Jeudi 25 mars : La taxe carbone ouvre le 34e congrès de FNE
Ce matin s’est ouvert le 34e congrès de
France Nature Environnement,
dédié à l’économie, en
présence de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat
à l’écologie. La taxe carbone était
évidemment dans tous les esprits.
Après les discours d’ouverture de Pierre Cohen,
député-maire de Toulouse, puis de Martin Malvy,
président du Conseil Régional de
Midi-Pyrénées, Sébastien Genest, président
de France Nature Environnement a prononcé son discours
d’inauguration. Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat
à l’écologie, s’est également
exprimée face aux associations de protection de
l’environnement.
Ne pas perdre le fil du Grenelle
Sébastien Genest, président de FNE : « Le Grenelle
a amené des conclusions qui sont des pistes nécessaires
à mettre en œuvre très rapidement. Il est urgent
d’agir au niveau national comme au niveau local. Ce n’est
pas une révolution écologique, mais il donne des pistes
structurantes. »
Face aux militants de FNE, Chantal Jouanno a réaffirmé sa
fidélité au Grenelle. « Je resterai fidèle
au Grenelle, c’est un engagement collectif que nous avons pris.
»
Taxe carbone
Sébastien Genest, président de FNE, est revenu sur la
taxe carbone. Il a souligné que la fiscalité
écologique reste indispensable. Le projet d’une
contribution climat énergie, notamment, ne doit pas être
écarté. « La taxe carbone, qui a notre niveau,
était une idée que nous avons défendue, sous la
forme d’une contribution climat énergie, a
été revue, modifiée et de façon quasi
inévitable, incomprise. Elle est remise en cause
aujourd’hui. Mais l’idée de cette contribution
climat énergie ne doit pas être abandonnée. »
Chantal Jouanno a attribué l’échec de la taxe
carbone au manque de concertation qui l’a accompagnée.
« La véritable erreur, à mes yeux, est de ne pas
avoir travaillé ce texte avec tous les acteurs
représentatifs de la société, comme nous
l’avions fait pour le Grenelle. »
Repenser intégralement notre économie
Sébastien Genest : « Notre modèle économique
est à bout de souffle, d’un point de vue social et
économique. Nous devons reprendre les fondamentaux : une
économie qui est un outil de l’humanité, au service
de l’humanité et non pas l’inverse. La crise
exacerbe les travers de notre économie. »
Ne soyons pas carbono-centrés
Sébastien Genest : « Nous devons arriver à une
économie décarbonée, mais aussi à un point
de vue qui ne soit plus carbono-centré. Nous devons avoir
à l’esprit que la biodiversité et
l’environnement ont une vraie valeur. »
Et de conclure : « Nous devons repenser notre économie, et
c’est l’objet de ces deux jours de congrès. »