|
Agriculture bio. L'explosion bretonne : La progression de la filière bio en Bretagne en 2009 est
spectaculaire. Le nombre de fermes certifiées bio a
augmenté de 23%, passant de 1.050 à 1.288. L'agriculture
bio a gagné 7.525hectares (cinq fois plus que l'année
précédente). La crise agricole favorise la conversion des
agriculteurs conventionnels vers l'agriculture biologique, pour des
raisons de démarche personnelle, et parfois aussi par
opportunisme économique. La journée d'inauguration du
Space, mardi dernier, a été surréaliste. Pendant
que les syndicats majoritaires cassaient les stands du ministère
de l'Agriculture, de la FNSEA ou de l'interprofession laitière,
pour protester contre le prix jugé trop bas du lait
conventionnel, des éleveurs se rendaient aux stands de
l'agriculture biologique pour se renseigner sur une éventuelle
conversion à la bio.
«Il est clair que la crise agricole favorise la conversion,
souligne Régine Martin, la directrice de l'interprofession bio
régionale Inter Bio Bretagne. Les profils des candidats sont
variés, mais la majorité d'entre eux a déjà
entamé une démarche proche de la bio, les opportunistes
sont plus rares». |
Toutes les productions sont concernées, mais plus de la
moitié des nouvelles fermes certifiées bio en 2009
concernent le lait (34%) et les légumes (22%). 80 fermes
laitières conventionnelles se sont engagées en bio en
2009, contre une quinzaine l'année précédente. Des
prix plus élevés, des débouchés commerciaux
croissants... De sérieux atouts, notamment en période de
crise. Alors que le prix moyen (prime qualité incluse)
payé au producteur de lait bio s'est situé autour de 43,6
centimes le litre en 2009, celui du lait conventionnel a
été de l'ordre de 28 centimes, indique la Chambre
d'agriculture du Finistère. Ainsi, sur la base d'une production
de 480.000 litres de lait annuel, l'éleveur laitier
conventionnel dégage un revenu moyen de 16.000euros, contre
27.000euros pour le producteur bio.
«L'agriculture bio n'est pas le jackpot, elle a des contraintes
de conduite de culture, de main-d'oeuvre, des rendements plus faibles,
des volumes de production moindres», insiste Mathias Sportis,
chargé de mission de l'agriculture bio régionale. Les
prix élevés des produits bio (autour de 30% plus chers)
sont-ils justifiés? Régine Martin répond par une
autre question: «Les produits de l'agriculture conventionnels
sont-ils payés à leur juste prix?». Et de rappeler
que le consommateur doit aussi ajouter le prix de la
dépollution. [ http://www.letelegramme.com ]
Alimentation écologique
: Les pays industrialisés surconsomment et épuisent notre planète. Un
besoin aussi vital que manger est devenu un facteur de destruction de
ressources important. Selon le Dr Niels Jungbluth, de la société de
conseil en écologie ESU-services à Uster (ZH),
la préparation des aliments est à l'origine de 30% de la pollution dans le monde.
Le calcul des écobilans des denrées alimentaires permet d'évaluer
l'impact écologique des divers produits en tenant compte d'un certain
nombre de paramètres: mode de production, transport, conservation,
emballages, préparation.Les écobilans fournissent aux experts des
arguments pour proposer des recommandations et encourager une
«consommation alimentaire durable». Ils servent aussi à sensibiliser
tous les acteurs des
filières à leurs responsabilités environnementales
et sociales, de la production à la distribution en passant par la
transformation.
 |
Avenir prometteur pour la filière construction bois en Ariège
: Bien que la culture de la pierre soit plus répandue en France que
dans certains Pays d’Europe du Nord ou des Etats Unis, la maison en
bois est dans l’air du temps de par son aspect environnemental, ses
avantages esthétiques et les techniques déployées pour réaliser des
maisons personnalisées, écologiques et économiques. Lionel Komaroff,
responsable de la menuiserie du Sabarthès, réalise depuis une vingtaine
d’années des chalets et maisons à ossature bois, essentiellement des
constructions neuves mais aussi et de plus en plus des extensions et
rénovations de bâtis anciens alliant pierre et bois.
C’est dans son
atelier en ZI Fournié à Tarascon/ Ariège qu’il prépare ses modules en
46/120, des panneaux qui en moins d’une semaine permettront de monter
une maison bois:
«Il y a 20 ans, la clientèle était plutôt
marginale, aujourd’hui les gens qui nous contactent se sont déjà
renseignés et croient vraiment en l’avenir de la maison ossature bois»
Dans
le domaine de l’isolation, des produits techniques ou des normes, le
métier nécessite des formations régulières pour les salariés de cette
petite entreprises ariégeoise au cœur de la filière bois: |
«L’ossature bois
est en pleine progression, avoue Lionel Komaroff, mais certaines
entreprises venant de l’extérieur nous font du mal en
dopant les prix […] il faut protéger les entreprises
artisanales locales, ne pas hésiter à demander des
devis» C’est le sapin douglas, un bois classe 3,
résistant aux xylophages et aux attaques extérieures, qui
est utilisé pour les maisons ossatures bois, il vient du Massif
Central, de l’Aveyron ou du Tarn, un crève cœur pour
notre artisan qui préférerait utiliser du bois
ariégeois.
«Il faut planter du Douglas en Ariège, c’est un bois
à croissance rapide qui a une résistance mécanique
très importante dans le bâtiment […] nous avons une
tradition qu’il faut essayer de préserver»
Le département de l’Ariège, pionnier à biens
des égards dans la filière bois, vient de lancer une
formation au CFA de la Chambre des Métiers à Foix.
Elle a débuté à la rentrée 2009 et les
premiers apprentis présenteront le 1er juin leur CAP
construction ossature bois.
C’est dans le bruit et la poussière du chantier de
rénovation de leur CFA que nous les avons rencontrés.
Marlon a 19 ans, il est très motivé: «j’ai
choisi ce métier parce que c’est écologique,
naturel, plus sain et plus économique»
Avec le nouvelle réglementation thermique 2012, imposant des
consommations d’énergie de plus en plus basses, la
solution bois devient vite compétitive et selon Marcel Gutiez,
formateur au CFA, «il y a un réel engouement qui
s’explique par la rapidité de mise en œuvre, le
coût et le caractère vertueux de ce matériaux
[…]
Le CAP constructeur bois peut évoluer d’ici quelques temps avec une mention complémentaire charpente»
Cet ancien chef d’entreprise est issu d’une famille
d’artisans: son père était menuisier et c’est
dans l’atelier paternel qu’il a fait ses premiers pas dans
le métier avant de prendre la route pour faire son Tour de
France en 1966, puis de s’installer à son tour comme
artisan menuisier.
Avec le recul en ayant réalisé autant de meubles que de
charpentes, il arrive à transmettre son amour du métier,
sa passion du bois, que ce soit les projections dans l’espace des
charpentes ou le savoir faire d’un meuble à pieds
tourné ou d’un escalier monumental.
«J’enseigne par passion et j’essaie de transmettre
cette passion aux jeunes […] depuis trente ans, la
filière bois a évolué. Bien que la construction
bois soit dans l’air du temps, nous n’avons pas
suffisamment de bois d’œuvre au niveau local»
Une filière qui doit continuer à s’organiser et des
syndicats professionnels qui doivent maintenir la pression car encore
trop souvent les permis de construire sont bloqués alors que le
bois fait pourtant partie du paysage…
Quant à cette nouvelle formation dispensée au CFA, elle
paraît en étroite corrélation avec l’avenir
de la filière bois en Ariège et dans la région
Midi-Pyrénées.
Le centre de Formation des apprentis refait à neuf permettra à ne pas en douter de motiver des vocations.
«C’est à nous à donner une image positive de
l’artisanat, ajoute Marcel Gutiez, car on a longtemps fait croire
que l’artisanat était une voie de garage ou une
orientation par défaut […] charge à nous de faire
passer un message positif. [
http://www.ariegenews.com ]
 |
Bois énergie : Le bois
énergie représente 3% de la consommation
énergétique totale française mais
déjà 25% de sa production de bois. Il ne peut donc
résoudre à lui seul les défis
énergétiques qui se présentent. La France doit sa
place de premier producteur européen de bois-énergie
(9,18 millions de tonne d'équivalent pétrole en 2004)
essentiellement au chauffage domestique (environ 7,4 Mtep).
Dans l’habitat individuel, plus de 5 millions de ménages
sont équipés d’un chauffage au bois (45 %
d’inserts et de foyers fermés, 27 % de foyers ouverts, 13
% de poêle, 9 % de cuisinières et 6 % de chaudières
individuelles).
Le rendement énergétique de ces appareils reste faible
(40-50 %) compte tenu des nouveaux produits présents sur le
marché dont les rendements dépassent les 65 %. Un des
grands enjeux du “plan bois-énergie 2000-2006” et de
la loi fiscale sur les appareils utilisant les renouvelables
(crédit d’impôt de 50 % en 2006) est
d’accélérer le renouvellement vers les appareils de
chauffage au bois à haut rendement et également
d’augmenter la taille du parc installé. |
En effet, en France, le bois énergie est de plus en plus
utilisé par les industriels, les collectivités et
même quelques acteurs du secteur tertiaire. L’augmentation
de la demande en bois énergie nécessite la structuration
de filière d’approvisionnement sur laquelle de nombreux
acteurs, issus de secteurs différents, cherchent à se
positionner.
L’engouement pour cette énergie renouvelable provient
surtout des aides financières octroyées par l’
ADEME
à destination des industriels, des exploitations agricoles, des
collectivités et des bâtiments du secteur tertiaire. Ces
subventions ont été mises en place pour atteindre les
objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement en
matière de recours aux énergies renouvelables, peut on
lire dans un communiqué de presse.
Ainsi, l’ADEME aura consacré une enveloppe d’un
milliard d’euros de subventions au
Fonds Chaleur, dont la
biomasse représente environ la moitié des montants, pour
la période 2009-2012.
Cécile Pairin, Responsable de mission de la BU Energie chez
ALCIMED, explique : « La filière du bois énergie
est une filière en pleine mutation, preuve que le bois est une
ressource renouvelable qui connaît un franc succès, et pas
seulement en France d’ailleurs. La structuration de la
filière est une tendance positive car elle permet le
développement du bois, énergie renouvelable abondante en
France, à condition que les acteurs exploitent au plus juste la
forêt. Cela signifie que les exploitants doivent respecter les
seuils de production maximum et veiller au caractère local de la
ressource afin que le transport du bois n’engendre pas
d’émissions de CO2 trop importante ».
