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Affiches de la Société Générale : Le collectif d'urgence sociale et climatique Bizi! a revendiqué par communiqué de presse une opération de détournement des affiches de la Société Générale, pour ses "financements irresponsables". Les activistes altermondialistes basques du collectif d'urgence sociale et climatique Bizi! n'ont pas souhaité que cet acte nocturne passe inaperçu, en revendiquant par communiqué de presse le détournement des affiches de la banque Société Générale. Au slogan officiel "Rien n'est plus beau que l'esprit d'équipe", plusieurs supports promotionnels urbains aux alentours de Bayonne sont désormais recouverts d'un bandeau où l'on peut lire : "Nucléaire, charbon, sables bitumeux : changeons de banque, changeons les banques !"
"La Société Général est irresponsable !" souligne ensuite le travail de détournement des visuels où les personnes qui y figurent se sont retrouvées affublées de masques à gaz.
Ce détournement, explique le communiqué de Bizi!, a pour objet de dénoncer des "financements irresponsables" du groupe bancaire, et cherche à "appeler les citoyens à choisir une banque plus éthique".
"La Société Générale finance en fait des projets socialement et écologiquement irresponsables, dans les industries du nucléaire civil et militaire, des sables bitumineux, des agrocarburants, ou du charbon... des industries qui nous précipitent vers une fuite en avant technologique", précise le collectif, qui exige de quatre établissements bancaires français "d'adopter des politiques de financement socialement et écologiquement responsables".
Des "banques responsables, notamment le Crédit Coopératif et la Nef" existent, rappellent les activistes, dans la droite ligne d'une action précédemment menée à la BNP en octobre dernier : les militants avaient investi les locaux de la succursale de Bayonne-centre un samedi matin, afin de "décontaminer" les investissements radioactifs de cette banque.  [ http://www.eitb.com  ]

Amis de la Terre : Les Amis de la Terre étaient présents aux Assemblées de Printemps de la Banque mondiale les 16 et 17 avril 2011 pour continuer à demander que la Banque réoriente ses financements vers les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique au profit des populations les plus pauvres. Les ressources énergétiques jouent un rôle crucial dans le développement économique et la réduction de la pauvreté. La fourniture de services énergétiques, notamment pour les pauvres, contribue à la réalisation des objectifs de développement pour le Millénaire.
Sans ressources énergétiques, il est impossible d’assurer la croissance économique et de faire reculer la pauvreté. L’énergie est importante pour tous les secteurs de l’économie : elle permet le transport des personnes et des marchandises et fournit l’électricité nécessaire pour les activités industrielles, commerciales et agricoles, ainsi que pour les services sociaux essentiels tels que l’éducation et la santé. De nombreux pays en développement accusent cependant un déficit énergétique qui handicape les entreprises et freine la croissance. Des centaines de millions de ménages restent tributaires des combustibles solides pour la cuisine et le chauffage et n’ont pas accès à l’électricité. Ces ménages - en particulier les femmes et les enfants – sont dangereusement exposés à la fumée et n’ont aucun moyen d’améliorer leur revenu.
Une copie fuitée de la première version de la nouvelle Stratégie Energie de la Banque mondiale révèle que malgré de belles déclarations, la Banque mondiale s’engage dans un modèle de « business as usual », centré sur les projets de très grande échelle, incluant le financement des énergies fossiles et de grands barrages. La Stratégie, une fois votée, guidera les investissements de la Banque pour les dix prochaines années. En l’état, elle conduirait au financement de projets aux conséquences dramatiques pour le climat et les populations les plus pauvres. Alors que le Comité pour l’efficacité du développement (CODE) de la Banque mondiale se réunit aujourd’hui pour examiner cette Stratégie Energie, les Amis de la Terre demandent que celle-ci soit profondément revue afin que le texte final permette réellement d’améliorer l’accès à l’énergie des plus pauvres et la transition vers des modèles énergétiques basés sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.


Argent liquide  [ Planète Terra ]

À nous les banques : En 2011, alors que les gouvernements en Europe et ailleurs continuent de faire payer les coûts de la crise économique à leurs populations, et que dans le même temps, les banques recommencent à enregistrer des bénéfices records, arrosant généreusement leurs traders de bonus mirobolants, Attac France lance une grande campagne visant à réaffirmer les exigences citoyennes face aux dérives du système bancaire.  Pourquoi ? Car en tant que banques d'affaires, elles pratiquent des activités de spéculation pour compte propre qui les mettent largement en danger, menaçant par là leurs activités de banques de dépôts. Car en finançant des industries polluantes et nauséabondes, elles utilisent notre argent à des fins malsaines, nuisibles aux générations futures et aux populations du monde entier.          


Car en pratiquant l'évasion fiscale, elles privent les finances publiques de fonds considérables, justifiant l'étouffement grandissant des services publics.
Néanmois, et en dépit de tous ces travers, elles jouent un rôle crucial et indispensable dans la vie économique. Car l'attribution du crédit c'est comme la circulation du sang dans l'organisme : une nécessité vitale.

Pour rappel, lors de la crise de 2008 il a fallu sauver les banques pour éviter l'effondrement brutal de l'économie, l'explosion du chômage et de la misère.

Aujourd'hui, après avoir été remises à flot par l'afflux d'argent public, les banques affichent des profits considérables ; au point que certaines n'hésitent pas à spéculer sur les dettes souveraines des Etats qui présentent des faiblesses, justifiant le choix de l'austérité pour certains d'entre eux. Une austérité dont le poids sera assumé par les populations.
Il est donc grand temps de repenser le fonctionnement du système bancaire et plus que jamais nécessaire de contraindre les banquiers à travailler pour la société... et non l'inverse. [ http://www.france.attac.org ]

Bancaires [ Produits  ]  en faveur de l'environnement : France Nature Environnement, la fédération française des associations de protection de la nature et de l'environnement, s'est associée avec le Crédit Coopératif pour lancer en mars 2005 deux produits bancaires en faveur de l'environnement : la Carte et le Livret « Agir c'est dans ma nature ». La Carte Agir est une carte bleue Visa solidaire : lors de son attribution, le Crédit Coopératif verse 3 euros à France Nature Environnement puis 6 centimes d'euro à chaque retrait effectué au distributeur. Le Livret Agir est un livret bancaire de partage, rémunéré à 3%, dont la moitié des intérêts annuels est reversée directement à l'association. Les dons issus de ces produits alimentent le Fonds National d'intervention de France Nature Environnement, pour aider les associations de protection de la nature à financer leurs actions.     
Les banques sont, de par leur position de gestionnaire officiel de l’argent, des opérateurs incontournables des « marchés financiers » ; des acteurs économiques essentiels qui, par le choix des prêts qu'elles financent, ou par le fait d’être actionnaire de telle ou telle société, détiennent un énorme pouvoir sur l'entreprise humaine et son orientation sociale, économique, écologique ; des acteurs du système de la Dette du Tiers Monde...En France, certains établissements bancaires proposent des fonds éthiques, dont l’argent est placé dans des entreprises reconnues pour leurs engagements sociaux et écologiques : sont donc exclues les secteurs de l’armement, du tabac, de l’alcool, ou du nucléaire. Des banques telles que la Caisse d’Epargne, le Crédit Lyonnais, la Crédit Mutuel, le CCF, proposent ainsi aux particuliers différents placements éthiques : livrets, CODEVI, FCP, comptes à termes, OPVCM, assurances vie, …Pour choisir les entreprises les plus engagées, les gestionnaires de fonds éthiques font appel à des agences de notation telles que Vigeo ou Core Ratings, ou investissent dans des entreprises faisant partie d’indices boursiers liés au développement durable (comme le DJSI, Dow Jones Sustaibility Indexes);;La rentabilité attendue de tels produits et les risques éventuels sont également très divers. Il y a lieu de s'informer également sur l'existence et le sérieux de labels éthiques dont ils se prévalent, et sur la façon dont la conformité de l'utilisation des fonds aux objectifs annoncés est contrôlée. On peut aussi se demander ce que vaut la démarche consistant à vendre ici un produit se réclamant de l'éthique, de la solidarité, et là des produits qui en sont dénués ?
CEE Bankwatch Network  Les membres , en provenance de 11 pays de l'Union Européenne , constituent un réseau en charge de la surveillance des activités des insitutions financières
Engagement du Secteur des Assurances en Faveur de la Protection de l'Environnement
FTSE4Good  est un index pour les investissements socialement responsables élaborée par le FTSE (société spécialisée dans l'indexation des entreprises). Les index portent sur l'Angleterre, l'Europe et les Etats-Unis.
Le secteur bancaire et l’environnement


Banque : Du choix de la banque aux produits financiers dans lesquels vous placez votre épargne, en passant par les éco-prêts pour la rénovation écologique de votre logement, les factures électroniques et même le ticket des distributeurs automatiques de billets, voici de quoi faire travailler votre argent; à changer le monde !
                                                                                                                                                                                                                                                                                        
Votre banque est-elle bonne pour l'environnement ? Et votre argent ? On pense souvent que les banques ont peu d'impacts sur l'environnement, en tant que sociétés de services. Ou que leur impact se résume à leur consommation directe d'énergie, de papier, d'encre et de matériel de bureau. Et pourtant… C'est oublier que l'argent des banques (et donc en partie le vôtre) sert indirectement à financer des projets qui ont eux des impacts directs sur l'environnement et la santé : infrastructures pétrolières, industries chimiques, autoroutes, etc.Votre banque a donc une  véritable influence, à travers la manière dont elle place l’argent , à travers les entreprises qu’elle finance, et les conditions qu’elle impose lorsqu’elle accorde un prêt à un projet industriel. A un niveau plus local et quotidien, votre banque peut aussi agir en vous proposant, à des taux intéressants, des produits de placement et des prêts permettant de financer des projets à vocation écologique et solidaire : entre l'épargne solidaire, l'investissement social responsable (ISR) et les prêts "verts" pour faire des travaux ou consommer écologique, le choix ne manque plus.
  [ http://www.mescoursespourlaplanete.com ]

Banque : Politique environnementale du Groupe Société Générale  [ Semaine du developpement durable]
Banque : Semaine du développement durable  [ Semaine du developpement durable]
Banque de proximité / BPCE  [ Semaine du developpement durable]
Banque Polulaire : Semaine du Développement Durable  [ Semaine du developpement durable]
Banque Populaire du Sud : Offre DD [ http://www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr ]
  

 [ http://www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr ]    

Banque / Le Sud veut casser la banque  [ Planète Terra ]

Banque alternative
: Il n’existe pas encore en France de banque véritablement alternative, c'est à dire : dont toute l'activité financière soit conditionnée en priorité par des choix éthiques et qui permettrait que l'encours des finances des ménages contribue non pas à la spéculation et à l'économie du profit maximum, mais à une finance socialement responsable.  La NEF est une société financière qui soutient des projets concernant l'insertion ; sociale, le relogement de personnes en difficultés, la création d'emploi, l'écologie, les énergies renouvelables, le commerce équitable, l'agriculture et l’alimentation biologiques, etc.. . La transparence comptable est la règle, et la liste des prêts est publiée.
Le label FINANSOL est attribué à la plupart de ses produits. Son capital, apporté par quelques 5000 sociétaires, ne lui permet pas d'obtenir le statut de banque (30 millions de francs sur les 45 nécessaires). Elle peut en revanche gérer des comptes à terme
éthiques classés par domaine et d'une durée supérieure ou égale à 2 ans. La souscription minimum de 3 parts sociales (soit 90 Euros) est le droit d'entrée et donne une voix aux assemblées générales (un sociétaire, une voix).
Afin de pouvoir gérer des dépôts à court terme, la NEF s'est associée avec la banque du Crédit Coopératif [ La Banque du Crédit Coopératif (BFCC) est la banque des coopératives, des SCOP, des comités d'entreprise et des mutuelles, donc naturellement orientée vers l'économie locale et coopérative. Elle a ouvert récemment ses services aux particuliers. Outre le partenariat avec la NEF et la Caisse Solidaire Nord-Pas-De-Calais, qui dénote une orientation différente, elle offre des possibilités de livrets d’épargne éthique. A la différence d'autres banques mutualistes comme le Crédit Mutuel ou la Caisse d'Epargne, elle n'a pas d'implantations dans les paradis fiscaux. ] pour offrir par son intermédiaire des services bancaires classiques : compte courant NEF (avec chéquier et carte bleue), livret NEF, un PEP NEF (Plan d'épargne populaire)
La Nef - 114 bd du 11 novembre 1918 - 69626 Villeurbanne cedex - T : 0 811 90 11 90 http://www.lanef.com

Banques : La ville de Montmagny met en concurrence les banques pour les contrats d'emprunt


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Banque responsable :  Une banque responsable c'est : une banque qui réduit l'impact direct de son fonctionnement (consommations d'énergie, de papier, transports, bâtiments, etc), qui n'investit pas dans des projets avec des conséquences néfastes sur l'environnement ou la société , qui propose des prêts dédiés aux investissements pour faire des économies d’énergie (énergie renouvelable ou isolation dans le bâtiment par exemple) ou acheter des produits écologiques, voire qui offre des produits permettant de financer des projets sociaux ou environnementaux innovants. Si ces pratiques restent encore très peu répandues, certaines banques se distinguent nettement
La Nef, société financière coopérative, hébergée par le Crédit Coopératif, octroie 100% de ses financements pour des projets écologiques, sociaux ou culturels.
Le Crédit Coopératif est pionnier sur les prêts et épargnes à vocation sociale et solidaire.
La Banque Populaire est pionnière sur les prêts en faveur de l'habitat écologique.
Pour savoir ce que fait votre banque et comparer, pensez à consulter les guides qui ont vu le jour récemment :
Le guide "Environnement : Comment choisir ma banque ?"(2007) publié par les Amis de la Terre avec la CLCV.
Les rapports des Amis de la Terre : "Banques françaises : épargnez le climat !"  sur les politiques environnementales des banques (2005), et "Banques françaises : banques fossiles", sur les impacts des banques sur le climat et le secteur énergétique (2007).
  [ http://www.mescoursespourlaplanete.com ]

Banque responsable: c'est quoi ?
Le collectif "Sauvons les riches" a lancé un site (Jechangedebanque.org) invitant les internautes à changer d'établissement bancaire... pour se tourner vers des banques "responsables" ou "éthiques".Il souhaite offrir un écho à l'appel au bankrun inspiré par Eric Cantona et relayé par des dizaines de milliers d'internautes.
Et fait sur son site un top 3 des banques qu'ils estiment respectables, en terme de politique d'investissement et de présence dans les paradis fiscaux.
Au fait, qu'est-ce qu'une banque éthique ? Que me propose-t-elle ? Et où en trouver une si je veux devenir client ?

