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2018 : 2018 sera une année cruciale car les objectifs de réductions
                                                d’émissions de  gaz à  effet  de  serre  pourraient  être  revus à la
                                                hausse par les pays développés. Certains pays comme l’Allemagne
                                                ont ainsi annoncé leur plan pour 2050 (réduction des émissions de
                                                80 à 95% par rapport à 1990).

                                                Une plateforme des stratégies 2050 a d’ailleurs été créée. Côté
                                                financement,   si   la   dotation   de   l’enveloppe   de   100   milliards
                                                progresse, les discussions sur les modalités d’utilisation des fonds
                                                demeurent difficiles.


            Les Etats ne sont pas toujours d’accord sur les priorités à donner à l’atténuation, ce que demandent les pays
            développés, ou à l’adaptation, exigence des pays en développement qui, pour la plupart, affrontent déjà les
            conséquences des changements climatiques.
            Le PNUE rappelait dans un rapport publié juste avant COP 21 que nous sommes, pour le moment,  sur une
            trajectoire d’augmentation de la température de 2,9 à 3,4°C d’ici la fin du siècle. C’est insuffisant.

            Les délégués de la COP 22 se sont mis d’accord sur 2018 comme date de finalisation des règles de mise en
            œuvre de l’Accord de Paris. «On sonne la fin de la récré en 2018, avec en plus un premier bilan des
            actions»,   a   détaillé   Laurence   Tubiana,   ambassadrice   chargée   des   négociations   sur   le   changement
            climatique pour la France et «championne du climat» des Nations unies. Le texte, entré en vigueur début
            novembre de façon anticipée, est en effet un cadre global qui doit être traduit dans les faits.
            «La feuille de route est assez claire pour les deux prochaines années», décrit le négociateur malien Seyni
            Nafo, chef de file des pays africains dans la négociation. Certains groupes de pays, comme les PMA (Pays
            les moins avancés, soit 48 nations), poussaient pour une adoption de ces règles un an plus tôt, en 2017.
            Mais c’est donc la COP24 qui sonnera l’heure de vérité de l’Accord de Paris. A cette occasion également, les
            Etats devront présenter des plans climat nationaux, et être plus ambitieux dans leurs engagements en
            matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour l’instant insuffisant

                                                 2050 : La COP 22 a tout de même accouché d'une « plateforme
                                                 des stratégies 2050  », ou, de son nom anglais, 2050 pathways.
                                                 Outre 22 États, elle réunit 15 grandes villes, 17 régions et 196
                                                 entreprises. Ses signataires s'engagent à réduire à terme leurs
                                                 émissions   de   carbone.   Ce   n'est   donc   qu'un   vœu   pieux   mais
                                                 l'initiative a le mérite de prendre en compte le fait que les États, à
                                                 eux seuls, ne pourront pas tout faire. Les entreprises ont leur mot à
                                                 dire et celles qui s'engagent montrent aux autres qu'investir dans
                                                 les technologies à bas carbone est une bonne idée.
            Washington   a   dévoilé   pendant   la   COP  22   un   plan   prévoyant   une   réduction   drastique   des   émissions
            américaines de 80% en 2050 comparée à 2005. Le testament de l’administration Obama.
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