Une autre raison contribue au succès du bois-énergie : la
combustion du bois a un bilan carbone neutre (en excluant
l’énergie grise dépensée) et les industriels
soumis au
Plan National d’Allocation des Quotas (PNAQ) y ont
recours pour réduire leurs émissions et
éventuellement revendre des quotas carbones.Le bois énergie représente 3% de la consommation
énergétique totale française mais
déjà 25% de sa production de bois. Il ne peut donc
résoudre à lui seul les défis
énergétiques qui se présentent. La filière
bois énergie est donc en plein essor, mais manque encore de
structuration. [
http://www.actualites-news-environnement.com ]
 | Bons Repas de l'Agriculture Durable - Allouville-Bellefosse : Dans un contexte global de prise de conscience environnementale,
il nous a paru urgent d’offrir à échelle locale une logique de
consommation différente, impliquant une agriculture respectueuse de
l’environnement et des hommes qui en vivent…
Depuis 2004, les Défis Ruraux organisent l’approvisionnement en produits
locaux et durables de près de 110 collèges et lycées de Haute-Normandie
(soit 1 000 000 repas servis depuis le début de l’opération).
La sélection des produits livrés s’appuie sur une évaluation rigoureuse
des exploitations agricoles, basée sur la méthode nationale de l’IDEA *.
Les Bons Repas de l’Agriculture Durable (BRAD) ont lieu une fois tous
les quinze jours, dans les établissements les plus fidèles. La démarche a
demandé un investissement fort : sensibiliser les acheteurs à une
nouvelle logique d’achat, former le personnel de cuisine à de nouvelles
pratiques, notamment la redécouverte des légumes frais, et convaincre
enfants et parents de l’intérêt gustatif et citoyen de tels repas. On
constate avec plaisir que c’est l’introduction progressive mais
régulière de ces nouvelles formes de repas qui réussit à convaincre
l’ensemble des protagonistes et permet d’ancrer les BRAD dans les
nouvelles habitudes des cantines scolaires.
|
Les producteurs impliqués dans cet approvisionnement présentent des
pratiques de production respectueuses de l’environnement (traitements
phytosanitaires limités…) et des hommes (revenus décents, liens sociaux
renforcés…). Ils sont, par ailleurs, déterminés à améliorer encore leurs
pratiques, sur les conseils avisés de nos techniciens agricoles.
Les producteurs contractualisent avec les Défis Ruraux un certain nombre
de points d’amélioration mis en exergue par le diagnostic de
durabilité, à réaliser en 2 ans.
L’habilitation à livrer les restaurants
scolaires est ainsi revue tous les 2 ans, par un nouveau diagnostic de
durabilité et de nouveaux objectifs d’amélioration vers toujours plus de
durabilité.
Toujours plus local…
La filière d’approvisionnement direct se divise en 12 zones
géographiques. Ainsi, les acheteurs sont assurés d’acheter un produit
haut-normand qui aura parcouru un minimum de kilomètres.
En outre, les établissements clients sont incités à adopter une
politique d’achat logique et responsable en groupant au maximum leurs
commandes chez un même fournisseur, limitant ainsi les livraisons
multiples et non viables économiquement pour le producteur.
Aujourd’hui, les Défis Ruraux prennent un nouveau tournant dans
l’opération des BRAD en proposant le concept aux collectivités
(restaurants administratifs, cantines d’écoles primaires, crèches, etc.)
et aux restaurants d’entreprises.
Manquera-t-on, demain, de producteurs garantis pas les Défis Ruraux pour
répondre à la demande de la restauration collective éco-responsable en
Haute Normandie ? C’est tout ce que l’on peut souhaiter !
* Indice de Durabilité des Exploitations Agricoles
Consommation bio : Fin 2009, le nombre de producteurs bio était
en hausse de 23,4% par rapport à 2008, portant le nombre total
à 16 446 fin 2009, contre 13 298 en 2008, dans un contexte
marqué par une baisse généralisée du nombre
d'exploitations agricoles en France. Cette progression va de pair avec
la hausse du nombre de préparateurs de produits bio : 726 se
sont nouvellement engagés en Bio en 2009 portant le nombre total
à 6 352.
En France, les indicateurs de la Bio sont au vert : une bonne nouvelle
pour l'emploi et les zones rurales. Les produits bio ont de plus en
plus de succès auprès des consommateurs et la
filière se mobilise pour répondre à la demande. Ce
dynamisme entraîne maintien et création d'emplois en
production, transformation et distribution, contribue à
dynamiser le tissu rural, à préserver la
biodiversité et à diversifier les paysages des campagnes
françaises.
Les produits bio ont un succès grandissant : selon l'Agence Bio,
46% des Français ont consommé au moins un produit bio au
moins une fois par mois en 2009. Ils étaient 42% en 2007. En 4
ans, le marché des aliments bio a presque doublé passant
de 1,6 milliard d'euros en 2005 à 3 milliards d'euros en 2009.
Le nombre des consommateurs augmente, et surtout, une fois le pas
franchi, l'intérêt s'élargit et le nombre de
produits bio achetés par consommateur augmente. La valeur des
ventes des produits alimentaires issus de l'agriculture biologique
progresse donc.
La Bio est également de plus en plus présente dans les
restaurants collectifs dont les achats ont plus que doublé en 1
an, en passant de 44 millions d'euros en 2008 à 92 millions en
2009.
L'assurance de ces débouchés accroît la confiance
des professionnels de la Bio - agriculteurs, préparateurs et
distributeurs - et a un effet d'entraînement sur les autres
entreprises rurales, donc sur le maintien et le développement
des activités dans les campagnes.
L'année 2009 s'est distinguée par une forte progression
des surfaces en conversion : + 86%. Cette croissance, qui va permettre
de poursuivre le développement de l'offre française en
produits bio, est la traduction de la mobilisation des producteurs et
entreprises de stockage, conditionnement, transformation, distribution
pour répondre aux attentes des consommateurs.
Entre 2008 et 2009, le nombre total d'opérateurs en bio a
augmenté de 21%, pour atteindre 25 203 intervenants : 16 446
producteurs, 6 352 préparateurs, 2 233 distributeurs et 172
importateurs.
Du côté des producteurs, jamais une aussi forte hausse du
nombre d'exploitations bio n'avait été enregistrée
en France. En 2009, plus de 300 exploitations se sont engagées
en bio en moyenne chaque mois. Fin 2009, on comptait ainsi 16 446
exploitations agricoles bio, +23,7% par rapport à 2008, et 677
513 hectares de terres conduites en bio (+16% vs 2008). [
http://www.bioaddict.fr ]
D3E : Pourquoi recycler des déchets
d’équipements électriques et électroniques
(D3E) devient-il si important ?
Ces déchets
comprennent des matières premières que l’on a de
plus en plus de mal à trouver. Il faut remuer deux fois plus de
terre pour trouver du minerai de fer qu’il y a vingt ans. Soit
nous arrêtons de consommer, et nous ne profitons plus des
évolutions technologiques, soit nous faisons de meilleurs
efforts tous ensemble pour recycler.
Quelle proportion des déchets récupérés dans vos filières est réutilisée ?
Selon les
équipements, cela varie de 70 à 95 % du poids. Certains
sont réutilisés directement dans un équipement
neuf, comme par exemple le verre des ampoules ou des tubes de
néon. Il y a aussi le réemploi, avec des associations
comme Envie à Nancy, qui remettent en état des produits
avant de les revendre à des personnes avec de faibles moyens.
»
Pourquoi avoir préféré ce mode d’une «
tournée des DEEEglingués », avec des actions
pédagogiques de sensibilisation ?
Plutôt que
de la publicité nationale, nous avons choisi de
privilégier l’information de proximité pour
sensibiliser les consommateurs directement sur leurs lieux de vie et
d’achat. Le test est mené sur la Lorraine qui est une
bonne élève du recyclage : en 2009, ont été
recyclés 7,16 kilogrammes par habitant dans la région,
contre 5,82 au niveau national. Il se trouve aussi que le passage
à la TNT dans la région amène les Lorrains
à changer de télévision. C’était le
bon moment pour mener un test sur la Lorraine, avec le concours
d’une dizaine de communes ou d’intercommunalités.
Qu’est-ce qui explique ce bon comportement des Lorrains vis-à-vis du recyclage ?
Je vais dire quelque chose de presque
banal, mais plus on monte vers le nord, plus les gens sont sensibles
à cette thématique du recyclage. [
http://www.republicain-lorrain.fr ]
 | Décroissance du nucléaire : RTE
va proposer un scénario de décroissance du nucléaire : 77% des Français
se sont déclarés au début de ce mois «pour une sortie du nucléaire».
L'ensemble des partis de gauche et des Verts réfléchissent à la
question. Le pouvoir en place n'envisage-t-il pas, au minimum, un débat
sur la question après la catastrophe de Fukushima ?
Eric Besson :
Vous avez raison, l'opinion à l'égard du nucléaire a évolué dans notre
pays depuis Fukushima. Certains pays, dont l'Allemagne, ont récemment
annoncé des évolutions extrêmement rapides et fortes de leur système
énergétique. Notre pays se doit de prendre en compte dans sa propre
stratégie l'analyse des impacts des décisions de nos voisins européens
avec lesquels nous sommes interconnectés. J'ai demandé à RTE
d'examiner, dans le cadre de son bilan prévisionnel, un scénario de
décroissance du nucléaire à l'horizon 2030, pour en analyser les
impacts. [ http://www.enerzine.com ] |
 | Des tournages plus écologiques, une priorité pour le cinéma : C'est
l'un des derniers secteurs à se mobiliser mais le coup de clap est
parti. Le cinéma et de la télévision ont décidé de verdir leurs
coulisses. « Même les films qui donnent des leçons dans les festivals
d'environnement sont loin d'être irréprochables », reconnaissaient les
professionnels lors de la présentation du programme Ecoprod en décembre 2011. Cette initiative a été lancée en 2009 par l'Ademe, le groupe
de prévoyance Audiens dédié aux secteur de la communication et des
médias, la commission du film d'Ile-de-France, les diffuseurs TF1 et
France Télévisions, ainsi que la direction régionale des entreprises
(Direccte). Rejoints la semaine dernière par la région Paca et le
Cluster Nord parisien qui rassemble des sociétés de production, des
plateaux de tournage, etc., ils ont révélé le bilan carbone de la
filière réalisé par le cabinet Carbone 4. |
Le
secteur dégage 1,1 million de tonnes de CO2, l'équivalent de la vie
quotidienne annuelle de 110.000 Français ou de 410.000 allers-retours
Paris-New York en avion (en seconde classe).