Jechangedebanque.org cite la Banque Postale comme étant "le plus éthique des grands réseaux bancaires" parce qu'elle n'effectue pas de "sélection de ses clients" et n'est "pas présente dans les paradis fiscaux". Autre avantage : elle a des agences partout en France, au plus près des clients.
Mais le site met en avant deux autres organismes plus spécifiques : la Nef (nouvelle économie fraternelle) et le Crédit coopératif, qui se définissent elles-mêmes comme des "banques éthiques".

La Nef
Qui ? Fondée en 1988, compte 27.000 clients-sociétaires. Elle finance des projets "tournés vers la culture, le social ou le développement durable", nous dit le service com'.
Où ? L'organisme ne compte que 4 bureaux en France (Paris, Nantes, Toulouse et Lyon). La plupart des opérations se gèrent via Internet ou par correspondance. "Cela fait 20 ans que ça marche", nous assure néanmoins la Nef.
Quoi ? Elle offre de l'épargne à terme : des livrets sur lesquels l'argent est bloqué pour 25 mois minimum, pour un taux d'intérêt de 1,5 à 3,5%. Elle propose des comptes courants, avec carte bleue et chéquier. Pas de prêts à la consommation mais des prêts immobiliers, à la condition expresse que le projet corresponde à des normes environnementales définies par la Nef.

Le Crédit coopératif
Qui ? Son histoire remonte au XIXème siècle mais c'est depuis la fin des années 1980 que le Crédit coopératif a ouvert son activité à tous les clients, rappelle Alternatives Economiques. Il comptait 320.000 clients en 2009. Depuis 2002, il fait partie du groupe BPCE (Banque Populaire - Caisse d'Epargne).
Où ? Il existe 71 agences selon le site de la banque.
Quoi ? Le Crédit coopératif offre tous les services bancaires classiques, à savoir comptes courants, plans d'épargne, prêts immobiliers...

Ces deux banques affirment suivre une règle simple : faire le lien directement entre emprunteurs et épargnants, sans passer par les marchés financiers et leurs produits "toxiques", comme leurs concurrentes.Elles prônent deux autres principes, fondamentaux selon elles : la transparence et la démocratie.
"On ne prône pas une morale unique, chacun peut avoir la sienne. Mais tous les épargnants à la NEF peuvent savoir où va aller leur argent", assure le président de la Nef à Libération. "Tous les ans, nous publions un rapport sur les projets que nous finançons pour que nos sociétaires sachent à quoi sert l'argent qu'ils ont placé chez nous", renchérit le service com', joint par Le Post.
Contactée par Le Post, l'association contre les abus bancaires européennes (ACABE) reconnaît qu'elle n'a "jamais été contactée par des clients mécontents" de ces banques, tout en rappelant qu'elles ne comptent qu'un faible nombre de clients.

Et les banques coopératives alors ?
Comme le Crédit coopératif et la Nef, 4 autres banques françaises proposent à leur client d'acheter des parts sociales pour devenir "sociétaire" et participer à la prise de décision : les Caisses d'épargne, les Banques Populaires, le Crédit agricole et le Crédit mutuel.
Mais elles ne sont pas pour autant considérées comme "responsables". "Le statut ne suffit pas", explique au Post Marc Canfin, eurodéputé Europe Ecologie-Les Verts, soutien du projet Jechangedebanque.org.
Elles ont d'ailleurs été pointées du doigt pendant la crise pour avoir "voulu imiter les banques du secteur privée" et en prenant "des risques inconsidérés qui les ont fragilisées".  [ http://www.lepost.fr ]

Banques et armement
Banques et changements climatiques : Citibank participe actuellement au financement du projet le plus destructeur pour le climat aux USA : une proposition scandaleuse du géant de l’énergie TXU visant à construire 11 centrales au charbon au Texas. Citibank forme avec Morgan Stanley et Merrill Lynch un groupe prêt à investir les onze milliards de dollars nécessaires au projet TXU. Ces centrales au charbon produiront chaque année plus de gaz à effet de serre que quatorze millions de nouvelles voitures sur les routes américaines, comme l’annonce l’organisation environnementale américaine Rainforest Action Network (RAN) sur son site web.
Avec d’autres organisations, RAN s’intéresse de près au dossier des centrales au charbon de TXU. L’organisation veut empêcher la construction des nouvelles centrales électriques et se concentre sur ses financeurs par le biais d’actions confrontatives. Selon le groupe d’action pour l’environnement, ces financeurs portent également la responsabilité de l’émission de 78 millions de tonnes de CO2 que produiront les nouvelles centrales texanes. Ces émissions sont énormes et correspondent à environ sept fois les réductions de CO2 auxquelles la Belgique doit parvenir dans le cadre du Protocole de Tokyo. Selon ce protocole, d’ici à 2012, la Belgique doit diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 7,5% par rapport au niveau de 1990.
La campagne du Rainforest Action Network contre TXU est un exemple de campagne pour le climat qui se concentre également sur les financeurs de projets nuisibles pour l’environnement. La constatation que la politique d’investissement de certaines institutions financières est en complète opposition avec les efforts tellement nécessaires au niveau climatique pousse de plus en plus de groupes de défense de l’environnement à l’activisme financier. Ainsi, Platform, Milieudefensie et les Amis de la Terre (pensez à l’action « éteignons la lumière pendant cinq minutes ») ont initié des campagnes centrées sur le climat dans le cadre desquelles ils interpellent les financeurs sur leur politique d’investissements nuisibles à l’environnement. Tout comme Netwerk, ces organisations sont membres de l’organisation internationale Banktrack.
  [ http://www.mescoursespourlaplanete.com ]


Banques et droits humains : La campagne ‘Mon argent. Sans scrupules ?’ de Netwerk Vlaanderen exige que les groupes bancaires mettent un terme à leurs investissements dans des violations graves des droits humains. En outre, Netwerk Vlaanderen exige que les groupes bancaires communiquent de manière ouverte et claire leur politique en matière de droits humains et autorisent un contrôle externe de cette politique.
Parce que les investisseurs et les épargnants ne peuvent pas juger du profil de leur groupe bancaire en matière de droits humains sans informations claires, Netwerk Vlaanderen demande aux groupes bancaires
Vous trouvez que les banques doivent respecter les droits humains avec l'argent que vous leur confiez ? Envoyez une lettre a votre banque!
En outre, cette transparence ne doit pas être qu'une façade : les groupes bancaires doivent dire ce qu'ils font et faire ce qu'ils disent.
Ce sont les gouvernments des différents états, et donc aussi le gouvernement belge, qui ont signé la Déclaration universelle des Droits de l'Homme. Ils doivent donc la respecter et veiller à ce que les résidents de leur pays respectent les droits humains.
  [ http://www.mescoursespourlaplanete.com ]
Banques : Plus révolutionnaire que l'appel d'Eric Cantona : changer de banque
Et plus efficace, à en croire le monde de l'économie solidaire. Que ce soit en matière d'éthique, d'environnement ou tout simplement de coût, les alternatives ne manquent pas.
L'appel d'Eric Cantona à retirer son argent des banques a relancé le débat sur la façon dont chaque citoyen-consommateur peur peser sur le monde de la finance. L'eurodéputé Pascal Canfin (Europe Ecologie-Les Verts) et le collectif "Sauvons les riches" ont ainsi lancé un site, jechangedebanque.org, afin d'aider la migration vers une banque plus responsable. "Nous préférons que nos économies soient gérées par des banques qui investissent l'épargne localement, ne participent pas au casino financier, refusent d'être présentes dans les paradis fiscaux et de verser des bonus indécents", affirment les fondateurs du site.
Trois banques font l'objet d'une recommandation : la Nef, suivie du Crédit coopératif, puis de la Banque postale. Le site publie également un mode d'emploi des formalités à accomplir.
Même démarche du côté de l'association Attac, qui appelle les citoyens à "favoriser l'émergence de banques alternatives, solidaires et écologiquement responsables", et recommande le guide préparé par "Les Amis de la terre". Cette association se fait le chantre de la "finance solidaire". Elle a réalisé un classement des banques en prenant en compte des critères environnementaux, ce qui l'amène à recommander elle aussi la Nef et le Crédit coopératif.
De son côté, le mensuel Alternatives économiques a mis en ligne une enquête qui met en lumière la forte implantation de BNP Paribas, du Crédit agricole, des Banques populaires et de la Société générale, dans les paradis fiscaux.
Ethique et environnement mis à part, les associations de consommateurs délivrent des conseils sur les pièges à éviter. C'est le cas de l'UFC-Que choisir, qui fait des recommandations en matière de frais bancaires. L'association nous apprend ainsi que la publicité du Crédit Mutuel, qui communique sur le fait que ses agents ne touchent pas de commission sur la vente de produits bancaires, est "à la limite de la publicité mensongère" puisqu'il existe des récompenses sous forme de chèques cadeaux.
L'UFC-Que choisir publie aussi son classement des tarifs bancaires (payant), tout comme l'association de consommateur CLCV, qui a réalisé un comparatif des tarifs région par région (gratuit). Les banques les moins chères ne sont pas les mêmes selon les régions. Ce sont toutefois la Banque postale, le Crédit agricole et la BNP qui sont le plus souvent citées. [ http://tempsreel.nouvelobs.com ]

Banques sous le contrôle des citoyens : Réponse à l'appel de Cantonna pour retirer son argent des banques, soutien à l'organisation d'une ONG chargée de développer un lobbying et une contre-expertise sur la règlementation financière, vote contre le financement de la faillite des banques…Alors que le G20 peine à règlementer la finance internationale, les citoyens se mobilisent de plus en plus pour exercer un contrôle sur les banques et le système financier.

« La crise financière nous a montré les dangers d’une absence de réglementation de la finance, et le lien entre le secteur financier et la société a été rompu. Il est temps non seulement de réparer ce lien, mais également que le secteur financier rende un peu de ce qu’il a pris à la société », voilà les mots qu’adressent 1 000 économistes prestigieux de plus de 50 pays -parmi lesquels Joseph Stiglitz, Paul Krugman ou, en France Jacques Attali- aux ministres des finances du G20 et à Bill Gates dans une lettre demandant l’instauration de la Taxe Robin des bois, autre nom de la taxe Tobin . Une initiative symptomatique d’un mouvement citoyen mondial qui demande à prendre une part de plus en plus active dans le contrôle et la régulation du système financier actuel. Ainsi, selon un sondage YouGov, organisé dans 6 pays européens et commandité par Oxfam, plus de 80% des personnes interrogées (de 82% aux Pays-Bas jusqu’à 90% en Espagne) estiment que les banques, les Hedge Funds - fonds de spéculation- et autres institutions financières ont pour responsabilité de réparer les dommages causés par la crise économique, liés à leurs activités. Et, au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Espagne et en Italie, la majorité soutien la création d’une taxe Robin des bois…
« Depuis le lancement de Finance Watch, je suis extrêmement frappé par le niveau de soutien citoyen que l’on nous a témoigné: nous avons reçu des milliers de mails venant de toute l’Europe pour nous encourager dans notre initiative. Et spontanément près de 1000 personnes sont venues discuter de régulation financière sur notre compte Facebook alors qu’il s’agit tout de même de sujets extrêmement techniques et austères », se réjouit Thierry Philipponnat. Cet ancien membre de la commission entreprise d’Amnesty International et ancien professionnel de la finance, est aujourd’hui chargé de coordonner la création de Finance Watch, une nouvelle ONG dont l’objectif est de développer une expertise et un plaidoyer européen pour améliorer la qualité de la règlementation financière. Créée à l’initiative de députés européens, avec en tête de proue Pascal Canfin, ex journaliste économique aujourd’hui membre d’Europe-Ecologie /Les Verts, l’organisation compte aujourd’hui une trentaine d’associations telles qu’Attac, les Amis de la terre, Nordic Financial Unions, le World Development Movement ou Transparency international. « De nouvelles ONG viennent frapper à notre porte mais nous refusons aussi certains membres qui pourraient se trouver dans un conflit d’intérêt, comme des professionnels en activité du monde de la finance. Par la suite, nous allons aussi créer un statut d’amis de Finance watch pour les citoyens qui, à terme, contribueront au financement de l’association dont le budget annuel est évalué à 2 millions d’euros », poursuit Thierry Philipponnat.

