Biodiversité


Le maintien de la biodiversité , diversité naturelle des organismes vivants (écosystèmes, espèces, populations, gênes) est une composante essentielle du développement durable.

Pourtant, et malgré l’engagement des Etats dans la Convention de Rio de faire de la protection et de la restauration de la biodiversité une priorité, la Conférence de Nagoya en 2010, année internationale de la biodiversité , a reconnu l’échec de l’objectif international de stopper la régression de la biodiversité avant 2010. Au contraire, le déclin de la biodiversité s’accélère, et sans des actions fortes et urgentes et en poursuivant sur le rythme de ses dernières années, 11 % des espaces naturels encore existants en 2000 auront disparu avant 2050, et près de 40 % des sols seront convertis à l'agriculture intensive. Près de 60% des récifs coralliens pourraient disparaitre d’ici 2030 du fait du blanchiment des coraux, de la surpêche, ou encore de la pollution.

La préservation de la biodiversité n’est pas uniquement une question environnementale ou éthique, loin de là : la perte des services écosystémiques fournis par cette diversité a des impacts économiques, sociaux, alimentaires, sanitaires, déstabilisateurs pour l’ensemble de l’équilibre de la planète et de ses habitants.
Réaffirmons  sans cesse la valeur intrinsèque de la diversité écologique, la génétique, le social, l’économie, la science, l’éducation et l’esthétique ainsi que son rôle dans le développement durable.

Les Nations Unies conviennent de la gravité des pertes et dégradation de la biodiversité mondiale, et insistent sur ses conséquences : la perte des services écosystémiques affectent la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau, la santé des populations pauvres notamment rurales et autochtones, des générations présentes et futures.

Les Etats considèrent que le savoir traditionnel, les innovations et pratiques des communautés autochtones et locales jouent un rôle majeur dans la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité . Les Nations Unies réitèrent leurs engagements à atteindre les trois objectifs de la Convention sur la biodiversité biologique (CDB) et appellent à des actions urgentes qui permettent effectivement de ralentir, stopper et inverser la perte de biodiversité . Dans ce contexte, est affirmée l’importance de la mise en œuvre du Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020 et de ses objectifs, adoptés à Nagoya.

Cette Conférence a également permis l’adoption d’un Protocole, sur l’accès aux ressources génétiques et au partage juste et équitable des bénéfices tirés de leur utilisation. Les Parties membres de la CDB sont invités à signer, ratifier ou intégrer le Protocole de Nagoya afin d’assurer son entrée en vigueur le plus rapidement possible.
Il s'agit maintenant d’augmenter le niveau de financements , provenant de sources multiples, afin de soutenir la biodiversité , notamment dans les pays en développement.

Des considérations sur les impacts et bénéfices sociaux-économiques de l’utilisation durable de la biodiversité devraient être inclus dans les programmes et politiques à tous les niveaux, en accord avec les législations, les priorités et les circonstances nationales. Dans ce sens, les Nations Unies encouragent les investissements, via les incitations et politiques appropriées, en faveur de la conservation et préservation de la biodiversité et des écosystèmes, en accord avec la convention et les autres obligations internationales.

Des partenariats, la coopération et l’échange d’information, dans le contexte de la Décennie des Nations Unies pour la biodiversité biologique 2011-2020, doivent être développés afin d’encourager tous les acteurs à la conservation et l’utilisation durable des ressources biologiques, et le partage équitable et juste des bénéfices de leur utilisation.

Rest à développer des législations et des mesures administratives afin d’assurer les droits des pays d’origine des ressources génétiques, particulièrement les pays en développement.

L’importance de la Convention sur le commerce international des espèces menacées de la faune et de la flore sauvage est rappelée, ainsi que les impacts du trafic illicite d’espèces. Dans ce sens, des coopérations internationales devront être mises en place, ainsi que des bases de données sur les espèces en voie de disparition.

Les Nations Unies saluent la mise en place de la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, et l’incitent à commencer son travail au plus tôt.