Cela représente un six
centième de l'empreinte carbone de la France mais en intégrant l'impact
de la fabrication des postes de télévision et leur consommation
d'énergie, le bilan est treize fois supérieur. La plus forte pollution
(350.000 tonnes) provient des trajets réalisés par les spectateurs pour
aller au cinéma. Selon des données du CNC (Centre national du cinéma),
70 % d'entre eux utiliseraient leur voiture pour se rendre en salle ou
jusqu'au multiplexe pour voir leur film. La production de longs
métrages et de séries et fictions télévisées est, elle, à l'origine
d'un quart des émissions. « Dans la production des films et des
fictions télé le tournage représente 70 % de l'impact », précise
Emmanuelle Paillat, ingénieur chez Carbone 4. Principal levier d'action
du secteur, avec la post-production, le tournage est la priorité
d'Ecoprod qui propose sur Internet aux producteurs un calculateur
carbone sur mesure, le carbone clap. Quelque 250 de ces bilans ont déjà
été effectués par des sociétés de production. Sur les autres sujets
comme les déchets, Ecoprod a commencé par recenser les bonnes pratiques
par métier (éclairage, décor, régie, etc.).
Comparé
aux autres secteurs économiques, le poids de la filière audiovisuelle
et cinéma apparaît raisonnable. Son intensité carbone, rapport des
émissions par euro de chiffre d'affaires, se compare à celui du secteur
de l'eau. Gilles Maugars, directeur du développement durable de TF1,
prévient pourtant que le secteur doit prendre ses responsabilités comme
les autres. Pour lui, il est en revanche trop tôt pour que les donneurs
d'ordre imposent des conditions environnementales aux producteurs.
« Il faut d'abord développer des outils et sensibiliser les
acteurs en prévision de contraintes à venir ». « L'une des
principales difficultés pour mettre en oeuvre une politique plus
offensive est l'atomisation des acteurs du secteur », explique
Olivier-René Veillon, directeur de la Commission du film
d'Ile-de-France. Autre limite, le cinéma considère que le choix
artistique doit primer. Pas question de généraliser les lampes à diodes
sur les plateaux par exemple.
Sur le terrain, certains acteurs -
producteurs, gestionnaires de plateaux, etc. -s'organisent déjà pour
entamer une démarche Ecoprod. Pour la production de la fiction de « La
victoire au bout du bâton », tournée à Marseille, France Télévisions et
Alchimic Films ont choisi de confier le développement quotidien des
pellicules à un laboratoire local pour éviter les allers-retours avec
Paris. Le visionnage des rush s'est fait sur Internet plutôt que sur
des DVD. Le tri des déchets, le choix d'éclairer avec des lampes à
diodes font partie de ces actions qu'un nombre croissant d'acteurs
mettent en place.
 |
Eco-matériaux
: En octobre 2009, 3 industriels majeurs du secteur de
l’isolation végétale (SOPREMA, BUITEX et STEICO),
créent l’ASIV (Association Syndicale des Industriels de
l’Isolation Végétale). Ce syndicat professionnel a
pour vocation de représenter les industriels de
l’isolation à base de matériaux d’origine
végétale (bois, cellulose, chanvre, coton, lin…).
Un engagement fort de ses membres qui, au moyen de valeurs communes,
s’attachent à crédibiliser la filière de
l’isolation végétale en la dotant désormais
d’une association syndicale.
Les membres de l’ASIV souhaitent
promouvoir et développer professionnellement leurs produits
à base végétale, en devenant un canal
d’information et en apportant des garanties aux utilisateurs.
Pour ce faire, l’ASIV compte s’appuyer sur des dispositifs
existants tels que la procédure d’Avis Technique, la
certification ACERMI ou la FDES (Fiche de Déclaration
Environnementale et Sanitaire). |
L’ASIV s’attache ainsi
à devenir un levier de réflexion et une force de
proposition pour l’adaptation de ces dispositifs aux produits
d’isolation d’origine végétale. D’autre
part, l’ASIV aspire à créer un
référentiel, un label propre à ces produits, label
qui engloberait les questions de performance thermiques,
environnementale et sanitaire, primordiales dans la construction
écologique. [
http://blog.pages-energie.com ]
 |
Eco-systèmes a annoncé le 17
Mars 2011 le lancement national de nouveaux espaces de collecte
librement accessibles en magasins. Initié par Eco-systèmes avec 26
enseignes de distribution et mis en place avec la collaboration de
partenaires d’autres filières, ce projet a pour objectif d’augmenter la
collecte en magasin de plusieurs types de déchets, parmi lesquels les
appareils électriques et électroniques, en facilitant le geste d’apport
des consommateurs. Suite à l’expérimentation des espaces « Ici, je
recycle » menée en 2010 dans 60 magasins, une étude TNS Sofrès révèle
la perception extrêmement positive de ces nouvelles solutions de
collecte par les consommateurs et laisse présager une forte
mobilisation de leur part. 3800 espaces de collecte seront installés en
2011.
Eco-systèmes a souhaité mettre en place un nouveau dispositif
librement accessible en magasin, afin de donner aux consommateurs les
moyens de déposer en toute simplicité, non seulement leurs anciens
appareils électriques et électroniques, mais également les piles,
batteries et cartouches d’imprimantes usagées. |
Dans cette perspective, Eco-systèmes a mobilisé 26
enseignes de distribution ainsi que les éco-organismes Screlec
et Corepile. Objectif : concevoir ensemble un seul et même meuble
pour les espaces «Ici, je recycle » et proposer aux
consommateurs une solution de collecte « tout-en-un » !
Installés le plus souvent à l’entrée des
magasins ou à proximité des caisses pour une
visibilité optimale, les bacs sélectifs de collecte vont
ainsi offrir aux consommateurs la possibilité de déposer,
dans un lieu identique et facilement identifiable, les petits appareils
électriques et électroniques (sèche-cheveux,
grille-pain, rasoir électrique, réveil, appareil photos,
baladeur mp3, etc.), les téléphones portables et
chargeurs, les piles et batteries ou encore les cartouches
d’imprimantes.
Il s’agit d’une véritable révolution pour les
consommateurs qui pourront désormais rapporter en magasin leurs
petits appareils électriques et électroniques et cela,
sans obligation d’achat. En effet, depuis la création de
la filière DEEE en 2006, les distributeurs avaient
l’obligation de reprendre ces appareils lors de l’achat
d’un appareil équivalent. Les nouveaux espaces «
Ici, je recycle » marquent ainsi le passage de la reprise dite
« un pour un » à la reprise sans condition pour les
petits appareils.
« Les consommateurs n’ont pas encore le
réflexe de rapporter leurs petits appareils en magasin : les
vieux téléphones portables sont souvent gardés
inutilement dans les tiroirs, les petits appareils
électroménagers jetés à la poubelle, alors
qu’ils peuvent avoir une deuxième vie, que ce soit
à travers le recyclage dans le cas des appareils hors
d’usage, ou à travers le ré-emploi pour les
équipements qui fonctionnent encore. Notre objectif est donc de
faciliter la démarche des consommateurs et les inciter à
rapporter leurs petits appareils usagés, afin d’atteindre
les taux de collecte que nous connaissons pour les gros appareils et
les téléviseurs, qui sont souvent collectés lors
de la livraison », commente Christian Brabant, Directeur
Général d’Eco-systèmes.
Filière bâtiment durable et habitat sain dans le sud de
l'Aisne
Filière bois :
Site internet pour la
Filière bois
Filière d'excellence
régionale
Flière
environnement
Filières économiques "responsables" : Dossier
du participant Itinéraire "Drôme des collines"

| Filières courtes : Les
Défis Ruraux s'investissant dans le développement de filières courtes
sur le territoire normand. Ces filières s'appuient sur des circuits de
distribution courts, limitant les intermédiaires, et proposent des
produits de qualité issus du terroir normand.
L'enjeu majeur est de favoriser les liens "consommateurs-producteurs"
mais aussi de proposer un échange commercial plus équitable,
garantissant un revenu juste pour le producteur et des garanties de
provenance et de qualité pour le consommateur.·
Notre accompagnement consiste à favoriser la rencontre des différents
protagonistes autour d'intérêts commun, puis de les soutenir dans leurs
démarches de structuration de l'offre locale. (ex du Pain Normand réunissant agriculteurs céréaliers, boulangers et meuniers)
S'agissant des filières de volailles (poulet de Gournay, canard de
Duclair et Oie Normande), il s'agit aussi de préserver des races en
voie de disparition, en les réintroduisant chez les éleveurs
professionnels. Ces derniers peuvent bénéficier d'un appui technique
quant à la spécificité d'élevage.
Les filières développées sont les suivantes :
|
Fin du pétrole
 |
L’initiative « transports propres » de la Commission
européenne a conduit, mardi 25 janvier 2011, à la
présentation d’un rapport relatif aux carburants du futur
pour la filière du transport. A l’horizon 2050, il a
été révélé que
l’électricité et les agro-carburants seraient des
substituts viables au remplacement progressif des sources
d’énergie fossiles. L’accroissement de
l’utilisation de ces carburants alternatifs répond
parfaitement à l’objectif de transport durable fixé
à l’horizon 2050.
Comme annoncé par la Commission, 2011 fera l’objet
d’une initiative stratégique pour des systèmes de
transport propres. Cette dernière a pour objectif
d’établir une stratégie sur le long terme qui
puisse répondre à la demande énergétique de
la filière du transport grâce à l’utilisation
de carburants alternatifs et durables d’ici 2050. Le rapport
constitue une base d’étude non-négligeable en vue
de la mise en place de ce programme. Même si ce dernier ne
propose pas un programme détaillé et chiffré
permettant la sortie progressive de l’ère du
pétrole, il élabore toutefois un plan d’actions
pour la période 2010-2050 et une série de mesures
générales à mettre en place d’ici 2020.