En attendant la création de ce lobby professionnel de la finance, qui n’a encore aucun équivalent en Europe, Les Amis de la Terre et Attac viennent de lancer une campagne pour « un contrôle citoyen des banques » explicitement intitulée « A nous les banques ! ». Lassées par les promesses non suivies d’effets des sommets internationaux comme le G20, les deux ONG ont rédigé et envoyé aux principales banques françaises un questionnaire d’une vingtaine de questions portant sur les prises de risques des banques, leur politique commerciale ou encore leur gouvernance, telles que : « A combien s'élève le total des bonus et stock-options distribués au titre des activités 2008, 2009 et 2010 ? » ou « Votre groupe bancaire a-t-il des filiales, ou participations dans des filiales, domiciliées dans les paradis fiscaux, selon l'indice d'opacité financière du Tax Justice Network ? » (voir document lié). Les deux ONG invitent les citoyens à s’en saisir et à les envoyer eux-mêmes à leur banque avant d’en analyser les résultats en mai. «  Nous voulons donner aux citoyens des outils pour exiger du système bancaire un comportement responsable », explique Thomas Coutrot, économiste et co-président d’Attac France, dans un communiqué. Lors d’un colloque de la Revue Durable sur les « Initiatives pour une finance globale durable », le 15 avril dernier, il développait : « les gens sont à fleur de peau et de plus en plus hostiles sur la question des banques. Ils sont en attente d’alternatives. Il nous faut développer les initiatives et la pression citoyenne sur les banques et gouvernement. »

En Islande, celle-ci s’est exercée dans les urnes. Le 9 avril, malgré la pression, notamment de l’Angleterre et des Pays-Bas qui menacent le pays d’un procès et de lui refuser l’entrée dans l’Union européenne, les Islandais ont une nouvelle fois refusé, par référendum, de payer 3,9 milliards d’euros (soit 12 000 € par habitant et hors intérêts, souligne Attac) pour la faillite des banques. Un vote qui peut être considéré comme « le seul débat démocratique ayant eu lieu pour savoir qui devait payer pour la crise financière », jugeait Eva Joly, la députée européenne d’Europe Ecologie les Verts,
candidate aux primaires de son parti pour la présidentielle, lors de ce même colloque. [ http://www.novethic.fr ]

Banquier fraternel  [ Planète Terra ]


Bond de l'investissement socialement responsable en 2010 : Les sommes placées dans des investissements socialement responsables (ISR) ont de nouveau connu une forte progression en 2010, leur total augmentant de 35% pour atteindre 68,3 milliards d'euros, selon l'étude annuelle publiée jeudi par le centre de recherche Novethic. L'ISR correspond à des placements éthiques sur des supports d'épargne (principalement actions, obligations, produits monétaires) dont les émetteurs intègrent, en plus des critères financiers traditionnels, des critères sociaux, environnementaux et de gouvernance (transparence des rémunérations et de la prise de décision par exemple).

La proportion de particuliers dans l'investissement socialement responsable n'a que peu évolué en 2010. Les investisseurs individuels pèsent 30% (31% en 2009) de l'ISR, contre 70% pour les institutionnels, selon l'étude de Novethic, filiale de la Caisse des dépôts (CDC).

La clientèle des particuliers est constituée principalement des investisseurs en gestion collective (fonds communs de placement) via les réseaux bancaires et d'assurance, et des épargnants salariés.
L'ISR en France pèse 68,3 milliards d'euros

L'enquête annuelle de Novethic sur le marché français de l'ISR mesure sa taille exacte, le rapport entre investisseurs particuliers et institutionnels, les parts respectives de l'épargne salariale, des fonds ISR et des mandats de gestion. Avec 68,3 milliards d'euros d'encours pour 2010, la croissance reste forte, de l'ordre de 35 %.




Le canal de l'épargne salariale a été beaucoup plus dynamique (+47%) que celui de la distribution directe par les réseaux bancaires et d'assurance (+22%). Le poids de l'ISR dans l'épargne salariale ne cesse de croître et représente désormais 18% des encours de l'épargne salariale diversifiée (hors actionnariat salarié).
Quant aux institutionnels, ils sont emmenés par les caisses de retraite et de prévoyance ainsi que les fonds de pension privés (28%), les fonds de retraite privés (26%) et les assureurs (23%). Les sommes investies sur des supports ISR le sont à 38% en obligations, à 29% en actions et à 33% en produits monétaires. [ http://www.cbanque.com

Carte bancaire : Certaines banques (rares !) poussent la démarche jusqu’à considérer le plastique dans lequel est fait la carte : ainsi, The Cooperative Bank, pionnière sur le marché britannique, a été la première à développer, dès la fin des années 90,  une carte de crédit fabriquée, non plus à base de PVC, mais dans un bioplastique dérivé de la fermentation du sucre et non de la pétrochimie (à l’époque, le coût de ce plastique était à peu près dix fois celui du PVC, ce qui explique peut-être que cette bonne pratique ne se soit pas répandue…)
                                                                                                                                                                                                                                                                                        
.Sinon, la grande nouveauté sur les cartes bancaires est l’arrivée en France, avec une nouvelle réglementation début 2008, des cartes affinitaires dont le principe est en gros le suivant : vous choisissez, en même temps que votre carte bancaire, une association qui vous est chère et dont le logo figure d’ailleurs souvent sur la carte, puis à chaque dépense, la banque verse, de manière indolore pour vous mais en votre nom, une petite somme prédéterminée à l’association en question. Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, certaines banques qui pratiquent la chose depuis longtemps, comme The Cooperative Bank en Angleterre ou CitizensBank au Canada, ont donné beaucoup d’argent aux causes choisies par leurs clients.
En attendant le développement en France des cartes affinitaires, le seul produit français dans cet esprit est la carte Agir du Crédit Coopératif pour lequel, à chaque retrait dans un DAB, la banque verse 0.06€ à l’association choisie par son client. En 2006, cette carte a permis le versement de 40 000 € (en hausse de 37% par rapport à 2005) à Action contre la Faim, AIDES, la Fondation des Energies pour le Monde, France Nature Environnement, Médecins du Monde, Surfrider Foundation et l’UNAPEI. Autrement dit : tous les avantages d’une carte bleue classique, la solidarité en plus.
  [ http://www.mescoursespourlaplanete.com ]


Actus des membres du Comité 21
Communication RSE des banques et assurances : Le 12 septembre 2012, Novethic a présenté son analyse sur la communication de 31 banques et assurances européennes sur quatre thèmes de la RSE : l’environnement, le social, la gouvernance et les produits et services qu’elles offrent. L’objectif était d’évaluer comment le secteur financier répond aux interrogations qu’il suscite depuis la crise. Si les entreprises étudiées ont une communication détaillée sur leur politique sociale ou la gestion de leurs impacts environnementaux directs, elles donnent beaucoup moins d’informations sur des enjeux de gouvernance sensibles comme la rémunération des dirigeants ou les paradis fiscaux. Pour en savoir plus, téléchargez l’étude Novethic "RSE et communication responsable : pratiques des banques et assurances européennes" et le rapport du CCFD-Terre Solidaire sur "les banques et les paradis fiscaux".                                                                                                           

Compte bancaire: D’après des études américaines, les reçus des distributeurs automatiques de billets représentent des quantités considérables de papier… immédiatement jetés après impression. Pensez à ne pas le demander si vous n’en avez pas besoin. Préférez les virements automatiques aux chèques à chaque fois que cela est possible, lorsque vous devez payer quelqu’un ou lorsque vous recevez de l’argent (en plus, vous serez payé plus vite et cela économisera aussi les transports nécessaires pour passer à la banque).
                                                                                                                                                                                                                                                                                        
[ http://www.mescoursespourlaplanete.com ]

Dieu dans tout ça : Tous les catholiques et autres pratiquants devraient forcement être de gauche ! Nul ne peut servir deux maîtres : « car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon ». Autrement dit, Dieu et la Richesse, car Mammon est l'ange de la richesse. Cet avertissement de saint Mathieu met en garde aussi bien contre la manière de gagner de l'argent, que la manière de le dépenser ! On ne peut pas aller à la messe le dimanche, faire preuve de charité chrétienne et ensuite aller tranquillement travailler dans une banque, être attaché commercial chez Coca Cola , écrire des articles faisant l’apologie de l’argent dans l’Express ou être un petit chef arbitraire sur un chantier !
Bien entendu on peut se donner bonne conscience en se disant que l’on n’est pas responsable de ce qui se passe en amont de nos décisions, mais « nul n'est plus aveugle que celui qui ne veut pas voir », et que par opposition aux mauvaises pratiques économiques comme le vol ou la fraude fiscale nous restons dans l'acceptable, nous respectons les règles. Mais quelles règles ? Celle fixées par Mammon ! Les règles de l’argent roi et du profit avant tout !

Tout croyant est en porte-à-faux avec sa foi, lorsqu'il s'agit de cautionner le système capitaliste en nourrissant les vautours de la finance. Il n'existe pas de bon croyant capitaliste qui aurait la Croix du Christ suspendue au-dessus de son ordinateur, puis qui irait se brancher sur internet pour placer son argent en bourse. Il n'existe pas non plus de bon croyant capitaliste qui va passer ses vacances à l'autre bout de la terre en profitant de la misère du pays pour passer un séjour de Pacha !
Donc, si vous êtes catholique et a fortiori pratiquant, vous êtes obligatoirement de gauche, sinon si vous êtes de droite c'est que vous n'avez pas tout compris dans les saintes écritures, ou que les capitalistes qui siègent à Rome vous ont mal expliqué, ce qui est remarquez le bien dans leur intérêt. A moins que vous ne vous mentiez à vous-même ! Mais là c’est du ressort de la psychanalyse.
« Dieu et la nature sont sagesse, le monde a de l'eau en quantité suffisante pour que chacun ait de l'eau, le monde a suffisamment de richesses et de terres pour produire de la nourriture pour la population mondiale, le monde a suffisamment de pierres pour construire afin que personne ne soit laissé sans habitat. Le monde possède assez pour tous, donc, mais dans les faits une minorité s'est appropriée les richesses du monde, une minorité s'est appropriée l'or de la planète, de l'argent, des richesses minérales, des eaux, des bonnes terres, du pétrole, de toutes les richesses donc, et a concentré les richesses entre quelques mains : moins de 10% de la population du monde est propriétaire de la moitié de la richesse du monde entier et … plus de la moitié des habitants de la planète sont pauvres et chaque jour il y a de plus en plus de pauvres dans le monde. » Hugo Chavez  [ http://2ccr.unblog.fr  ]

Education au développement durable : La CASDEN a soutenu le lancement et contribue au développement du site education-developpement-durable.fr ouvert fin 2010. Destiné aux enseignants de collèges et de lycées, ce site propose des outils pédagogiques gratuits en matière d'éducation au développement durable. Il s'enrichit de l'actualité et propose une approche thématique autour d'informations générales, études de cas, conseils pratiques rédigés par des enseignants et des inspecteurs académiques, diaporamas, vidéos, cartes, schémas...
Pour la CASDEN, banque coopérative des personnels de l'Education nationale, de la Recherche et de la Culture, ce projet éducatif entre dans le cadre de sa stratégie d'éducation au développement durable. C'est aussi une manière de sensibiliser ses sociétaires et les enseignants au développement durable et à les inciter à diffuser des comportements responsables auprès de leurs élèves.
Fanny Babin - Fanny.BABIN@casden.banquepopulaire.fr

Energie partagée investissement : Avec Energie partagée investissement, les citoyens français peuvent désormais soutenir le développement des énergies renouvelables (ENR) grâce à leur épargne. Une quinzaine d'acteurs des ENR et du secteur bancaire (Nef, Enercoop, Hespul, etc.) se sont réunis sur ce projet. Le fonds d'investissement financiera tout type de projet et vise ainsi à répondre à une demande sociale croissante des citoyens face aux énergies renouvelables. 
catherine@plus2sens.com - 06 11 17 36 19.





