêts et à augmenter la mobilisation du bois est l'obligation, pour tout propriétaire de plus de 25 hectares, de se doter d'un Plan simple de gestion (PSG) agréé par le Centre régional de la propriété forestière (CRPF).
« C'est en quelque sorte la carte d'identité de la forêt qui nous renseigne sur sa localisation, ses essences ou encore sa surface », précise Jacques Cros. Mais surtout, le PSG référence l'ensemble des travaux nécessaires pour la gestion durable de la forêt prévus sur les dix ou les vingt années précédant son acquisition. « Nous avons de l'or vert, il nous faut puiser dedans pour nos besoins immédiats et en laisser sur pied pour les générations futures », conclut-il.  [ http://www.lamontagne.fr ]  

Wind Days 2011 :Durant les Wind Days 2011, les Français étaient invités à rencontrer les experts de l'énergie éolienne et à se rendre sur les sites éoliens où sont organisées de multiples activités, pour en apprendre plus sur cette énergie renouvelable. Ils pourront ainsi bénéficier de rencontres sur les formations et les métiers de l'éolien, avec les différents acteurs de la filière. Des activités ludiques et pédagogiques seront proposées dans les parcs éoliens : présentations sur sites proposées par des professionnels, atelier de sensibilisation aux énergies renouvelables, ascensions d'éolienne à gagner, construction de mini-éoliennes?

3 610 éoliennes sont installées sur l'ensemble du territoire français, et leur production électrique représente une part croissante dans le mix énergétique français. En 2020, elle couvrira 10% de nos besoins en électricité. L'énergie éolienne est en mesure de produire de l'électricité propre et durable en quantité importante. Cette forme d'énergie joue un rôle clé dans la lutte contre le réchauffement climatique puisqu'elle se substitue à des moyens de production utilisant des énergies fossiles. Le secteur éolien est aussi un secteur industriel et économique en forte progression, qui contribue à la création d'emplois sur le territoire.  [ http://www.francematin.info  ] 


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