Les efforts de la décennie à venir seront
concentrés sur quatre axes majeurs : les actions de politique
générale, les travaux législatifs tels que
l’internationalisation des coûts associés aux
émissions de CO², les mesures d’incitation, à
l’image du principe pollueur-payeur et le soutien à la
recherche et au développement de nouvelles technologies,
notamment grâce à la création d’un agenda de
recherche européen.
L’objectif de la démarche est simple : pallier au
problème de raréfaction de la ressource
pétrolière qui domine actuellement le marché du
transport routier et diminuer les émissions de CO²
associés aux transports générées au sein de
l’Union.
Les experts estiment qu’étant donné que
l’électricité et l’hydrogène peuvent
être produits à partir de toutes les énergies
primaires, ils constituent la solution majeure à la substitution
de l’usage des produits pétroliers. Trois technologies
sont mises en avant pour enclencher la transition :
- les batteries électriques ou le branchement direct sur le
réseau, la première étant plutôt
réservée au transport routier sur de petites distances
alors que la seconde n’est valable que pour le rail.
- le développement de pile transformant
l’hydrogène en électricité directement
à bord des véhicules. Comme pour l’utilisation de
l’électricité, l’usage de cette technologie
serait limité aux transports sur de courtes distances et reste
dépendant du développement de piles à combustible
performantes et d’infrastructures de distribution
d’hydrogène.
- le développement des transports en commun alimentés
par le réseau électrique (train, métro, tramway,
bus)
|
 |
Les agrocarburants soagrocarburantsnt également mis sur le
devant de la scène par les experts, qui estiment que leur valeur
de substitution est telle qu’ils peuvent assurer une alternative
pour l’ensemble des modes de transport. Outre ce constat, le
rapport met toutefois en avant la question de production limitée
d’agrocarburants : « la production d’agrocarburants
à partir de plantes vivrières ou
énergétiques est limitée par les terres
disponibles, la ressource en eau, leur rendement
énergétique et des considérations de
durabilité telles que l’analyse du cycle de vie […]
et les agrocarburants de deuxième génération
basés sur des déchets et des résidus de
productions sont aussi limités par la disponibilité de
ces produits. »
La solution proposée par les experts
européens passe par le développement du potentiel des
matières premières utilisées et
l’optimisation des méthodes de production. |
S’agissant des substituts au diesel et au carburant des avions,
le rapport propose de développer les carburants
synthétiques produits à partir de différentes
sources : liquéfaction de la biomasse, liquéfaction du
charbon, liquéfaction du gaz et les huiles
végétales hydrotraitées. L’usage de ces
carburants ne nécessite pas de modification des infrastructures
et véhicules actuels, ce qui constitue leur principal avantage.
Néanmoins, les procédés de liquéfaction
doivent être améliorés pour réduire leurs
empreintes carbones. [
http://www.sequovia.com ]
 |
Les géants du textile s’unissent pour un avenir plus vert
: Nike, Adidas, Gap, WalMart, Timberland, Patagonia, Levi Strauss...
Une trentaine de grandes marques de l'habillement et de la chaussure
s'unissent sous la bannière de la « sustainable apparel coalition »
pour créer une banque de données capable d'évaluer l'impact écologique
et social de toute la filière.
La « sustainable apparel coalition
» vient d’être lancée aux Etats-Unis. But de la démarche : créer une
banque de données, capable d’évaluer l’impact écologique de toute la
chaine de fabrication et de distribution en espérant pouvoir ainsi
aider les participants à réduire leur empreinte carbone. Parmi les 33
membres du « cercle » des fondateurs figurent Nike, numéro un mondial
de la chaussure de sport, Hanes, l’un des leaders du sous vêtement, ou
encore VF Corp, la maison mère de North Face, Wrangler, Lee, Eastpack
et Vans. Les chaines de magasins ont suivi le mouvement : WalMart, J C
Penney, Gap, H&Msont présents. Le roi du sourcing en Asie, Li et
Fung, aussi. Et quelques organisations, Duke University, Verite, le
spécialiste des conditions de travail, l’agence gouvernementale EPA (Environmental Protection Agency)...
Pour Rick Ridgeway, responsable des programmes écologiques de la marque
Patagonia et président de la coalition, il existe « un besoin croissant
de mesurer et gérer l’impact écologique et social des productions ».
Les gouvernements ont établi de nombreux standards à respecter pour les
émissions de voitures par exemple, mais rien n’a été mis en place pour
les vêtements et les chaussures. |
Le « groupe des 33
», qui espèrent être 40 d’ici le mois de juin,
va s’appuyer sur l’outil écologique
développé initialement par Nike et l’indice de
l’
Outdoor Industry Association pour développer un outil de
mesure des émissions de C02. « Nous ne pouvons pas tout
résoudre par nous-mêmes, il faut travailler avec les
autres », explique Tim Southam, le porte parole de
Mountain Equipment Coop,
une coopérative de 14 magasins d’outdoor au Canada, membre
tout à la fois de l’Outdoor industry association et de la
coalition.
La banque de données sera mise à disposition des
designers, des équipes de développement, des fournisseurs
de matières premières, des fabricants, des acheteurs des
magasins. Et ses objectifs sont ambitieux. L’outil sur lequel
vont travailler les participants doit permettre d’évaluer
l’impact de l’énergie utilisée, les
quantités d’eau consommées, l’usage de cette
eau, les substances toxiques qui font partie du processus de
production, les déchets, l’usage du sol, les
émissions dans l’air. La coalition veut disposer de
mesures chiffrées d’énergie consommée,
d’émissions de gaz à effet de serre, d’usage
de l’eau et déchets. Plus tard, s’y ajouteront des
chiffres sur la toxicité et l’empreinte carbone
d’une production pour pouvoir comparer les performances des uns
et des autres.
L’ensemble des acteurs de la filière est concerné :
cultivateurs, fabricants de tissus synthétiques,
spécialistes de l’emballage, transporteurs...toute la
chaîne sera évaluée. « Nous voulons
réduire notre impact sur l’environnement en
améliorant notre design, la production et la façon de
vendre », résume Leticia Webster, la directrice du
développement durable chez
VF Corp. Et de poursuivre : « A
court terme, cette banque de données profitera à
l’ensemble de l’industrie, à long terme, c’est
pour nous un outil efficace pour mieux produire. » VF Corp
justifie l’engagement écologique d’un point de vue
économique. « Nous croyons que les déchets sont des
pertes financières. Cette nouvelle banque de données nous
apporte donc une intelligence des affaires qui nous aidera à
optimiser nos ressources, éliminer les gaspillages et
perfectionner le design. »
Les objectifs verts affichés par la «
sustainable apparel coalition » sont nombreux. Les membres fondateurs veulent
utiliser moins d’eau, moins d’énergie et
réduire les déchets produits. Ils remettent en cause les
pratiques habituelles de lavage des tissus et prônent le
recyclage de l’eau dans diverses cultures. Chauffage et
climatisation sont sur la sellette, tout comme la consommation à
haute dose de substances chimiques. Enfin, la coalition défend
des conditions de travail justes, la sécurité sur son
poste de travail et pas de contact avec des substances chimiques
dangereuses.
« Au bout du compte, dit Letitia Webster, nous voulons offrir
à nos clients un produit de meilleure qualité avec une
empreinte carbone moindre ». Ces consommateurs pourront a terme
vérifier eux mêmes la qualité de l’article
acheté en consultant l’étiquette durable, en
magasin. Mais la production de cette étiquette n’est pas
pour demain. C’est un objectif plus lointain.
Levi Strauss apporte à la coalition de nouvelles méthodes
de lavage, plus économes en eau. Les experts de la marque ont
remarqué que la finition d’un jean se fait avec 3 à
10 lavages en machine, soit en moyenne 42 litres d’eau. Ils ont
donc décidé de les réduire en incorporant un
traitement à l’ozone dans le cycle, et arrêté
l’usage de pierres gonflées d’eau. Résultat :
une baisse de 28% en moyenne de la consommation d’eau. Cette
nouvelle méthode de travail a été utilisée
pour la collection de jeans « waterless » 501, 511 et 514
qui arrive sur le marché depuis le début de
l’année. L’objectif initial est de produire 1,5
millions de jeans avec moins d’eau, ce qui permettra
d’économiser 16 millions de litres cette année. Par
ailleurs, 45% de l’eau consommée pendant la vie d’un
modèle est due aux lavages répétés par les
clients. D’où cette étiquette «
care tag for our planet
» leur proposant de nettoyer moins souvent leurs vêtements
et à l’eau froide. Pour la fin de vie du denim, la marque
leur propose le recyclage : 200 000 paires de jeans ont ainsi servi a
l’isolation de l’immeuble de la California Academy of
Sciences a San Francisco, non loin du siège social de Levi Strauss. [
http://www.terra-economica.info ]
 | Le WWF France lance le guide "Eco-conception des produits
textiles-habillement", réalisé en partenariat avec l'association
Yamana, le cabinet EVEA et des professionnels de la filière textile. De
notre lever à notre coucher, de notre décoration à notre mobilier, les
produits du textile et de l’habillement accompagnent notre quotidien
tant est si bien qu’on ne les remarque même plus. Et pourtant ils sont
partout ! Avec un volume d’échange de 612 milliard de dollars, les
exportations mondiales des produits du textile et de l’habillement
pèsent pour 4% des exportations mondiales de marchandises. En France,
avec 2.5 milliard d’euros le marché se place au second rang de
consommation juste après l’alimentation. Avec la levée des quotas
d’importation (en 2005 puis en 2008), la filière n’a pas été épargnée
par la mondialisation. Les sources officielles estiment que plus de 30
millions de personnes sont employés au sein de la filière. A ce jour,
plus de 60% des emplois des filières sont localisés en Asie, théâtre
malheureux de toujours plus de scandales environnementaux, sanitaires
et sociaux. En Chine par exemple, les sources officielles reconnaissent
désormais que prés 70% des rivières et des lacs sont pollués par
l’industrie. |
Au
delà de ces constats très préoccupants, le WWF a souhaité apporter une
contribution constructive aux multiples acteurs de ce secteur
particulièrement complexe. Cette contribution prend la forme d’un guide
pratique d’éco-conception destiné à tous les acteurs de la filière du
textile et de l’habillement.