Etude RSE dédiée aux secteurs Banque, Assurance et Protection sociale : Il y a quelques semaines, Olivier Arroua, Co-fondateur et associé du cabinet de conseil Selenis, présentait les différentes applications de politique RSE des banquiers et assureurs. Le cabinet s’est longuement penché sur la question partant du principe que la Responsabilité Sociale des Entreprises devenait progressivement le paradigme managérial des années 2010, au même titre que les NTIC ont régné sur les années 2000. Suite à la conférence et devant l’engouement de ses collaborateurs et partenaires, le cabinet se lance dans une enquête approfondie dédiée à leur politique RSE !

Fort de sa connaissance des secteurs Banque et Assurance, Selenis lance sa première étude approfondie basée sur le respect de la Norme ISO 26 000 établie en novembre 2010, l’ISO ayant extrêmement bien défini la notion de « Responsabilité Sociétale des organisations » comme : « la responsabilité vis-à-vis des impacts des décisions et activités d’une organisation sur la société et sur l’environnement se traduisant par un comportement transparent et éthique… ».
Cette étude sera menée auprès des acteurs de référence des secteurs Banque, Assurance, Prévoyance, Mutuelles et Courtiers. Elle leur permettra d’obtenir un état des lieux de l’ensemble des applications de la politique RSE à tous ses niveaux : environnemental, social et économique.
Une fois les données rassemblées et analysées, Selenis communiquera les résultats de cette étude sous forme de livret à destination des acteurs de ces secteurs mais aussi des commentateurs et experts de la politique RSE. 
Au-delà du diagnostic…
Pour Selenis, ce nouvel axe de recherche est essentiel, car stratégique. Une politique RSE en permanence renouvelée et menée à bien permet d’actionner plusieurs leviers essentiels à ces secteurs, parmi lesquels :
Selenis souhaite pouvoir exploiter ces résultats afin de valoriser et mettre en avant les bonnes pratiques et les exemples innovants en matière de politique RSE et établir régulièrement les grandes tendances du marché dans ce domaine. Olivier Arroua : « Les banquiers et assureurs ont déjà, pour la plupart, de bonnes pratiques en matière de politique RSE, il ne faut pas noircir le tableau ; malgré tout, il reste encore beaucoup à faire en France… Comme pour toutes les évolutions importantes, ceux qui seront les mieux préparés gagneront une longueur d’avance, et profiteront d’un avantage important pour les années à venir. Le développement durable environnemental, social ou économique concerne tous les secteurs, mais celui qui a le plus à y gagner est sans aucun doute le secteur financier… ».  [  http://www.news-banques.com ]                                                                               

Exclusion bancaire : Notre mission est d'accueillir et d'accompagner des publics en situation de fragilité bancaire afin de les aider à retrouver une situation financière stable et équilibrée. Parcours Confiance vise les particuliers ainsi que les créateurs d'entreprises qui, en raison de leurs faibles moyens, n'ont pas les garanties suffisantes pour obtenir un financement adapté et ainsi réaliser leur projet de vie. Notre action s'articule autour de 3 axes :
  • un accompagnement bancaire individuel à partir d'un diagnostic financier approfondi
  • des conditions avantageuses comme par exemple un micro-crédit
  • un accompagnement social et pédagogique 

Factures par internet : Le conseil «éconologique» de Jean-Marc Lorach, auteur de Comment faire des économies…avec l'écologie!, (Éditions du Puits Fleuri). Les facturations par voie postale n'ont pas seulement un coût pour votre portefeuille, mais aussi pour la planète. Le circuit classique des factures et de leur règlement est en effet bien loin d'être neutre au plan écologique: papier, timbres, enveloppes, chèques ou T.I.P, encre, transports de courrier...
La production de papier, à elle seule, est déjà fortement émettrice de gaz à effet de serre. Sur la base de 2,5 pages en moyenne pour chaque facture avec ses annexes, et de deux photocopies pour son traitement, c'est environ une tonne de CO2 que peuvent produire 3 tonnes de factures. Afin de préserver l'environnement, mieux vaut donc demander que ces factures vous parviennent en ligne. En effet, 95% d'entre elles sont encore émises sur support papier, sans grande valeur ajoutée par rapport à la forme électronique. Il est urgent d'en dématérialiser la plus grande partie, au vu des importantes pollutions engendrées par l'industrie papetière et des coûts de gestion. La signature électronique permet aujourd'hui de garantir l'authenticité des factures et de leur contenu. Dans le même ordre d'idée, vous pouvez demander à ne plus recevoir de relevés bancaires par voie postale. La quasi-totalité des banques proposent en effet une consultation en ligne des comptes. La dématérialisation présente enfin des avantages écologiques, en ce qui concerne le règlement des factures.
La majorité des services publics vous offrent déjà la possibilité de vous acquitter par voie électronique (eau, électricité, gaz, impôts…). La preuve du paiement en ligne peut être facilement apportée en cas de contestation. Evidemment, vos règlements ne doivent pas être effectués les yeux fermés; il est absolument nécessaire de bien vérifier auparavant que le paiement proposé est totalement sécurisé.  [ http://www.lefigaro.fr ]

Finance solidaire européenne
: La Febea lance le projet Europe active afin de donner une plus grande visibilité à la finance solidaire européenne. La Fédération européenne de Finances et Banques éthiques et alternatives s'est associée au Comité économique et social européen pour démarrer ce projet, qui est d'ores et déjà soutenu par la présidence polonaise de l'Union européenne au deuxième semestre 2011. A l'occasion de la conférence inaugurale à Bruxelles, un Atlas des bonnes pratiques vient aussi d'être diffusé, comprenant à la fois des exemples d'outils financiers mis au point par les 24 membres de la Febea et d'entreprises solidaires qu'elles ont contribué à soutenir. A terme, la Febea voudrait faire évoluer le cadre législatif européen pour encourager les outils financiers qui servent l'inclusion sociale...L'appel lancé par Europe active demande en effet aux chefs d'Etat et de gouvernement :  « d'inscrire dans les traités européens cinq critères de convergence sociale comparables aux cinq critères de convergence financière inscrits dans le Traité de Maastricht ; de créer des conditions favorables pour le développement et le financement d'initiatives d'inclusion sociale en s'inspirant des bonnes pratiques développées depuis 25 ans par les banques éthiques et alternatives et de pérenniser les fonds attribués par le programme  Progress au-delà de 2013, et enfin d'élaborer une directive européenne centrée autour de l'inclusion sociale par la création d'emplois ». [ http://www.tessolidaire.com ]

Fonds éthiques : On parle d'Investissement Socialement Responsable lorsque le choix d'un fonds de placement financier repose sur des critères de performance sociale et environnementale des entreprises, sans occulter la performance financière. Certains fonds excluent totalement les secteurs de l'armement, du tabac, de l'alcool, etc. Pour choisir les entreprises, les gestionnaires de ces fonds font appels à des agences de notation spécialisées (Vigéo ou Innovest par exemple). Mais restez attentif, car l'émergence de fonds créés par les banques dans un but uniquement marketing peut rendre difficile le choix. Pour vous permettre de bien choisir, le site Novethic évalue les caractéristiques de chaque fonds et vous donne accès à toutes les informations financières utiles.                                                                                                                                                                                                  
Parmi les meilleurs :
Si vous préférez investir directement dans des actions, choisissez des entreprises figurant parmi les plus responsables de leur secteur (voir par exemple le classement utilisé par le Dow Jones) et dans tous les cas, investissez-vous vraiment : intéressez-vous aux pratiques de l’entreprise, assistez à l’assemblée générale des actionnaires, écrivez au responsable des relations avec les actionnaires pour faire entendre votre voix, …

Gand sanctionne deux banques : La ville de Gand a décidé de retirer une trentaine de millions d'euros de ses comptes dans les banques Dexia et KBC pour protester contre les bonus versés à leurs dirigeants.
« Nous réagissons de cette manière aux bonus confortables octroyés aux patrons », explique l'échevin des Finances de Gand, au nord de la Belgique, le libéral Christophe Peeters. Il ajoute : « Quand tout allait mal, l'argent des contribuables a aidé les banques. Maintenant que la situation s'améliore, les banques recommencent la même culture de bonus. Nous ne disons pas uniquement que ce n'est pas éthique, mais nous agissons [...] avec le langage de l'argent. »
La ville va retirer un montant évalué entre 30 et 35 millions d'euros correspondant à des investissements à court terme et menace de se tourner vers des banques qui n'octroient pas de bonus « déraisonnables » pour l'argent destiné à payer ses salaires et de nouveaux placements à long terme
KBC a regretté la décision, tout en soulignant que la ville était dans son droit. Dexia a réaffirmé pour sa part que sa politique de rémunération était conforme aux dispositions légales et réglementaires européennes, belges et françaises.
Les bonus des banquiers sont de nouveau dans le collimateur en Europe. Le commissaire européen chargé des services financiers, Michel Barnier, estime que ses appels à la modération « n'ont pas été entendus » et menace de durcir la législation de l'UE. En Belgique, le nouveau gouverneur de la Banque nationale, Luc Coene, juge également « indécent » que les banques qui ont bénéficié d'aides des pouvoirs publics octroient des bonus à leurs dirigeants. Dexia comme KBC avaient dû être aidées par les pouvoirs publics pendant la crise financière. Dexia a décidé au début du mois de verser à son administrateur délégué Pierre Mariani une rémunération variable de 600.000 € pour l'exercice 2010, en baisse comparé à l'année précédente. KBC a annoncé pour sa part son intention de reprendre le versement de bonus à ses dirigeants.  [ http://www.francesoir.fr ]

La Nef, banque éthique au service de projets locaux :  La Nef, nouvelle économie fraternelle, est une coopérative de finance solidaire créée au niveau national il y a près de 25 ans. Agréée par la Banque de France, elle soutient des projets professionnels ou associatifs, qu'ils soient environnementaux (filières bio, développement durable, etc.), sociaux (logement social, commerce équitable, etc.) ou culturels (édition, pédagogie, monde artistique en général). Il peut s'agir d'une création d'activité, de son développement ou d'une reprise d'activité. À terme, le but de la Nef, à travers différents partenaires, est de devenir la première banque éthique européenne.
Quelles sont ses ressources ?
La Nef intervient pour le financement de toutes les étapes de la vie d'un projet. Ce dernier est uniquement financé par des prêts. Pour cela, la banque éthique puise ses ressources à trois niveaux. D'abord, le capital. Les sociétaires, aujourd'hui au nombre de 27 000 en France, peuvent souscrire à une ou plusieurs parts sociales, chacune de 30 €.
Ensuite, le dépôt à terme qui correspond à un placement d'épargne de 25 mois à 10 ans. Enfin, un partenariat avec le crédit coopératif qui diffuse les comptes courants ou livrets.  [  http://www.ouest-france.fr ]


Actus des membres du Comité 21
La Région Pays de la Loire structure sa banque régionale d'investissement : Alors que la Conférence environnementale (du 14 au 15 septembre) abordait la question de la fiscalité écologique, les territoires s'engagent. A l’occasion d’un deuxième plan de lutte contre la crise adopté fin 2011, la Région Pays de la Loire a prévu la création en 2012 d’une banque régionale d’investissement qui reprendra l’ensemble de ses dispositifs existants auxquels seront ajoutés des outils pour garantir un capital « investissement ». De nouveaux dispositifs sont alors créés comme « Grand ouest capital amorçage » (destiné aux entreprises innovantes) ou un fonds d’investissement dédié à la pêche. La Région s’est aussi dotée en 2011 d’un fonds souverain régional pour soutenir l’innovation des PME – « IDEE Pays de la Loire ». Aussi, toutes les aides supérieurs à 100 000 euros devront faire l’objet d’un contrat de progrès entre l’entrepriseet la Région. Ce nouveau plan prévoit ainsi d’injecter entre 150 et 200 millions d’euros dans l’économie ligérienne d’ici 2014.                                                                                                                                                                                                                                 
Rappelons que face aux tourments financiers de 2008, la Région avait su redéfinir en 2009 un véritable plan de lutte contre la crise afin de venir en aide aux entreprises à travers différents prêts. Parmi les initiatives remarquées, notons l’emprunt « populaire » de 80 millions d’euros, somme récoltée auprès d’épargnants individuels. En renforçant son plan de lutte contre la crise en 2011, la Région renforce certains outils développés à l'époque comme le prêt régional de redéploiement industriel (P2RI) – il a bénéficié depuis 2009 à près de 80 entreprises et a permis de sauvegarder près de 6 000 emplois. La Région a également développé un fonds Pays de la Loire solidaire (PLS) destiné aux structures de l’économie sociale et solidaire. Ce plan doit à la fois permettre de sauvegarder l’emploi et les entreprises existantes par des mesures « défensives » mais il doit surtout anticiper les mutations à venir par des mesures « offensives ». Ainsi, il prévoit de favoriser le développement des éco-filières dont les thèmes prioritaires sont le Bâtiment et l’habitat durable, mais aussi l’éolien, le photovoltaïque, la biomasse, le bois-énergie, la filière hydrogène ou encore les énergies marines. La filière de l’éolien prévoit par exemple la création de près de 6 000 emplois d’ici 2020, suite à l’appel à projet éolien offshore.
Plus d’informations sur le P2RI : http://www.paysdelaloire.fr/uploads/tx_oxcsnewsfiles/1105_DP_fonds_souverain_regional_IDEE_Pays_de_la_Loire.pdf  
Plus d’informations sur la banque régionale d’investissement : http://www.economie.paysdelaloire.fr/index.php?id=6401&tx_ttnews[tt_news]=33781&cHash=d32733d356c2489f533841c1e8efdea8

Les banquiers et traders en quête de spiritualité : Les banquier et traders sont-ils en quête de spiritualité ? Un article du 'Parisien' affirme qu'ils se bousculeraient dans les églises et les monastères, décontenancés par les crises successives. Les prêtres compteraient donc parmi leurs ouailles de plus en plus de professionnels de la finance... La seule paroisse de la Défense, Notre-Dame-de-Pentecôte , aurait ainsi vu le nombre de ses fidèle bondir de 25% depuis 2008 et la faillite de Lehman Brothers, avec "essentiellement des professions financières", d'après le responsable des lieux.