Le guide décrit chacune des étapes du
cycle de vie des produits du textile et de l’habillement (de la
fabrication des fils au recyclage des vêtements) au travers des enjeux
du développement durable et des pratiques à mettre œuvre en vue
d’améliorer la performance environnementale, sanitaire et sociale de
toute la filière. Outil opérationnel d’aide à la décision, le guide
propose en fin d’ouvrage une dizaine de fiches pratiques (check list,
grille d’analyse des fournisseurs, liste des substances dangereuses,
comparaison des labels etc.) afin d’accompagner pas à pas le lecteur
dans sa démarche d’éco-conception.
De part l’étendue des pratiques
et la diversité des acteurs, ce guide ne peut se prétendre exhaustif.
Il contribuera néanmoins à donner un cadre aux démarches
d’éco-conception des entreprises et à fixer la première pierre d’un
dialogue constructif entre toutes les parties prenantes de la filière.
 | Modules bois énergie pour structurer rapidement la filière des Pyrénées : Un projet innovant des communes forestières pour valoriser les
produits de la forêt pyrénéenne. L’objectif est de valoriser la
ressource bois des Pyrénées sous forme de vente directe d’énergie
thermique en imaginant un service « clé en main », sans investissement
du client, à un prix compétitif, facturé selon la consommation réelle et
en recherchant un taux d’utilisation des chaudières élevé.
Une phase d’étude de faisabilité pilotée par l’Union Grand Sud des
Communes Forestières avec le soutien technique et financier de la DRAAF
Midi Pyrénées, a permis de définir les conditions techniques,
économiques et esthétiques de réalisation du projet.
A l’issue de cette phase conclue par un appel d’offre européen, un
constructeur a été retenu et des sites vitrine sélectionnés pour la mise
en œuvre de ce service innovant de fourniture de kWh bois.
Ce service dénommé Estera (copeau de bois en Occitan), est porté dans
sa phase de démarrage par ONF Énergie, filiale d’ONF Participations.
Les premiers sites vitrine chauffés dès 2011. Avec le soutien de
l’ADEME, la mise en service de la première installation s’est faite au
centre thermo-ludique de Balnéa. L’économie pour les clients est de 10 %
du coût de référence de l’énergie substituée.
|
Trois autres sites, l’hôpital Montaigu sur la commune d’Astugue, les
thermes du Bouridé et l’hôtel Laca situés sur la commune de Capvern Les
Bains consommeront leurs premiers kWh bois avant la fin de cette année
grâce à 2 modules supplémentaires. Ces 2 installations fonctionneront
toute l’année en particulier grâce à la mobilité du module qui sera
installé à Capvern Les Bains.
 | Nouveau dispositif « Energie Habitat » de la Région Limousin : Dans
le cadre de la volonté de maîtrise de l’énergie et de son soutien aux
énergies renouvelables, la politique environnementale du Conseil
régional du Limousin s’enrichit d’un nouveau dispositif unique, qui
vient remplacer depuis le second semestre 2011 les mesures
préexistantes de lutte contre le changement climatique, comme l’ancien
chèque Energie renouvelable. Il s’agit du dispositif « Climat Habitat
», qui se veut un outil « plus efficace et plus juste » pour aider et
encourager la rénovation des habitats particuliers, afin d’améliorer
leurs performances énergétiques. Outre le gain énergétique visé de 40%,
cette mesure se veut également une mesure sociale puisque l’aide dont
peuvent bénéficier les habitants se calcule en fonction de leurs
ressources. Ainsi, il permet à des foyers modestes d’accéder à des
logements moins gourmands en énergie. Le dispositif Climat Habitat
concerne une aide qui couvre le diagnostic thermique, puis les travaux
semblant nécessaires pour réaliser des économies d’énergie, que ce soit
pour des travaux d’isolation ou l’installation de systèmes de chauffage
fonctionnant avec des énergies renouvelables. Il est par ailleurs
destiné aux propriétaires actuels ou futurs, ainsi qu’aux propriétaires
bailleurs, sous conditions de ressources et de conformité avec
certaines exigences. Cette mesure montre le dynamisme souhaité par la
Région Limousin dans l’adaptation au changement climatique de son
territoire, mais également son encouragement envers les filières
économiques durables, telles que celle des énergies renouvelables
(éolien, biomasse, photovoltaïque, etc).
|
 |
Plainte contre la campagne de l’Observatoire du Hors Média
: Le prospectus explique combien recevoir des prospectus dans sa boîte
aux lettres rend tellement heureux. Diffusée à 13 millions
d’exemplaires dans les boîtes aux lettres des Français, cette campagne
vise à faire croire que la production de papier, et par extension celle
de prospectus, contribue à la protection des forêts et à la lutte
contre les changements climatiques . « Comment vivrait-on dans un monde
sans amour et zéro papier ? ». tel était la campagne choc lancée
l’Observatoire du Hors Média (OHM), groupement de professionnels de la
filière des prospectus. En gros, le prospectus explique combien
recevoir des prospectus dans sa boîte aux lettres rend tellement
heureux. Diffusée à 13 millions d’exemplaires dans les boîtes aux
lettres des Français, cette campagne vise à faire croire que la
production de papier, et par extension celle de prospectus, contribue à
la protection des forêts et à la lutte contre les changements
climatiques. Une publicité mensongère et trompeuse, comme le juge
l’association Cniid (Centre national d’information indépendante sur les
déchets), avec le soutien du RAC (Réseau action climat), qui porte
plainte auprès de l’autorité de régulation professionnelle de la
publicité (ARPP) contre cette campagne.
Le Cniid porte plainte contre la campagne de l’Observatoire du Hors Média
« Un tel niveau de communication « verte » infondée voire complètement
erronée a rarement été atteint. Ainsi, à grand renfort de slogans
fallacieux, l’OHM n’hésite pas à affirmer que « Dans un monde zéro
papier, il y aurait moins de forêts…[et] + de CO2 » », s’indigne le
Cniid. |
Sébastien
Lapeyre, directeur du Cniid, souligne : « la campagne omet de
préciser que les prospectus publicitaires non sollicités
génèrent chaque année un million de tonnes de
déchets dont plus de la moitié sont brûlés
dans des incinérateurs ou enfouis en décharge (…)
Cette campagne entre en totale contradiction avec
l’opération « Stop pub », promue par les
pouvoirs publics, qui incite chaque citoyen à marquer son refus
des prospectus publicitaires, reconnus comme polluants et fortement
générateurs de déchets »
Le dépôt de plainte vise à faire retirer la
campagne du site de l’
OHM et à empêcher que de
nouvelles campagnes de ce type soient menées, peut on lire dans
un communiqué de presse. [
http://www.actualites-news-environnement.com ]

|
RT 2012 : quels surcoûts et quel coût global ?
: Quel surcoût, la RT 2012 induira-t-elle dans les constructions ?
Entre 7 et 10 % dans l’individuel, selon une étude du ministère du
développement durable. Et de 5 à 7 % dans le collectif. Le ministère a
fait une évaluation économique de la RT 2012. Ses estimations de
surcoût, selon les scénarios constructifs retenus, s’établissent entre
+ 7 à + 10,6 % dans l’individuel. Le cas retenu concerne une maison de
90 m2 d’un coût de 95 k€. Cinq solutions ont été étudiées :
1. effet
joule (convecteur) + ECS thermodynamique performant et Bâti meilleures
techniques possibles. C’est une solution peu coûteuse avec un surcoût
de 6 650 €.
2. pompe à chaleur + ECS thermodynamique + bâti performant BBC : elle engendre un surcoût de 7 050 €.
3. chaudière condensation gaz + ECS solaire avec appoint
chaudière + bâti performant BBC, d’un surcoût
identique à la solution 2
4. chaudière bois granulé + ECS bois + bâti
performant BBC : c’est la solution la plus coûteuse avec un
surcoût de 10 050 €.
5. réseau de chaleur urbain + ECS RCU+ bâti performant
BBC, solution la moins coûteuse avec un surcoût de 6 550
€. |
En termes de coût global
sur 20 ans, les écarts les plus importants concernent la
solution 5 (-5 828 €) et la solution 4 (+ 2 246 €) dans les
zones de climat modéré (H2b, soit le grand quart Ouest).
Explication : la chaudière à granulés suppose un
investissement et une maintenance (encrassement) supérieure
à celle des autres solutions. Ces coûts globaux sur 20 ans
tiennent compte de l’investissement initial auquel
s’ajoutent 20 ans de frais énergétiques sur les
usages réglementés (ECS, éclairage,
refroidissement…), d’abonnement et de maintenance en
appliquant un taux d’actualisation annuel de 4 %.
Dans le collectif, (sur la base d’un immeuble
d’architecture régulière de 17 logements, soit 84
k€ par logements) les surcoûts varient de 4,4 % à 7
%. Les solutions les moins coûteuses en investissement concernent
la solution effet joule (convecteur) + ECS thermodynamique individuelle
+ bâti très bonnes techniques (soit 3 595 € de
surcoût). Elle est suivie de près par la solution effet
joule + ECS solaire avec appoint thermodynamique + bâti
très bonnes techniques (+ 4032 euros).
Les solutions les plus coûteuses sont celles de la
chaudière individuelle + ECS instantanée + bâti
performant BBC (+ 5879 €), suivie par la solution chaudière
collective condensation gaz + ECS solaire avec appoint
chaudière + bâti performant BBC (+ 5755 €). A
noter : les solutions chauffage bois et biomasse sont
pénalisées en raison du surcoût à
l’investissement. La RT 2012 module donc les exigences de
consommation maximale afin de ne pas écarter cette solution dont
l’avantage réside dans le contenu très faible et
incontesté en CO2 (13 g de CO2 par kWh).
En termes de coût global dans le collectif, sur 20 ans, les
solutions s’avèrent toutes bénéficiaires
avec des écarts peu importants selon les choix constructifs.
Exception faite avec la solution chaudière individuelle (ave ECS
instantanée et bâti performant BBC) qui suppose une
maintenance plus coûteuse par rapport aux chaudières
collectives ou aux convecteurs. Notons que la plus
bénéficiaire demeure donc celle mettant en œuvre
des convecteurs avec ECS thermodynamique individuelle performante et un
bâti bien isolé. « Les investissements sont toujours
rentables car sur 20 ans, les économies réalisées
varient de 5 000 à 15 000 euros » conclut Jean-Pierre
Bardy.
« La RT 2012 ne privilégie aucune filière
industrielle », précise Jean Pierre Bardy, sous-directeur
de la qualité et du développement durable dans la
construction. Selon le responsable, chaque acteur et chaque fabricant
doit faire des efforts afin que les surcoûts engendrés
soient raisonnables, notamment en logement collectif. « On
sait que la maison individuelle a les faveurs des Français,
mais, c’est parfois un non sens sur le plan du bilan carbone. Une
maison isolée et donc mal desservie par les transport supposera
l’utilisation de 2 véhicules », reprend Jean-Pierre
Bardy. En revanche, la densification des villes est plutôt un
élément favorable qui justifie la valorisation des
logements collectifs et des solutions industrielles
développées dans le cadre de la RT 2012. Un argument qui
explique l’exigence de consommation plus favorable de 57,5 Kw/m2/
an en collectif jusqu’au 1er janvier 2015 (contre 50 Kw/m2/an en
maison individuelle).
[
http://www.batirama.com ]
 |
Ruée vers le gaz de schiste
: De nombreux pays dont la France misent sur le méthane des roches
sédimentaires pour assurer leur indépendance énergétique. Une filière
contestée.
C’est
une véritable contagion éruptive qui nous arrive du continent
américain. De la Pennsylvanie à la Virginie, de l’Illinois au Colorado,
des derricks, ces tours en poutrelles métalliques qui surmontent les
forages, poussent çà et là en plein champ. Dans le sous-sol, point de
pétrole, mais du méthane (CH4), un gaz naturel diffus dans les
interstices de roches sédimentaires appelées schistes.
Grâce
au gaz de schiste (shale gas en anglais) – aussi dénommé ressource non
conventionnelle – les Etats-Unis sont devenus cette année le premier
pays producteur au monde de gaz naturel devant la Russie. |
Et ce n’est
qu’un début ! Déjà, dans le Canada voisin, depuis la
Colombie-Britannique jusqu’au Québec, la prospection a commencé et des
plates-formes de forage ont fait leur apparition.
L’Europe
leur emboîte le pas, et la France n’est pas en reste
où les demandes de permis d’exploration ont explosé
ces derniers mois. Car ce que font miroiter ces forages n’a pas
de prix. C’est l’indépendance
énergétique du pays, la garantie de ne plus être
à la merci des principaux producteurs de gaz, comme la Russie ou
l’Algérie. Tous les bassins sédimentaires
pourraient potentiellement contenir du gaz de schiste,
d’où la frénésie de prospecter…
Dans son dernier bilan annuel, l’Agence internationale de l’énergie
(AIE) estime que la consommation de gaz va augmenter de 44 % entre 2009
et 2035, en grande partie grâce aux schistes, alors que la part
des autres énergies fossiles, charbon ou pétrole,
diminuera progressivement. Les experts de l’AIE soutiennent que
ce nouveau venu va changer la donne des prochaines décennies,
repoussant le fameux « peak oil » – ce moment tant
redouté où la demande en pétrole dépassera
la production – de plus d’un siècle ! En effet,
grâce à lui, les réserves de gaz sont fortement
revues à la hausse : il nous resterait encore plus de 150 ans de
consommation au rythme actuel à en croire les experts. De quoi
voir venir… Mais ce scénario pourrait connaître
quelques ratés. En effet, alors que son exploitation ne fait que
commencer, la contestation gagne déjà du terrain. Elle
est même massive aux Etats-Unis où plusieurs incidents
d’exploration ont fait scandale, ainsi qu’au Canada
où les citoyens dénoncent, entre autres,
l’insuffisance de la concertation.
L’existence
de ce méthane du sous-sol est connue depuis longtemps. Sa genèse aussi,
qui est liée à celle du pétrole. « Au cours des temps géologiques, la
matière organique compactée et enfouie sous des dépôts sédimentaires se
putréfie grâce à l’activité bactérienne du sol, explique Isabelle
Moretti, de l’Institut français du pétrole (IFP-Energies
renouvelables). Lorsque la température atteint une centaine de degrés
Celsius, des hydrocarbures se forment dans ce que l’on appelle la roche
mère : de l’“huile” (le pétrole) et du gaz ou du charbon. Le gaz et
l’huile, plus légers que l’eau, montent en se dispersant à travers la
porosité et les fissures jusqu’à rencontrer un réservoir scellé par une
roche imperméable donnant naissance à un réservoir conventionnel. »
Mais
la roche mère retient encore du gaz « non conventionnel » qui était
jugé inexploitable au début des années 2000 : trop diffus, éparpillé à
travers une couche sédimentaire, peu poreuse et imperméable. |
 |
«
C’est à peu près à cette époque que
deux technologies importantes ont été
maîtrisées : le forage horizontal et la fracturation
hydraulique », poursuit Isabelle Moretti. La première est
la condition sine qua non pour atteindre la couche de schiste
située environ entre 1500 et 3000 m de profondeur : après
un forage vertical jusqu’à la profondeur voulue, la
turbine de forage peut dévier et creuser à
l’horizontale à l’intérieur de la roche.
« De chaque tête de puits partent jusqu’à huit
puits déviés à l’horizontale, en
étoile, reprend Didier Bonijoly, du Bureau de recherches
géologiques et minières (BRGM). Au début, chaque
branche pouvait atteindre 1 ou 2 km. Les puits avaient alors une
durée de vie de quelques mois. » Trop peu pour
rentabiliser l’exploitation car ce forage coûte cher
– plusieurs millions de dollars pour un puits horizontal –
alors que le gaz, abondant, ne se négocie pas à prix
très élevé. « Progressivement, le forage
horizontal a atteint jusqu’à 8 km. On estime
qu’ainsi chaque puits pourra produire plusieurs dizaines
d’années », continue Didier Bonijoly.
La « fracturation hydraulique »,
elle, était déjà bien connue des compagnies
pétrolières, encore fallait-il l’adapter. «
Il s’agit d’injecter une très grande quantité
d’eau dans la roche – entre 10 000 et 30 000 m3 à
haute pression – pour ouvrir les fissures et fractures
naturellement existantes. Ensuite, chaque forage fonctionne à la
manière d’un drain. De ce fait, le gaz afflue
naturellement », explique Didier Bonijoly. Sauf qu’il faut
maintenir les fractures ouvertes pour que le système continue
à fonctionner. Pour cela l’eau injectée contient du
sable qui, en se coinçant, empêche les fissures de se
refermer. Mais elle renferme aussi un cocktail de produits
(bactéricide, décapant) censé nettoyer et lisser
les parois des fissures, histoire de faciliter le passage du gaz. Sa
composition est gardée secrète par chaque
société de service pétrolière (deux
entreprises ont le quasi-monopole des gros marchés :
Schlumberger et Halliburton), puisque l’exploitant sous-traite ce
savoir-faire très spécifique. Cette eau souillée
ne peut être réutilisée sans traitement. Trop
chargée en sels minéraux et acides, elle doit être
impérativement conservée en bassin de décantation
pour être traitée par la suite. Selon l’Office de
l’énergie du Canada, sa réutilisation endommagerait
même les installations de forage ! Quant à sa
réinjection après traitement, elle est soumise à
une réglementation stricte outre-Atlantique, et interdite en
France. Enfin, après toutes ces difficultés, les
producteurs devront s’estimer heureux s’ils parviennent
à récupérer 20 % du gaz disponible, contre 90 %
dans les gisements classiques.
Restait
à faire décoller le marché. Jusqu’à
ces dernières années, les grosses compagnies
pétrolières boudaient le gaz de schiste, jugeant
l’investissement trop lourd pour un gain modéré.
Mais c’est grâce aux particuliers que la filière a
fini par s’envoler, ces derniers y ayant décelé un
vrai jackpot. « Aux Etats-Unis, où les richesses du
sous-sol appartiennent à hauteur de 25 % au propriétaire
du terrain, les patrons de grands ranchs ont vendu des permis
d’explorer et d’exploiter à des petites compagnies.
Celles-ci étaient souvent créées de toutes
pièces et montées à la hâte. Ce n’est
que récemment que les plus grosses compagnies ont racheté
ces start-up », raconte Isabelle Moretti.
 |
Les
bénéfices ont ensuite été réinvestis en Bourse et la pratique a fait
des émules. Mais, parallèlement, les problèmes ont eux aussi décollé !
Rien qu’en Pennsylvanie, l’Association Pennsylvania Land Trust a noté
1614 infractions à la loi sur 45 forages effectués entre le 1er janvier
2008 et le 20 août 2010. 1056 d’entre elles endommageaient directement
l’environnement, principalement en altérant la qualité de l’eau
potable… Les images chocs du film Gasland ont fait le tour du pays,
montrant l’eau du robinet d’une habitation située à proximité d’un
puits s’enflammer à l’approche d’un briquet. Devant le succès du film,
une étude a été commandée à l’Agence de protection de l’environnement
(EPA) américaine sur l’impact de l’exploitation du gaz de schiste. Les
résultats sont attendus dans l’année. Quant aux associations
canadiennes de protection de l’environnement, elles réclament un
moratoire, indispensable selon elles à une étude approfondie, avant la
poursuite de ces explorations.
De
l’autre côté de l’Atlantique, l’Europe observe ces péripéties avec
attention et hésitation. Il y a un an, est né GASH (Gas Shale in
Europe), un programme européen de recherche interdisciplinaire pour
l’exploration du gaz de schiste qui se propose d’utiliser l’expérience
américaine du site de Barnett dans le Texas, le mieux connu, pour
calibrer les mesures de terrains acquises en Europe. Trois géants
français font partie de GASH : Total, Gaz de France-Suez et l’IFP.
Cependant, même si les mesures peuvent être comparées, « le cas
français n’a rien à voir avec le système américain, assure Isabelle
Moretti. Nous ne sommes pas sûrs que la filière soit rentable en
France. Tout reste à évaluer, aussi bien la teneur en gaz du schiste
que le coût de la prospection et de l’extraction ».