Même phénomène dans les monastères : 'Le Parisien' indique que des "célébrités de la finance" se pressent par exemple chez les moines bénédictins de La Pierre-qui-Vire, à tel point que les frères refusent du monde... "Beaucoup de nos retraitants se sentent coupables des scandales financiers ou de leurs bonus élevés", témoigne l'un d'entre d'entre-eux !
Plus de 800.000 personnes travaillent dans la finance en France, rappelle 'Le Parisien', et 5.000 emplois ont été supprimés entre 2008 et 2009. Des chiffres qui, couplés aux polémiques sur les excès de la crise, auraient provoqué un choc dans les mentalités... A tel point que les futurs diplômés eux aussi ont droit à leur dose de spiritualité : à HEC, la demande pour le séminaire proposé aux élèves a progressé de 20 à 40% depuis la crise. La plupart des élèves qui y participent travaillent plus tard pour des ONG ou dans le secteur du non-profit...

Les chiffres de la consommation responsable : la finance :  À l’heure où le grand public est de plus en plus informé sur les problématiques environnementales liées aux activités des entreprises dans un nombre croissant de secteurs (industrie, transport, distribution mais également services), les associations militantes intensifient depuis peu leurs campagnes dénonçant les activités irresponsables des banques. L’enjeu : faire prendre conscience des impacts indirects sociaux et environnementaux liés aux activités controversées qu’elles financent – autoroutes, exploitation d’hydrocarbures, constructions immobilières, armement, etc... Greenpeace a ainsi lancé fin 2010 une grande campagne « Savez-vous ce que votre banque fait avec votre argent ? » afin de dénoncer entr’autres le financement du nucléaire. Et quelques jours plus tard, l’association les Amis de la Terre et le cabinet de conseil Utopies ont lancé un outil de calcul de l’empreinte carbone de l’épargne, permettant aux consommateurs de mesurer l’impact sur le climat de leurs choix bancaires en apparence virtuels et anecdotiques.

Par ailleurs, près de 200 organisations - les Amis de la Terre, WWF, Rainforest Action – sont rassemblées depuis quelques années dans le réseau d’ONG Banktrack afin d’interpeller le secteur financier sur les conséquences désastreuses de son activité. En 2003, ces organisations ont rédigé six principes-clés appelés la « déclaration de Collevachio » qui a été suivie d’une rencontre des banques donnant naissance aux « principes equateur » - un accord non contraignant sur la finance durable. 
La bonne nouvelle : les établissements financiers ayant signé ces principes (au nombre de dix depuis 2006) représentent désormais 75% du financement de grands projets. La mauvaise : aucun recours juridique ne peut empêcher les banques signataires de poursuivre des opérations qui vont à l’encontre des « principes equateur ».
En parallèle de cette vague de fond qui commence à faire bouger le secteur bancaire classique, n’oublions pas les initiatives ciblées d’investissements responsables ou de finances solidaires qui ont commencé à voir le jour il y a plusieurs années et ne cessent de prendre de l’ampleur sur les marchés financiers.

Investissement Socialement responsable : Le marché français de l’ISR a bondi de 70% en un an pour atteindre un encours de 50,7 milliards d’euros en 2009. Une croissance à deux chiffres impressionnante quand on sait que l’ISR s’élevait à 8,9 milliards d’euros en 2005. Deux facteurs principaux expliquent cette prospérité : la conversion de grands fonds classiques en ISR et de nouvelles collectes.

Livret Développement Durable : Pour la seconde année consécutive, le livret de développement durable a enregistré une décollecte importante. Son encours au 31 décembre 2010 était de 68 milliards d’euros contre 69,2 milliards d’euros l’an passé. Cependant, au 1er février 2011, le taux du livret est passé de 1,75% à 2%. Le LDD, qui a remplacé le Codevi en 2007, est un livret réglementé et non fiscalisé dont 10% des dépôts des épargnants sont consacrés au financement de PME et de travaux d’ d’énergie.

Epargne solidaire : Depuis le 1er janvier 2010, toutes les entreprises mettant en place un Plan d’épargne entreprise (PEE) doivent obligatoirement proposer un Fonds commun de placement d’entreprise solidaire (FCPES). Ainsi, 5 à 10% des capitaux sont investis dans les activités d’entreprises solidaires (non cotées en bourses) et le reste est placé de manière « classique ». Une option qui semble séduire les salariés, ils sont environ 12 millions à soutenir des actions solidaires via ces FCPES, soit 13% de l’épargne salariale globale. Cette épargne salariale solidaire, qui se généralise et qui a dépassé le cap du milliard d’euros collectés (source AFG), a largement contribué à la forte croissante de l’encours de l’épargne solidaire : 2,4 milliards en 2009, soit une croissance de 47% en un an. Il existe actuellement 119 produits d’épargne solidaire labellisés Finansol (association fédérant les financeurs solidaires). Ces placements solidaires gagnent en visibilité : alors que 40% des salariés français déclaraient en 2009 avoir entendu parler de l’épargne solidaire, ils étaient 50% en 2010. En tout, 507 millions d’euros ont été investis grâce aux produits d’épargne solidaire en 2009 contre 379 millions d’euros en 2008. Le logement social en est le premier bénéficiaire, suivi des activités économiques environnementales (agriculture biologique, développement des ENR...). Cette solidarité croissante a permis de loger ou reloger 2000 familles et de créer ou consolider 26 000 emplois en 2009 (contre 1500 familles et 25 000 emplois en 2008). [ http://www.terra-economica.info ]

Lobbies financiers . Une nouvelle étape vient d'être franchie dans la lutte contre la toute puissance des lobbies financiers en Europe. Ce 9 avril 2011 , 30 organisations issues de la société civile (syndicats, ONG, associations de consommateurs) ont officialisé la création de Finance Watch, un groupe de pression luttant pour plus de démocratie dans l'expertise financière.

Ce n'est un secret pour personne, l'industrie financière investit massivement dans son lobby. Si bien que tous les jours, des dizaines de représentants du monde bancaire parcourent les couloirs du Parlement européen pour y rencontrer les élus et leur soumettre le point de vue de l'industrie financière. Une situation qui engendre un déficit démocratique dans les prises de décision politiques en matière financière. C'est pourquoi 22 eurodéputés avaient lancé en juin 2010 un appel à la société civile qui se concrétise aujourd'hui par la création de Finance Watch. Désormais, même si le déséquilibre reste très grand, la société civile pourra faire entendre son point de vue.





Méthodologie pour contrer les risques environnementaux :  Face au développement des risques environnementaux et de leurs impacts, notamment en matière de santé publique, la caractérisation et la mesure des polluants dans le sous-sol, l’eau et l’air font aujourd’hui l’objet de toutes les attentions
Depuis quelques années, nous assistons à une forte évolution dans le domaine de gestion des risques liés à l’environnement, et ce pour plusieurs raisons :
  • L’éveil de l’opinion publique aux questions de l’environnement suite aux événements accidentels répétés et de catastrophes naturels.
  • Les investisseurs institutionnels sur les marchés financiers anticipent et amplifient les mouvements économiques et se montrent de plus en plus soucieux de la réputation des entreprises auxquelles ils louent leurs capitaux.
  • La dégradation alarmante du milieu naturel, de la faune et la flore, de sorte que l’Europe et la France renforcent la réglementation en matière de protection de l’environnement.
  • Enfin les partenaires financiers, banquiers et assureurs, à l’image des investisseurs, examinent de plus en plus les politiques environnementales des entreprises.
Toutes ces raisons font que les grands groupes comme les PME/PMI doivent aujourd’hui faire face à un nouveau type de risque : Le risque environnemental.
Aussi, face au développement des risques environnementaux et de leurs impacts, notamment en matière de santé publique, la caractérisation et la mesure des polluants dans le sous-sol, l’eau et l’air font aujourd’hui l’objet de toutes les attentions. Un travail dans lequel s’investit tout particulièrement le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) au travers de son service Métrologie, monitoring, analyse, peut on lire dans un communiqué de presse.

Le réchauffement climatique ou la pollution de l’air sont les risques auxquels les Français se sentent le plus exposés. Suscitant moins d’inquiétude, les risques industriels, sismiques ou d’inondations sont cités par moins d’une personne interrogée sur cinq. Le sentiment d’exposition à ces trois risques dépend fortement de la situation locale d’exposition. La perception des risques est plus prégnante dans les grandes villes, là où se concentrent des atteintes potentielles aux personnes et aux biens économiques, et de nombreuses sources de pollution.

Les risques environnementaux et leurs conséquences ne peuvent plus être négligés aujourd'hui par les entreprises. Si celles-ci intègrent davantage aujourd'hui cette notion dans leur gestion, ce n'est pas forcément par sensibilité pour la protection de l'environnement. Les conséquences d'un risque environnemental avéré peuvent surtout fragiliser la pérennité des entreprises.

Aujourd’hui, les risques environnementaux sont liés aux impacts des produits chimiques, minéraux et organiques (hydrocarbures, produits phytosanitaires, produits pharmaceutiques ou vétérinaires…) sur l’environnement en général et sur les sols, les sous-sols, les eaux souterraines et en surface ainsi que les particules de l’air en particulier. Des risques qui touchent donc, indirectement, à la santé publique, peut on lire dans un communiqué de presse.

Gilles Hervouët, Chef du service Métrologie, monitoring, analyse du BRGM, explique : « Chaque strate de notre environnement est touchée de manière différente par ces polluants.  La mise en place de mesures de protection face aux risques environnementaux nécessite donc au préalable de définir et de caractériser la nature des polluants et d’en mesurer le ni veau de concentration en fonction de chacun des compartiments qu’ils traversent. Un travail de recherche et développement que nous réalisons au sein du service Métrologie, monitoring, analyse du BRGM. »

Les objectifs du BRGM sont de comprendre et d'identifier les phénomènes géologiques afin de développer des techniques adéquates pour répondre aux difficultés environnementales que sont la gestion du sol, du sous-sol et des ressources minérales, l'après-mine, les risques naturels, la pollution et le changement climatique. Autre objectif majeur : mettre à la disposition des publics, des données scientifiques, des méthodologies et des outils pour mieux comprendre et gérer les problématiques résultant du réchauffement climatique et des politiques d'aménagement du territoire.

Son activité et ses actions sont déterminées par le Comité national d'orientation du service public (CNOSP), qui regroupe les différents départements ministériels français. Les grandes lignes de cette programmation ministérielle, sont depuis 2001, édictées par un plan quadriennal. Les co-financements du BRGM peuvent être d'origine régionale comme européenne. Les agences d'objectifs, telles que l'ANR ou l'ADEME, sont partenaires avec le BRGM. Le BRGM est aussi l'un des 33 Instituts Carnot.

Les missions fondamentales, d'après le plan quadriennal du BRGM, sont :

C’est dans ce cadre que la mission du nouveau service Métrologie consiste à développer des méthodes pour identifier et mesurer des traces de polluants dans l’air, les sols et les eaux.

« Tout ce qui nécessite des mesures physiques ou chimiques peut ainsi être traité au sein du service», précise Gilles Hervouët.
Ainsi, le BRGM contribue à l’application en France de la Directive européenne de 2000 pour la protection et la gestion de l’eau. Cette directive poursuit plusieurs objectifs tels que la prévention et la réduction de la pollution, la promotion d’une utilisation durable de l’eau, la protection de l’environnement, l’amélioration de l'état des écosystèmes aquatiques et l’atténuation des effets des inondations et des sécheresses. Son objectif ultime consiste & agrave; atteindre un « bon état » écologique et chimique de toutes les eaux communautaires d’ici à 2015, apprend t on dans le même communiqué de presse.

« Dans le cadre de cette directive, chaque état membre a pour mission de mettre en place des dispositifs pour contrôler la qualité des ressources en eaux souterraines ou de surface, explique Gilles Hervouët.