Difficile
en tout cas d’imaginer un décollage à l’américaine car, en France, les
propriétaires ne peuvent pas s’enrichir grâce au sous-sol. Si ce
dernier appartient bien au détenteur du terrain, les « substances
concessibles » qu’il renferme sont propriétés de l’Etat. L’article 2 du
code minier les détaille. Il s’agit des hydrocarbures, des métaux, des
éléments radioactifs et même des sources géothermiques. Le méthane en
fait partie. « Au nom de l’intérêt collectif et de la sécurité
d’approvisionnement du pays, l’Etat peut exploiter ces ressources sans
l’accord du propriétaire », explique Charles Lamiraux, responsable de
l’exploration du sous-sol au ministère de l’Industrie, de l’Energie et
de l’Economie numérique.
|
De
plus, en admettant que le gaz soit extrait, un autre écueil
attend les exploitants : le méthane est difficilement
transportable. « Il faut une infrastructure de pipelines que nous
n’avons pas contrairement aux Etats-Unis qui disposent d’un
réseau dense et riche », poursuit Charles Lamiraux.
Malgré
ce grand flou, le Bureau exploration production des hydrocarbures
(BEPH) du ministère de l’Industrie croule sous les
demandes de permis d’exploration dans certaines régions
comme le Sud-Est. Va-t-on pour autant pouvoir exploiter ces
réserves ? Pour l’heure, nul ne le sait. Les profils
sismiques traditionnels, qui révèlent les poches de
pétrole, ne disent rien sur le gaz. Seule certitude : la couche
de schiste existe bel et bien dans ces régions. Grâce aux
sondages et études de terrain, le BRGM fournit des cartes du
sous-sol qui indiquent en chaque lieu la profondeur du schiste. «
C’est une étape préalable », reconnaît
Olivier Serrano, du BRGM. Mais personne n’a encore
commencé à creuser pour sortir du méthane
français des bassins sédimentaires.
Dans
son rapport 2010, l’AIE lui prédit pourtant de beaux jours
: les réserves mondiales sont estimées à 850 000
milliards de mètres cubes dont 45 % sous forme de gaz de
schiste. Dans le contexte du réchauffement global, les
promoteurs de cette technique affirment que sa combustion dégage
bien moins de CO2 que celle du pétrole ou du charbon. Un bilan
pourtant très contesté. Une chose est sûre : cette
énergie abondante et bon marché risque d’être
un coup dur pour les énergies renouvelables qui ne pourront
s’imposer sans un coup de pouce politique. [
http://www.sciencesetavenir.fr ]
 |
Savoie : les professionnels du solaire réagissent : "Touche pas à mon panneau solaire" est né sur le réseau Facebook.
Réunissant
environ 4000 membres, entrepreneurs et clients, tous défenseurs de la
filière touchée par le moratoire, ce collectif annonce que 24 000
emplois directs ont été créés par la filière photovoltaïque depuis cinq
ans. Emplois désormais menacés. Mi janvier, le premier fabricant
français de panneaux solaires photovoltaïques et des membres de «
Touche pas à mon panneau solaire » manifestaient à Paris, devant le
ministère de l'Industrie. Chez Photowatt International (société fondée
en 1979) situé à Bourgoin-Jallieu 331 emplois sont menacés. Guy
Perrier, 43 ans, artisan installé à Chambéry depuis cinq ans, partage
ces inquiétudes. Pour sa petite entreprise Azimut Solaire, le
photovoltaïque représentait en 2009, 50% se son activité. « Aujourd'hui
c'est zéro, le marché du photovoltaïque est mort ». Guy Perrier a donc
réorienté son activité sur son coeur de métier, la plomberie et
développe la récupération d'eau de pluie, l'installation d'énergies
renouvelables telles que le bois, le solaire thermique. « En espérant
que ça nous sauve » termine-t-il désabusé de voir que « l'Etat change
la donne toutes les cinq minutes, EDF baisse le tarif de rachat. Le
moratoire a tout planté ». Tous ceux qui ont consommé leur crédit
d'impôt sur le photovoltaïque auront du mal à songer à investir dans
d'autres travaux (solaire thermique, bois...). « Les entreprises
commerciales avec grande force de frappe mais aucune compétence
technique qui se sont engouffrées dans le photovoltaïque pour faire de
l'argent, ont aussi fait beaucoup de tord aux artisans et à l'image de
la filière. Il va falloir du temps pour que les gens reprennent
confiance dans les énergies renouvelables ». Le collectif « Touche pas
à mon panneau solaire » ne nie pas d'ailleurs, qu'une régulation était
nécessaire dans la filière.
[ http://www.la-vie-nouvelle.fr ] |
 |
Semaine du Bois : Organisée par l’association professionnelle ANORIBOIS
et les acteurs de la filière forêt-bois, la Semaine du
Bois propose 25 manifestations gratuites réparties dans toute la
Haute-Normandie : visites en forêt, portes ouvertes dans des
entreprises, ateliers d’artisans et centres de formation,
expositions et animations autour du matériau bois…
Elle se termine par une grande Fête du bois le dimanche 15 mai au
Domaine d’Harcourt (Eure) avec le Département de
l’Eure - parcours guidés en forêt, nombreux jeux en
bois pour les enfants, concours de bûcheronnage,
démonstrations de travail du bois, construction bois,
débardage à cheval, exposition de peintures sur le
thème de la forêt… Possibilité de
restauration sur place.
A l’occasion de l’Année Internationale des
Forêts proclamée en 2011 par l’ONU, ces animations
nous rappellent que le bois est à la fois « renouvelable,
contemporain, écologique, performant et plein d’avenir
». La filière forêt-bois crée de nombreux
emplois, et en prime « la forêt se porte bien ». Elle
recèle mille richesses et consommer du bois ou du papier ne la
détruit pas bien au contraire ! C’est participer à
la vie de la forêt et à la lutte contre l’effet de
serre. Nos forêts ne sont ni menacées ni en voie de
disparition.
Les Français vivent toujours sur des préjugés
conjugués à un déficit de connaissances : 45%
pensent que la France prélève plus de bois qu’elle
en produit alors que c’est l’inverse. Et 47% ne savent pas
que l’utilisation grandissante de bois permet de lutter contre
l’effet de serre.
|
Principales données sur la filière en Haute-Normandie
- La forêt ne cesse de gagner du terrain. Elle couvre
1/5ème de la Haute-Normandie, ce qui représente 227.000
hectares boisés. Elle est composée à 85% de
feuillus (chêne et hêtre principalement) contre 15% de
résineux (en majorité du pin sylvestre et du douglas).
- On recense 11.293 emplois au sein de la filière
forêt-bois de Haute-Normandie (gestion de la forêt,
scierie, emballage, pâte à papier, charpente, menuiserie,
papier-carton, ameublement).
- Formation : une vingtaine d’établissements proposent
des formations allant du CAP au BTS, en formation initiale, en
formation en alternance ou en continu.
- La maison bois est en constante progression et représente
environ 6% du marché de la maison individuelle. Il se construit
en moyenne 250 maisons bois par an ce qui place la Haute-Normandie
parmi les régions leaders pour la construction bois avec ses
maisons traditionnelles à colombage et ses maisons
contemporaines à ossature bois.
La marque Normandie Bois Bûches mise en place par ANORIBOIS, en
partenariat avec l’interprofession bas-normande PROFESSIONS BOIS,
a été lancée le 8 mars 2011. Destinée aux
professionnels dans une démarche qualité, elle apporte au
consommateur une garantie de qualité selon 3 critères :
l’identification des essences de bois vendues, leur taux
d’humidité et leur volume. [
http://www.drakkaronline.com ]
 | Stratégie française de normalisation 2011-2015 : Tous les cinq ans, AFNOR, publie la stratégie française de normalisation.
Première
orientation : la normalisation doit répondre aux besoins de beaucoup
plus d'acteurs - TPE-PME, consommateurs, ONG… - afin de les
inciter à s'approprier les normes et à participer à leur élaboration.
Pour cela, le plan stratégique prévoit d'adapter les normes afin
qu'elles s’adressent à chaque métier et chaque secteur.
Deuxième
orientation : société numérique, transactions financières, mobilité du
futur, accessibilité, réseaux intelligents, ville de demain ou captage
et stockage de CO2…la normalisation doit répondre aux enjeux de société
tels que la cohésion sociale, la responsabilité sociétale ou le
vieillissement de la population. Le plan stratégique 2011/2015 affirme
le rôle des normes dans ces domaines liés au développement durable. il
fixe l'ambition d'accompagner la compétitivité des filières et la
performance de l'économie française notamment en s'impliquant en amont,
dans les domaines de l'innovation et de la recherche. |
Technologie photovoltaïque à film mince : La certification UL des modules photovoltaïques CIGS souples du californien
SoloPower
qui est une première pour l'industrie du photovoltaïque,
annonce un avancée importante pour l’énergie
solaire en réduisant les coûts et en facilitant les
installations.
"En tant que gouverneur, je me suis fait un point d'honneur de
transformer la Californie en chef de file écologique avec une
empreinte globale. Les avancées de SoloPower démontrent
que la Californie est à la pointe de l'innovation technologique
pour l'économie verte, a expliqué le gouverneur
Arnold Schwarzenegger. Nous nous réjouissons de ce type
d'innovation qui crée des emplois, fortifie l'économie et
aide à protéger l'environnement", a-t-il
déclaré à l’occasion de la certification UL
(Underwriters Laboratories Inc) du premier module souple haute
puissance CIGS (cuivre, indium, gallium et
sélénium) introduit en premier lieu sur les
marchés européen et nord-américain.
"La certification du module souple CIGS de SoloPower est une
étape importante vers la réalisation de modules solaires
légers, souples et à haute puissance, ayant le potentiel
d'étendre le marché du solaire en toiture et de
réduire les coûts d'installation et fournitures. Elle
constitue un grand pas pour l'industrie. Ayant fait carrière
depuis 30 ans dans le photovoltaïque CGIS à film mince au
NREL (
National Renewable Energy Laboratory),
je suis très satisfait de voir cette technologie arriver
à maturité", déclare le Dr Rommel Noufi,
scientifique principal du National Renewable
Alors que les cellules solaires rigides au silicium ont une
épaisseur de l’ordre de 150 µm, celle des
cellules souples CIGS est comprise entre 1 et 4 µm. De
plus, la technologie CIGS offre un rendement maximum de 19,9 % au
lieu de 12,2%.
Autre avantage et non des moindres : les coûts de fabrication.
Alors que le filière classique au silicium fait appel à
des technologies de fabrication onéreuses calquées sur
celles de l’industrie électronique, SoloPower a mis au
point et breveté un procédé de dépôt
électrolytique en continu, particulièrement
économique, basé sur des transporteurs à rouleaux
couplés, commandés par chaînes. [
http://www.techniques-ingenieur.fr ]
Trop cher, le bio ? Comment en sont fixés les prix ? : Quatre grosses pommes rouges Gala dans une barquette en plastique,
label AB, à 6,50 € le kilo dans un
hypermarché . Réaction d’un pionnier du bio,
Édouard Meckert, du Moulin des moines à Krautwiller :
« Il ne faut pas les acheter ». Ce meunier s’est
lancé dans le bio en 1970. Par conviction. Pour préserver
la santé des consommateurs et des producteurs, de la terre et de
l’eau. « Nous avons pratiqué le développement
durable sans le savoir. »
Pour fabriquer la farine d’épeautre et de blé, il
achetait les céréales directement aux paysans de la
région. Au fil du temps, il a élargi sa gamme, vendue
dans les magasins bio. Il a racheté une dizaine de PME
alsaciennes à la dérive, « étranglées
par la grande distribution pour la plupart », les a
modernisées et converties au bio : bretzels, biscuits secs,
galettes, chocolats, soupes, biscottes, bières sont ainsi
vendues sous la marque Moulin des moines. « Nous avons aussi
racheté les eaux Celtic de Niederbronn, intéressantes par
leur faible minéralisation ». L’entreprise
créée avec trois personnes compte aujourd’hui 150
salariés. Ses 1 200 références sont
commercialisées dans les magasins spécialisés, le
réseau Biocoop (323 magasins en France), les salons bio, les
magasins U. « Super U a été le premier
réseau régional de grande distribution qui a cru au bio
et l’a développé avec les acteurs locaux, mais il
fallu du temps pour les convaincre. »
Avec les acteurs locaux : c’est la priorité
d’Édouard Meckert. « Nous portons la
responsabilité de faire vivre notre région. Si nous ne
payons pas le juste prix aux paysans, ils disparaîtront. Les
crises de l’agriculture conventionnelle illustrent bien les
limites du système des prix bas. »
Pour assurer ses approvisionnements, Édouard Meckert
s’adresse en priorité aux producteurs d’Alsace et
des régions voisines, Lorraine, Franche-Comté, Bade
Wurtemberg… « Nous devons diversifier nos sources pour
être approvisionnés quels que soient les aléas
climatiques. »
Comment les prix sont-ils fixés dans le petit monde des
pionniers du bio ? « Jusqu’à présent, nous
passions des contrats entre producteurs, transformateurs et
distributeurs fixant des prix garantis pour cinq ans, ce qui donnait de
la visibilité aux paysans. Nous construisons les prix afin
d’assurer une juste rémunération aux producteurs et
garantir un juste prix au consommateur, nous encourageons les
producteurs à se regrouper en coopératives. »
En s’invitant à la table du bio, la grande distribution
impose ses pratiques commerciales : du bio à tous prix, avec des
produits d’appel à très bas prix et d’autres
produits à prix exorbitants. « C’est le bio à
deux vitesses, avec l’arrivée de produits importés
de Chine et des pays de l’Est, où les cahiers des charges
sont respectés à minima, les contrôles peu
fréquents, les contraintes moins fortes, les salariés
sous-payés. »
La filière bio française résistera-t-elle ? La
Fédération nationale d’agriculture biologique tire
la sonnette d’alarme : « La bataille commerciale ouverte
par la grande distribution et le hard discount s’appuie sur des
mécanismes déjà subis par les paysans, qui
pourraient bien avoir des conséquences destructrices sur la
filière bio », avertit-elle. Et sur le commerce de
proximité : « Les petits magasins bio de centre- ville ne
pourront plus tenir », craint Édouard Meckert.
À 69 ans, toujours fidèle à l’esprit des
pionniers du bio, il est optimiste : « Les producteurs bio se
sont mécanisés et structurés. Les producteurs
conventionnels améliorent leurs pratiques et réduisent
les intrants. Le fossé entre les deux se réduit. Les prix
du bio vont se rapprocher de ceux du conventionnel. »
En bio, les rendements sont souvent plus faibles :
jusqu’à 40 % pour la pomme de terre en Alsace. La
main d’œuvre est plus importante : elle constitue 50
à 70 % du coût de production des légumes.
Les fermes sont plus petites et diversifiées : la
polyculture exige des investissements en machines qui ne
s’amortissent pas aussi vite qu’en monoculture, les volumes
commercialisés sont plus faibles. Les animaux destinés
à l’abattage sont plus âgés. Les producteurs
doivent payer les certifications et contrôles pour prouver
qu’ils sont bio. Les aides et subventions sont en moyenne
inférieures de 20 %.
En revanche, les acteurs de la filière bio soulignent que
l’agriculture conventionnelle présente des
« coûts cachés » à la
charge de la société et des contribuables :
pollution des nappes phréatiques, algues vertes, perte de
biodiversité, mort des abeilles, effets des pesticides sur la
santé des agriculteurs et des consommateurs…[ http://www.lalsace.fr ]
 |
Trophée pour promouvoir l’arboriculture auprès des jeunes : La FNPF (Fédération nationale des producteurs de fruits) et Jeunes Agriculteurs
(JA) ont lancé au Salon de l'agriculture le trophée de
l'installation de 2011, qui doit récompenser « un projet
d'installation innovant et dynamique » réalisé en
arboriculture. Annoncé lors du dernier congrès des
producteurs de fruits, les 27-28 janvier 2011 à Dax, ce
trophée est un moyen pour ces derniers de promouvoir leur
métier et « d'inciter les jeunes à s'installer en
arboriculture », a indiqué Emmanuel Demange, directeur de
la FNPF.
Pour
Jean-Michel Schaeffer, président de JA, « notre objectif
futur est d'étendre le trophée aux autres productions
». La filière ovine pourrait ainsi le mettre en place
d'ici à la fin de l'année.
Lors
d'un passage éclair sur le stand de JA, ce même jour, le
Premier ministre François Fillon a indiqué être
« à la recherche de propositions » pour relever le
défi du renouvellement des générations en
agriculture. « Le trophée de l'installation doit prouver
notre dynamisme aux pouvoirs publics », a commenté
Jean-Michel Schaeffer. Les résultats du trophée seront
proclamés lors de la 57e Finale nationale de labour,
organisée par JA à Oberhausbergen, près de
Strasbourg, du 16 au 18 septembre 2011. [ http://www.lafranceagricole.fr ] |
 |
Une meilleure gestion des forêts cantaliennes :
Le Cantal compte aujourd'hui plus de 24.000 propriétaires
forestiers. C'est le moment pour eux d'améliorer la gestion de
leurs parcelles afin de redynamiser la filière bois. La
forêt cantalienne couvre aujourd'hui plus de 146.000 hectares
soit 27 % du département. Contrairement aux idées
reçues, cette dernière n'appartient pas à tout le
monde.
Les propriétaires forestiers sont au nombre de 24.000 dans le
département ce qui représente 82 % de la forêt
cantalienne, le reste étant la propriété de
communes ou de l'État.
Génératrice de plus de 2.000 emplois dans le
département, la forêt doit absolument être
préservée pour alimenter la filière bois. Pour
cela, le syndicat des propriétaires forestiers privés du
Cantal est à l'écoute de tous les propriétaires
forestiers. « Nous sommes présents pour informer les gens
sur la gestion durable de leur forêt », explique Jacques
Cros, président du syndicat.
Aujourd'hui, seul 30 % des récoltes de bois servent à
l'approvisionnement des scieries. « Nos forêts sont trop
vieillissantes, il nous faut faire en sorte qu'elles se modernisent et
sortent du bois de qualité », souligne Jacques Cros.
Pour atteindre cet objectif, la loi de modernisation agricole du 27
juillet 2010 favorise le regroupement de petites parcelles
boisées. |
« Si un propriétaire désire vendre
une surface de moins de quatre hectares, il est tenu d'en informer les
propriétaires voisins pour éviter un morcellement
», détaille le président avant d'ajouter que
« la politique actuelle est de regrouper toutes les petites
parcelles afin de les rendre exploitables ». Une autre mesure visant à améliorer la gestion des
forêts et à augmenter la mobilisation du bois est
l'obligation, pour tout propriétaire de plus de 25 hectares, de
se doter d'un
Plan simple de gestion (PSG) agréé par le
Centre régional de la propriété forestière
(CRPF).
« C'est en quelque sorte la carte d'identité de la
forêt qui nous renseigne sur sa localisation, ses essences ou
encore sa surface », précise Jacques Cros. Mais surtout,
le PSG référence l'ensemble des travaux
nécessaires pour la gestion durable de la forêt
prévus sur les dix ou les vingt années
précédant son acquisition. « Nous avons de l'or
vert, il nous faut puiser dedans pour nos besoins immédiats et
en laisser sur pied pour les générations futures »,
conclut-il. [
http://www.lamontagne.fr ]
 | Wind Days 2011 :Durant les
Wind Days 2011, les Français étaient invités à rencontrer les experts
de l'énergie éolienne et à se rendre sur les sites éoliens où sont
organisées de multiples activités, pour en apprendre plus sur cette
énergie renouvelable. Ils pourront ainsi bénéficier de rencontres sur
les formations et les métiers de l'éolien, avec les différents acteurs
de la filière. Des activités ludiques et pédagogiques seront proposées
dans les parcs éoliens : présentations sur sites proposées par des
professionnels, atelier de sensibilisation aux énergies renouvelables,
ascensions d'éolienne à gagner, construction de mini-éoliennes?
3
610 éoliennes sont installées sur l'ensemble du territoire français, et
leur production électrique représente une part croissante dans le mix
énergétique français. En 2020, elle couvrira 10% de nos besoins en
électricité. L'énergie éolienne est en mesure de produire de
l'électricité propre et durable en quantité importante. Cette forme
d'énergie joue un rôle clé dans la lutte contre le réchauffement
climatique puisqu'elle se substitue à des moyens de production
utilisant des énergies fossiles. Le secteur éolien est aussi un secteur
industriel et économique en forte progression, qui contribue à la
création d'emplois sur le territoire. [ http://www.francematin.info ] |