« Aujourd’hui, le service Métrologie, monitoring, analyse du BRGM travaille essentiellement pour la recherche, les collectivités et le service public, même si, à terme, ces travaux pourront aussi intéresser les industriels, conclut Gilles Hervouët. Nos travaux de recherche permettent notamment de les sensibiliser sur la présence de produits polluants et de leurs sous-produits dans notre environnement ainsi que sur leur degré de concentration en fonction des territoires ».  [ http://www.actualites-news-environnement.com ]

Micro-crédit en Seine-Saint-Denis : Le Département de la Seine-Saint-Denis a lancé en 2009 un dispositif de micro-crédit. Deux catégories sont développées :
  • Le micro-crédit personnel : un prêt destiné aux particuliers qui souhaitent concrétiser un projet et dont les revenus ne permettent pas d’accéder aux prêts bancaires classiques.
  • Le micro-crédit professionnel : un dispositif qui vise à soutenir la création de micro-entreprises pour les personnes exclues du système bancaire et pour les allocataires du RSA.
Entre la fin 2009 et l’été 2010, en partenariat avec le Crédit Municipal de Paris (CMP) et l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Économique), 867 micro-crédits ont été accordés. Un Plan de communication à destination du public bénéficiaire cible, des professionnels, travailleurs sociaux et institutions et associations partenaires a été mené. Des professionnels et associations continuent à promouvoir les dispositifs auprès des Séquano-dionysiens.

Micro crédit solidaire : Babyloan est le premier site internet français de micro crédit solidaire, et le troisième au niveau mondial. Babyloan propose au grand public de financer des projets de micro crédit dans les pays en développement et, bientôt, en France.
Grâce à l’économiste bangladais Muhammad Yunus(1) -qui a fondé la Grameen Bank, la première institution de micro crédit (ce qui lui a valu prix Nobel de la Paix en 2006) le micro crédit s’est considérablement développé au cours des trente dernières années. Il existe aujourd’hui 10.000 institutions de microfinance (IMF) dans le monde qui financent l’outil de subsistance d’environ 150 millions de micro entrepreneurs bénéficiaires, ce qui équivaut à un encourt de micro crédit de 50 milliards de dollars. L’univers du micro crédit touche potentiellement 90% de la population mondiale qui n’a accès ni au crédit ni à la banque, soit environ 4,5 milliards de personnes ! Bien évidemment, sur les 4,5 milliards d’exclus du système bancaire, il n’y a pas 100% d’entrepreneurs en herbe mais certainement plus de 150 millions de micro entrepreneurs potentiels…
Le micro crédit, c’est du crédit social, du crédit « accompagné ». Et c’est cette originalité qui fait toute la différence avec les systèmes de crédit classiques. Le principe du micro crédit, ce n’est pas de donner à fonds perdu pour une cause parmi d’autres causes plus ou moins déterminées. Le micro crédit sert à financer les projets de personnes bien identifiées ; A ce titre, il véhicule un message fort sur la capacité de l’être humain à s’en sortir :. « Il faut aider les hommes à faire le pari d’entreprendre, à retrouver confiance en eux. » comme l’écrit dans son dernier livre(2) Maria Nowak, grande prêtresse du micro crédit en Europe et présidente de l’Association pour le Droit à l’Initiative Economique (l’ADIE).
La mission des IMF (« les banques des pauvres ») consiste à emprunter de l’argent pour pouvoir ensuite reprêter de petites sommes (des micro crédits donc) à des personnes sans formation, souvent illettrées et exclues de la société. Il y a 5 ans, ces institutions étaient financées uniquement par les grands bailleurs de fonds internationaux (banques, fonds d’investissements, grandes ONG, Etats, banque mondiale, banque européenne, etc). Le grand public n’était pas encore intégré au système. Puis, des spécialistes de l’informatique ont eu l’idée géniale de créer le premier site « peer to peer » de micro crédit. Cela n’avait encore jamais été fait et, cette fois, le grand public allait pouvoir être associé à la microfinance.
L’engouement pour le micro crédit a été immédiat. Le premier site de micro crédit, l’Américain Kiva.org, représente aujourd’hui plus de 700.000 membres et a déjà financé, grâce à l’argent prêté par le grand public, 160 millions de dollars de prêts solidaires. Sachant que le montant moyen d’un micro prêt dans le monde est de 400 dollars et qu’il suffit, dans certains pays, de 30 ou 40$ pour aider des gens à développer leur outil de subsistance (par exemple une petite épicerie, une échoppe ou de l’agriculture), c’est une très belle réussite. [ http://www.lepost.fr ]

Nouvelles technologies au service de la microfinance : Le Sénégal va bénéficier d’un projet mobile banking en 2011
Avec une très forte croissance de la téléphonie mobile et un faible taux de bancarisation de ses populations, le Sénégal peut trouver dans le mobile banking un tremplin pour faire accéder le monde rural à la microfinance, particulièrement. Chargé du suivi-évaluation de la direction de la Microfinance, Waly Clément Faye annonce, dans ce sens, qu’un projet mobile banking est attendu en 2011.
Un projet de mobile banking est en gestation au Sénégal. C’est ce qu’a indiqué, vendredi dernier à Saly, Waly Clément Faye, chargé du suivi-évaluation du plan d’action de la direction de la Microfinance. En effet, selon le technicien, c’est en janvier 2011 que la direction de la Microfinance, avec l’appui de la coopération allemande, prévoit d’opérationnaliser ce projet, basé sur le téléphone portable, pour fournir des services financiers aux populations qui sont presque exclus du système financier. Ces dernières pourront ainsi, à partir de leur téléphone mobile, effectuer des transactions financières. ‘Le fort taux de pénétration de la téléphonie mobile au Sénégal fait de cet outil un moyen très efficace pour atteindre les zones rurales du pays qui ont encore un accès limité aux services financiers de base’, a confié Faye lors d’un atelier d’information que sa structure a organisé au profit du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes). Pour lui, ce projet, d’une durée de cinq ans et qui est financé à hauteur de six milliards de francs Cfa par la Kfw, va permettre aux populations des zones rurales, encore mal desservies par les Systèmes financiers décentralisés (Sdf) de bénéficier d’offres financières. Et aux institutions mutualistes, qui le désireront, de diversifier et d’améliorer l’offre de services financiers, de réduire les coûts de transaction, de sécuriser les transactions financières, entre autres.
Avec ce projet mobile banking pour la microfinance au Sénégal, Waly Clément Faye signale que différents services cash à cash, le dépôt, le retrait, le transfert compte à cash, le virement compte à compte, la recharge mobile, le virement inter-agences, le remboursement d’échéance, etc., seront proposés à la clientèle. Mais, note-t-il, cela demandera l’implication de certaines institutions financières et en particulier des systèmes financiers décentralisés qui devront trouver là un moyen de ratisser plus large en milieu rural afin d’accomplir pleinement leur mission.
Cependant, même s’il estime que ce projet est véritablement un défi à relever pour développer la microfinance et par ricochet lutter contre la pauvreté, Waly Clément Faye annonce que la direction de la Microfinance s’y est déjà prise. Car, assure le technicien, leur structure a d’ores et déjà recruté un conseiller technique pour la conduite du projet qui doit être confié à un Opérateur mobile banking (Omb). Lequel aura la charge d’assurer, de façon pérenne, la suite de la première phase de cinq ans, une offre de services mobile banking mutualisés. De plus, poursuit notre interlocuteur, un comité de pilotage du projet sera bientôt institué. Ce comité, qui sera composé d’acteurs du secteur, s’attellera à superviser le fonctionnement correct dudit projet. Une tâche qui risque d’être un peu difficile quand on sait jusqu’ici la réticence des populations face à un service similaire proposé par un opérateur de téléphonie mobile de la place. Mais, face à un tel constat, le technicien en microfinance, souligne que l’Omb, qui sera désigné, se chargera d’accompagner les populations pour les amener à faire confiance à cette innovation et à l’utiliser d’autant plus que le besoin existe.
[ http://www.walf.sn ]

Obligations vertes pour financer des infrastructures vertes : 2.900 milliards d'euros. C'est le coût estimé par Accenture et Barclays des investissements nécessaires au cours des dix prochaines années pour doter l'Europe d'infrastructures émettant peu de CO2. Un montant colossal qui impliquera des structures de financement adaptées, alors que les gouvernements peinent à assainir leurs comptes. George Latham, directeur de la gestion ISR chez Henderson Global Investors, estime que les obligations « vertes », encore balbutiantes aujourd'hui, peuvent représenter une solution d'avenir.

Comment financer les investissements colossaux nécessaires à la mise en place d'infrastructures propres émettant peu de CO2 en Europe à l'heure où les finances publiques sont sous pression ? Pour George Latham, directeur de la gestion ISR (investissement socialement responsable) chez Henderson Global Investors, la mise en place d'un marché d'obligations « vertes » est une piste intéressante, voire nécessaire. L'expert de la société de gestion britannique s'appuie sur un rapport publié en février par Accenture et Barclays et qui évalue à 2,9 trillions (mille milliards) d'euros les investissements requis au cours des dix prochaines années dans les transports, l'énergie et le bâtiment afin de construire en Europe un réseau d'infrastructures faible en émission de CO2.
Or, ce montant équivalent à 2 % du PIB britannique ne pourra pas être assumé par le seul secteur public, selon George Latham, qui constate que « la crise financière a conduit à la création d'un gouffre qui a vu les dépenses en développement diminuer de façon significative, dans un contexte d'incertitudes politiques et d'accès restreint à l'emprunt. »

Pour pallier cette contrainte, le rapport d'Accenture et Barclays « fait appel aux sociétés du secteur financier et leur demande de songer sérieusement aux structures qui devront rapidement être développées afin de permettre d'allouer des capitaux suffisants pour la mise en place d'une infrastructure faible en émission de carbone. L'expression «Obligations vertes » est employée de plus en plus fréquemment pour décrire un marché qui, à l'heure actuelle, reste encore relativement peu développé et immature, mais qui devra rapidement arriver à maturité s'il souhaite faire face aux nombreuses demandes d'investissements pour le compte de projets d'infrastructure verte. »

Si les sociétés financières devront être mises à contribution, le directeur de la gestion ISR d'Henderson Global Investors estime que « les gouvernements auront également un rôle important à jouer pour permettre à ce marché de voir le jour le plus rapidement possible. Dans un tel contexte, la mise en place de mesures audacieuses s'impose ».

George Latham salue ainsi le lancement prochain de la Banque d'Investissement Verte au Royaume-Uni annoncé par le gouvernement britannique. Selon lui, cet établissement « pourrait jouer un rôle important dans la mise en place et dans l'accélération des sources d'investissements nécessaires. [La Banque d'Investissement Verte] pourrait également jouer un rôle clé en stimulant un marché global plus large, spécialisé dans les obligations vertes, et par la même occasion encourager ce type d'investissement au niveau international. Les gouvernements devront toutefois s'engager à apporter des clarifications sur les réglementations et les primes qui seront mises en place pour stimuler les investissements. » [ http://www.sicavonline.fr ]

Paradis fiscaux : que fait le G20 ?
Les cinquante premières entreprises européennes figurent toutes dans les paradis fiscaux, à travers une centaine de filiales chacune. Faute de réglementation, elles ne sont toujours pas tenues
de rendre des comptes sur ces activités off-shore, rappelle le CCFD dans son rapport paru le 7 décembre 2010.
Alors que les paradis fiscaux sont inscrits à l'agenda politique du G20, présidé par la France en 2011, le CCFD publie un nouveau rapport sur la présence des entreprises dans ces centres off-shore.  Il rappelle tout d’abord leur poids dans l’économie mondiale, un poids considérable : « près de 800 milliards d’euros, soit 10 fois l’aide au développement, et qui représente un manque à gagner de  125 milliards d’euros de recettes fiscales des multinationales pour les pays en développement », rappelle Mathilde Dupré, la chargé de campagne financement de l’association. Une évasion d’autant plus scandaleuse que « les entreprises demandent toujours plus d’efforts fiscaux aux pays souhaitant les recevoir et qu’il s’instaure une compétition entre les Etats pour les satisfaire », ajoute Dereje Alemayou, de Christian Aid Kenya.
Ainsi, les « zones franches d’exportation », caractérisées par un impôt faible voir nul, sont passées sont passées de 79 dans le monde en 1975 à 3500 en 2006, selon les données de l’OIT. Outre les populations du Sud, les salariés des pays du Nord sont également lésés, car en délocalisant virtuellement les richesses crées par l’entreprise, celles-ci font pression à la baisse sur les salaires, ainsi que sur les primes d’intéressement. Cette délocalisation permet en effet d’organiser artificiellement une situation de déficit et de brandir la sacro-sainte menace de fermeture de la filiale… « C’est un énorme défi pour les syndicats : comment peuvent-ils être sûrs des arguments mis en avant par les directions pour dégraisser ? » interroge le CCFD qui estime que ceux-ci n’ont encore pas suffisamment pris la mesure du problème (voir article lié).

Autres parties prenantes lésées par la finance off-shore, les consommateurs et les PME. Pour compenser ce manque à gagner, les Etats ont en effet recours à une augmentation implicite de la fiscalité, en relevant les taux de TVA sur la consommation ou l’impôt sur les petites et moyennes entreprises. En France, les entreprises du CAC 40 (présentes dans les paradis fiscaux), ne versent que 13% de l’impôt sur les sociétés, tandis que les PME de moins de 250 salariés versent 21%. La situation est semblable dans les pays du Sud, voire pire : au Brésil  « plus d’un tiers des heures de travail sert à payer l’impôt sur la consommation », selon le syndicat Unafisco. Au Niger, la TVA représente plus de 50% des recettes fiscales intérieures sur la période 1997-2005 selon des chiffres publiés dans un rapport du PNUD.

Enfin, le poids des paradis fiscaux biaise totalement les indicateurs internationaux qui guident les politiques décidées par le G20 et les gouvernements. « La statistique officielle nous raconte une histoire très différente de la réalité car il existe une déconnexion entre la géographie de l’économie réelle et celle de l’économie comptable », estime ainsi Jean Merckaert, l’auteur du rapport. A titre d’exemple, le CCFD indique que «  3 pays, le Liechtenstein,  les îles Caïmans et les îles vierges britanniques (BVI) abritent plus d’entreprises que d’être humains ». 45% des sociétés offshore seraient enregistrées aux seules BVI, sachant qu’une simple boîte aux lettres permet d’échapper aux contraintes fiscales et réglementaires. Ces territoires concentrent une bonne partie de l’épargne mondiale : avec 2,7 millions d’euros en moyenne d’épargne  annuelle, un Jersiai épargne par exemple 1035 fois plus qu’un Français ! Et dans ces paradis, les salariés sont particulièrement rentables : le taux de profit par rapport à la masse salariale atteint 3500% aux Bermudes et à la Barbade… !

Le « Dodd Franck Act » adopté en juillet 2010 demande aux entreprises du secteur extractif cotées à New York de communiquer à l’autorité des marchés tous les paiements faits aux gouvernements étrangers, projet par projet. Une mesure qui doit permettre à la société civile de demander des comptes aux gouvernements sur l’usage de ces revenus issus du pétrole, gaz, mines… Une réglementation similaire a été adopté e à la bourse de Hong-Kong en mai 2010.  En France, la loi oblige depuis juin 2009 les banques à publier leurs implantations et la nature de leurs activités dans 18 territoires offshore définis par le gouvernement. 12 régions françaises ont également adopté une réglementation demandant à leurs banques de publier leurs activités, impôts et taxes pays par pays.

Filiales, société écrans, transferts de dettes d’une filiale à l’autre, caisses noires : au total, la moitié des transactions commerciales dans le monde transitent par les paradis fiscaux. Les multinationales européennes y sont toutes implantées sans avoir à donner d’explications sur l’activité de ces filiales, ses bénéfices, le nombre de personnes employées, etc. Ce n’est que très récemment que les Etats-Unis ont adopté le Dodd Franck Act qui permet d’obtenir un reporting pays par pays aux compagnies du secteur extractif cotées au NYSE et en Europe, seule l’Allemagne demande aux compagnies les profits réalisés par les filiales étrangères. « Mais les exceptions sont nombreuses ce qui permet à des sociétés comme Bosh ou BMW de s’en exonérer », regrette Jean Merckaert.
On sait aujourd’hui que les banques viennent en tête des implantations offshore. La Deutsche Bank compte 446 filiales dans ces territoires, auxquelles s’ajoutent 632 à Londres et au Delaware, (considérés comme paradis fiscaux). Pour les banques britanniques, la Barclays arrive en tête avec 383 filiales, et pour la France, BNP Paribas en compte 347, malgré ses promesses de "retrait".

Selon une enquête publiée par le mensuel Alternatives économiques en mars 2009 sur la présence des entreprises du CAC 40 dans ces territoires, « toutes les multinationales françaises  y sont implantées, avec pratiquement 1 500 filiales offshore, réparties sur près d’une trentaine de territoires, des Bermudes à la Suisse en passant par Malte, Panama et… le Royaume-Uni ». Les autres secteurs ne sont pas en reste. « Les plus mauvais élèves étant (en valeur absolue comme en pourcentage) LVMH, Schneider Electric, PPR, France Télécom, Danone, Pernod et Cap Gemini ». Danone a 16 filiales à Singapour, Schneider en a 24 à Hong-Kong et PPR en a 30 en Suisse. Le CCFD cite également dans son rapport Total, Peugeot, saint6gobain, France Telecom, Carrefour, EDG, GDF, pour les entreprises hors secteur bancaire.

Alors que les déclarations politiques évoquant la disparition des paradis fiscaux comme condition indispensable à la sortie de crise se sont multipliées depuis 2008, ces véritables « trous noirs » de la finance mondiale abriteraient toujours 11 000 milliards de dollars d'actifs et 2,5 millions de sociétés écrans. [ http://www.novethic.fr ]

Placements solidaires : Ces placements, qui regroupent des produits bancaires aussi variés que des Sicav, des Fonds Communs de Placement, des livrets d'épargne bancaires ou encore des actions non cotées, donnent du sens au placement financier, car ils soutiennent des projets rencontrant des difficultés pour trouver des financements dans les circuits classiques : logements sociaux, énergies renouvelables, etc. Il faut distinguer deux mécanismes
                                                                                                                                                                                                                                                                                       
•    Les produits de partage, pour lequel une partie des intérêts ou des bénéfices est reversée à une association d’intérêt général ;
•    Les produits d'investissement solidaire, pour lesquels une partie du placement est investi dans une entreprise ou un projet exclu des circuits financiers habituels.

Un produit solidaire peut combiner plusieurs mécanismes et produits. Beaucoup ouvrent à des réductions d'impôts intéressantes. Aujourd'hui les banques rivalisent d'invention pour vous permettre d'investir votre argent de manière éthique et non plus d'une manière uniquement spéculative quelles qu'en soient les conséquences. L'argent retrouve ici sa fonction première d'échange. Pour bien comprendre les différents mécanismes solidaires : www.epargne-en-conscience.fr

La plupart des produits dits solidaires se contentent du minimum légal : seuls 5 à 10 % du montant sont investis de manière solidaire. Aussi, pour choisir les produits les plus solidaires, en fonction de votre niveau d'engagement, et pour accéder aux meilleurs placements, l'association Finansol a créé le label du même nom, qui est attribué et contrôlé par un Comité indépendant de personnalités de la société civile. Fondée en 1995 par des institutions financières solidaires et des établissements financiers engagés dans une démarche de solidarité, Finansol est le seul collectif en France qui représente le secteur dont il réunit aujourd'hui la plupart des acteurs. Sa mission : renforcer le secteur de la finance solidaire, le faire connaître auprès des pouvoirs publics et en développer la pratique.

Ces comptes ou livret d'épargne permettent deux choses : l'argent récolté permet de financer par des prêts des projets associatifs ou professionnels respectueux de l'environnement et/ou de partager tout ou partie des intérêts avec une association partenaire de la banque. Tous ont des avantages fiscaux intéressants. Parmi les produits les plus performants :
  [ http://www.mescoursespourlaplanete.com ]

Ces produits permettent d'investir dans des entreprises du secteur des énergies renouvelables, des produits biologiques, du commerce équitable, des associations du secteur social et écologique, etc. Les plus originaux et engagés :
[ http://www.mescoursespourlaplanete.com ]

Politiques internes de 45 banques internationales : Le réseau international d’ONG BankTrack, dont Netwerk Vlaanderen et les Amis de la Terre sont membres, publie « Mind the gap », un nouveau rapport de référence qui analyse les politiques sociales et environnementales des 45 plus grandes banques du monde. Le secteur bancaire commence à développer de nouvelles politiques de crédit traitant des aspects sociaux et environnementaux de ses activités, mais ce progrès est lent et très mal réparti. De plus, un fossé inquiétant continue de grandir entre l’adoption de politiques contraignantes d’un côté et leur intégration effective dans les pratiques bancaires. Des améliorations significatives sont nécessaires, en particulier pour les grandes banques françaises, très en retard. Lire la suite...
Mettez un terme aux investissements dans le pétrole, le gaz et la production minière en Birmanie
  [ http://www.mescoursespourlaplanete.com]                                                                                                                                                                                                                                                                                   

Prêt record pour soutenir l'action en faveur du climat en 2010 : En 2010, la Banque européenne d'investissement (BEI) a porté le volume de ses prêts pour les projets contribuant à la lutte contre le changement climatique à 19 milliards d'EUR, soit 30 % du total de ses financements dans l'Union européenne. Cette hausse importante, par rapport aux 16 milliards d'EUR enregistrés en 2009, marque une nouvelle étape dans le soutien que la Banque apporte à une croissance durable et à faible intensité en carbone en Europe. En 2010, la BEI a prêté un total de 72 milliards d'EUR (63 milliards dans l'UE et 9 milliards à l'extérieur de l'UE), pour soutenir quelque 460 projets de grande envergure. Ces chiffres témoignent d'un retour progressif de la Banque à ses niveaux d'activité d'avant la crise, suivant en cela le redressement de l'économie.
La BEI a continué d'apporter une contribution essentielle à la reprise en Europe. Au cours de ces trois dernières années, elle aura fourni un effort supplémentaire de 61 milliards d'EUR par rapport à son niveau d'activité d'avant crise, soit 11 milliards d'EUR de plus que le montant initialement envisagé. Les petites et moyennes entreprises (PME) - qui accèdent difficilement au financement en période de crise économique - et les régions moins favorisées de l'UE ont été les principales bénéficiaires de cet effort exceptionnel. 
C'est ainsi qu'au cours de ces trois années, les prêts de la Banque ont aidé quelque 160 000 PME et ont servi à financer 430 projets situés dans les régions moins favorisées de l'Europe.
Le président de la BEI, M. Philippe Maystadt, a déclaré : " Nous avons accompli notre mission de soutien à la reprise en Europe en finançant des projets qui stimulent la croissance, l'innovation et la création d'emplois et nous sommes très fiers du montant record de nos financements pour des projets qui contribuent à la lutte contre le changement climatique. La volonté de construire un avenir meilleur et plus durable est le moteur de chacune de nos interventions".
Dans le cadre de son action pour le climat, la BEI continue de concentrer ses efforts sur les projets d'investissement ayant trait à l'énergie (énergies renouvelables et efficacité énergétique) et aux transports durables.
La Banque s'est attachée avec succès à accroître la part des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique dans son portefeuille de prêts. En 2010, plus de 6 milliards d'EUR de financements sont allés à des projets d'énergies renouvelables et plus de 2 milliards d'EUR à des projets d'efficacité énergétique. Les plans d'actions nationaux pour les énergies renouvelables se sont avérés être des vecteurs importants pour les investissements dans ces domaines et les trois technologies émergentes, éolien, solaire et biomasse, ont toutes bénéficié d'un soutien de la Banque. Dans le secteur des transports, la BEI joue un rôle de premier plan dans la promotion du développement des véhicules électriques.
En 2010, l'action pour le climat à l'extérieur de l'UE a bénéficié de 2 milliards d'EUR de financements. Ces trois prochaines années, la Banque va pouvoir sensiblement renforcer son soutien aux projets dans les énergies renouvelables à l'extérieur de l'UE, grâce à l'accroissement de 1,5 milliard d'EUR du Mécanisme pour une énergie durable et un approvisionnement énergétique sûr (porté ainsi à 4,5 milliards d'EUR). Si l'on y ajoute le mandat de 2 milliards d'EUR proposé pour l'action pour le climat (actuellement à l'examen au Parlement européen et au Conseil européen), la Banque se trouve dans une bonne position pour aider l'UE à réaliser, à l'extérieur de l'Europe, ses objectifs de protection du climat à l'échelle mondiale.
A l'avenir, la BEI contribuera à réaliser la stratégie " Europe 2020 ", les objectifs de l'UE en matière d'action en faveur du climat ainsi que ses objectifs de politique extérieure. La BEI continuera d'apporter des ressources financières à long terme et un savoir-faire technique, tout en travaillant à la mise au point de nouveaux instruments avec la Commission, afin d'accroître la capacité de prise de risque dans des secteurs prioritaires tels que les infrastructures et les PME.
En 2010, la Banque a enregistré un résultat net de 2,1 milliards d'EUR.
La Banque européenne d'investissement (BEI) est l'institution de financement à long terme de l'Union européenne.
Elle a pour mission principale de contribuer à l'intégration, au développement équilibré et à la cohésion économique et sociale des États membres de l'UE.
Outre l'appui à des projets réalisés dans les États membres, l'activité de prêt de la BEI porte aussi sur le financement d'investissements dans les futurs États membres et dans les pays partenaires de l'UE. La BEI emprunte d'importants volumes de fonds sur les marchés des capitaux et les prête à des conditions favorables pour soutenir des projets qui concourent à la réalisation des objectifs de l'UE.
Premier emprunteur supranational, elle doit le renouvellement systématique de sa note de crédit AAA au soutien sans faille de ses actionnaires, à la solidité de son assise financière, à la qualité exceptionnelle de ses actifs, à la prudence avec laquelle elle gère ses risques et à sa stratégie de collecte de ressources performante.
Les projets relevant de l' " action en faveur du climat " sont des projets réalisés dans les domaines suivants : efficacité énergétique, énergies renouvelables, transports, foresterie, innovation (RDI) et adaptation. Pour être inclus dans cette catégorie, ces projets doivent satisfaire à des critères rigoureux en matière de contribution à la réduction du CO?, aux objectifs d'efficacité énergétique ou au piégeage du CO?. Seules les technologies les plus innovantes (le solaire, l'éolien et la biomasse, par exemple) sont admissibles à cette appellation de " projets relevant de l'action en faveur du climat ". D'autres projets peuvent être retenus, pour autant que le volet " adaptation aux changements climatiques " représente au minimum 50 % de leur coût total. [ http://www.publi-news.fr ] 

Prêts bancaires dédiés aux économies d'énergie  :  La plupart des banques proposent désormais des prêts pour financer des travaux de réhabilitation thermique (isolation, achat d'équipements performants sur le plan énergétique ou utilisant les énergies renouvelables, etc), l'achat d'un véhicule moins polluant, ou la construction de logements efficaces énergétiquement. Ces prêts sont des prêts de type classique (prêts personnel, à la consommation ou immobilier). Beaucoup sont financés par le Livret de développement durable, ou par des livrets qui fonctionnent de la même manière, comme le Codevair du Groupe Banque Populaire, qui finance les prêts PREVair.                                                                                                                                                                                                                                                                                    
Certains crédits ont des exigences environnementales strictes et sont novateurs dans leurs mécanismes, comme les prêts de la Nef, qui alignent la durée du prêt sur la durée de retour sur investissement du matériel financé, et minorent le taux d'intérêt en fonction de l’intérêt écologique du projet. Pour vous aider dans votre choix, l'ADEME et Testé Pour Vous ont mis en ligne le site Eco-prêts qui compare ces prêts, essentiellement sur la base de critères financiers (taux, montant, durée, frais de dossiers, etc.) et sur la qualité technique des travaux et des équipements éligibles au prêt.  [ http://www.mescoursespourlaplanete.com ]


Régions contre les paradis fiscaux : Quinze régions françaises sont actuellement engagées contre les paradis fiscaux. Suite à la campagne Stop Paradis Fiscaux, lancé par un collectif d’associations et de syndicats, la région Île-de-France a adopté à l’unanimité, il y a un an, une délibération visant à obtenir des établissements financiers auxquels elle emprunte (Dexia, HSBC, BNP-Paribas, Deutsche Bank...) une réelle transparence sur leurs activités. L’Île-de-France, avec un budget de 4,6 milliards d’euros, était la première collectivité territoriale engagée contre les paradis fiscaux à l’échelle internationale. Aujourd’hui, 15 régions françaises  sur 22 ont suivi ce chemin, et 13 d’entre elles ont voté des textes contraignants.

La carte des régions et leur degré d’engagement dans la lutte contre les paradis fiscaux (cliquez pour agrandir) :
Sept régions ont validé une exigence de reporting pays par pays, ce qui permet de dépasser la logique de « liste noire » de paradis fiscaux, aux effets très limités. Les banques (et éventuellement à terme d’autres entreprises), partenaires des régions, doivent fournir des informations sur les activités de leurs filiales dans l’ensemble des pays dans lesquelles elles opèrent, y compris dans les territoires les plus opaques.

Pour le CCFD-Terre Solidaire, « la portée de ces initiatives est loin d’être symbolique ». Même si cela ne suffira pas bien entendu à réguler les pratiques des banques et entreprises multinationales dans les paradis fiscaux. Des pratiques qui privent chaque année de près de 125 milliards d’euros de recettes fiscales les pays les plus pauvres.
 [ http://www.bastamag.net ]


Responsabilité sociétale des entreprises et pays du sud : Les entreprises des pays développés exerçant des activités dans les pays du sud sont souvent confrontées à des cadres normatifs moins contraignants en matières sociale et environnementale. Face à ce constat, est-on en droit d’attendre des entreprises qu’elles adoptent volontairement un comportement vertueux, excédant les exigences locales ? Cet objectif est-il conciliable avec la vocation première d’une entreprise : maximiser son profit et l’investissement de ses actionnaires ? Au contraire, est-il opportun d’imposer des règles contraignantes en la matière ? La réponse est nuancée…
Ce n’est plus un secret pour personne : la crise des années 2008-2009 a modifié considérablement et durablement le rapport des forces économiques entre pays développés, pays émergents et autres pays en développement. Face aux taux de croissance incomparables qu’offrent ces deux derniers marchés, les entreprises occidentales sont amenées à y accroître fortement leurs investissements dans les années à venir, renforçant par la même occasion le phénomène de la mondialisation.
Confrontées, dans ces marchés, à des cadres normatifs souvent moins contraignants en matières sociales et environnementales, les entreprises occidentales font face à un dilemme : comment concilier recherche du profit et respect des droits fondamentaux et de l’environnement ?
A en croire Milton Friedman, la responsabilité sociale d’une entreprise est d’accroître son profit. Les considérations d’ordres social et environnemental doivent être régulées par le marché.[1] Et si le marché n’est pas à même de solutionner ces problèmes, c’est au législateur qu’il appartient d’intervenir. La seule obligation d’une entreprise est de respecter le cadre normatif dans lequel elle évolue. Ce point de vue milite en faveur d’une intervention des législateurs des pays développés, en vue d’imposer à leurs entreprises le respect de règles contraignantes relatives au respect des droits fondamentaux et de l’environnement dans les pays en développement. Est-ce vraiment opportun ?
Cette solution « interventionniste » se heurte à de multiples écueils. Appliquée à la lettre, elle porterait atteinte à la souveraineté des pays en développement. En outre, comment l’Etat ayant établi ces normes pourrait-il en contrôler le respect hors de ses limites juridictionnelles ? L’approche multinationale paraît également difficile à appliquer, les pays en développement se retranchant derrière leur droit de faire primer leur développement économique, sur des considérations environnementales et sociales.

Face à ce défi, la solution préconisée par les tenants de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est de faire prendre conscience à celles-ci qu’il est de leur intérêt d’adopter un comportement vertueux, allant au-delà du prescrit des règles légales auxquelles elles sont tenues. Il s’agit, pour une entreprise, d’intégrer, sur base volontaire, des préoccupations environnementales et sociales dans ses activités économiques et de concilier des intérêts plus vastes que ceux de ses seuls actionnaires. Cette approche aura un effet bénéfique sur son image, son attrait auprès des investisseurs, clients, travailleurs et la société locale au sein de laquelle elle s’intègre.

Cette conception du rôle de l’entreprise est désormais largement répandue. Elle se développe à l’initiative de divers acteurs locaux, régionaux ou intergouvernementaux. Pour ne citer qu’eux, la Banque Mondiale, l’OCDE, la Commission Européenne, ainsi que l’ONU ont chacune développé des recommandations en la matière. Elles se distinguent par leur caractère volontaire. Une entreprise peut, par exemple, adhérer au Pacte Mondial élaboré par l’ONU[2]. Elle s’engage alors à appliquer dix principes universellement acceptés touchant aux droits de l’homme, aux conditions de travail, à l’environnement et à la lutte contre la corruption.
L’adoption par nombre d’entreprises de chartes éthiques, codes de conduite, et autres principes de corporate social responsibility destinés à guider leurs activités s’inscrit dans cette démarche. Mais la RSE peut excéder la simple imposition de règles minimales. Certaines entreprises présentes dans les pays en développement considèrent que l’initiation ou le soutien de programmes de développement relève également de leur responsabilité sociétale.
Cela suffit-il pour s’assurer que les entreprises ‘occidentales’ se conforment à des principes fondamentaux de respect des droits humains et de protection de l’environnement dans les pays en développement ? Comment s’assurer que ces principes ne demeurent pas de simples outils de communication destinés à améliorer leur image ?
Instrument marketing ?
Au-delà du simple instrument marketing, la politique de responsabilité sociétale d’une entreprise ne portera véritablement ses fruits que si elle influence sa stratégie, elle est ancrée dans sa culture et appliquée par chacun des acteurs à tous les niveaux de l’organisation.
Le principal défi réside dans le contrôle de son application par des acteurs externes indépendants : les agences de notation éthique qui évaluent et classent les entreprises sur base de critères extra-financiers liés à leurs performances sociales et environnementales ; les ONG qui promeuvent les bonnes pratiques et dénoncent les abus; les médias qui aident à diffuser ces problématiques auprès du grand public, les pouvoirs publics qui régulent le secteur, encouragent les comportements éthiques et la transparence, via des incitants ou des sanctions.
Le rôle joué par les consommateurs et les investisseurs est également fondamental. In fine, c’est bel et bien leur réaction collective par rapport aux bonnes ou mauvaises pratiques d’une entreprise qui déterminera l’efficacité de « l’approche volontariste ».
Les exemples d’entreprises dont l’image est écornée durablement suite à des comportements jugés non éthiques par le grand public (avec, selon les cas, un impact direct sur le chiffre d’affaires) ne manquent pas. Que l’on pense à la problématique du travail des enfants dans le secteur textile ou à l’exploitation des ressources naturelles de pays sous régime dictatorial…
RSE et pays en voie de développement
Appliquée aux pays en voie de développement, la RSE n’aura d’effet bénéfique que si elle est adaptée aux particularités propres de ces pays. Les objectifs qu’elle poursuit doivent favoriser leur développement durable et veiller à ne pas générer des effets ‘secondaires’ annihilant les effets positifs recherchés. Par exemple, un programme de développement soutenu par une entreprise ‘occidentale’ qui se focalise sur une population indigène peut avoir pour effet d’attiser les tensions sociales entre autochtones et autres populations au sein d’une communauté diversifiée.
Afin d’éviter ce type d’écueil, les pouvoirs publics des pays en développement sont appelés à jouer un rôle accru en matière de RSE, en veillant notamment à ce que celle-ci s’accorde avec leurs objectifs de développement. La politique de ‘Black Economic Empowerment’ mise en œuvre en Afrique du Sud en est un exemple. Cette politique vise à impliquer les entreprises actives en Afrique du Sud dans la réalisation de l’objectif majeur que s’est assigné le régime post Apartheid: corriger les déséquilibres économiques et sociaux en favorisant l’intégration des populations préalablement discriminées dans le tissu économique.
Critiquée par les uns, encensée par les autres, la responsabilité sociétale n’est sans doute pas la panacée. Elle contribue néanmoins à conscientiser les entreprises quant à leur rôle au sein de la société et les pousse à contribuer au développement des pays du sud. Fondée sur une approche volontariste, sa portée dépend de l’importance que lui accorde l’entreprise. In fine, c’est le comportement des consommateurs et des investisseurs qui influencera les engagements d’une entreprise en la matière. A nous d’en être conscients… [ http://www.paxchristiwb.be  ]

Secrets bancaires mis à nu


Taxe Robin des Bois : La taxe Robin des Bois pproposée par Attac , Oxfam et Aides ..aurait pour but de de financer les urgences sociales et environnementales mondiales, par exemple les luttes contre le sida ou contre le changement climatique. Mais elle financera aussi la construction sur le long terme d’un monde plus juste au niveau mondial. Un début de redistribution au niveau mondial…De plus, cette taxe contribuerait à réduire la spéculation financière et les instabilités qu’elle génère, comme cette crise économique que nous connaissons depuis 2008.
Les pays riches, venus au secours de leurs banques en 2008, pratiquent des coupes budgétaires, mettent en place des plans d’austérité, et taillent dans leurs propres dépenses de solidarité.
Qui trinque ? Les plus pauvres et les plus fragiles de la planète.  Pour mettre fin à cette injustice mortelle, il faut trouver en urgence des ressources nouvelles, et massives. Une solution toute simple : taxer le secteur qui aujourd’hui échappe à l’impôt, et qui pèse  plusieurs  fois le PIB mondial, la spéculation financière. En 2011, pour la première fois, les dirigeants des 20 pays les plus riches vont consacrer une part de leur sommet à discuter cette taxe. C’est en 2011 que nous devons avancer. Pour cela, il faut que les dirigeants nous entendent quand nous leur crierons : « en 2011, c’est une taxe que nous exigeons, pas juste une discussion ! ».   [ http://www.taxerobindesbois.org ]

Vert est de mise chez HSBC - 6 mars 2007 [ www.eco-life.fr ]

Proposition issue du Grenelle de l'Environnement : Où en est on ?                                     
Banque et Finance : Développement avec le secteur bancaire et les entreprises prestataires de financements innovants permettant de pré-financer les investissements engageant les économies futures : contrats de performance énergétique, services d’efficacité énergétique, certificats d’économie d’énergie, « projets domestiques ».
Le programme prévoit notamment de s’attaquer à la précarité énergétique, en identifiant et en rénovant les logements les plus « énergivores » : effort particulier sur la classe G du diagnostic de performance énergétique d’ici 2012.
Objectifs conjoints : accès des personnes vulnérables, qualité de l’air intérieur, utilisation très renforcée et compatible avec le développement durable de bois certifié et de biomatériaux dans le bâtiment.
Mesures d’accompagnement : Mécanismes incitatifs : rénovation du crédit d’impôt « développement durable »
Financement par prêts à taux réduit des logements basse consommation
Majoration du crédit d’impôt sur le revenu au titre des intérêts d’emprunt


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