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Argent
liquide [ Planète
Terra ]
À nous les banques : En 2011,
alors que les gouvernements en Europe et ailleurs continuent de faire
payer les coûts de la crise économique à leurs populations, et que dans
le même temps, les banques recommencent à enregistrer des bénéfices
records, arrosant généreusement leurs traders de bonus mirobolants,
Attac France lance une grande campagne visant à réaffirmer les
exigences citoyennes face aux dérives du système bancaire. Pourquoi ?
Car en tant que banques d'affaires, elles pratiquent des activités de
spéculation pour compte propre qui les mettent largement en danger,
menaçant par là leurs activités de banques de dépôts. Car en
finançant des industries polluantes et nauséabondes, elles utilisent
notre argent à des fins malsaines, nuisibles aux générations futures et
aux populations du monde entier.
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Car en pratiquant l'évasion
fiscale, elles privent les finances publiques de fonds considérables,
justifiant l'étouffement grandissant des services publics.
Néanmois,
et en dépit de tous ces travers, elles jouent un rôle crucial et
indispensable dans la vie économique. Car l'attribution du crédit c'est
comme la circulation du sang dans l'organisme : une nécessité vitale.
Pour
rappel, lors de la crise de 2008 il a fallu sauver les banques pour
éviter l'effondrement brutal de l'économie, l'explosion du chômage et
de la misère.
Aujourd'hui, après avoir été remises à flot par
l'afflux d'argent public, les banques affichent des profits
considérables ; au point que certaines n'hésitent pas à spéculer sur
les dettes souveraines des Etats qui présentent des faiblesses,
justifiant le choix de l'austérité pour certains d'entre eux. Une
austérité dont le poids sera assumé par les populations.
Il est donc
grand temps de repenser le fonctionnement du système bancaire et plus
que jamais nécessaire de contraindre les banquiers à travailler pour la
société... et non l'inverse. [ http://www.france.attac.org ]
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Bancaires
[ Produits ]
en faveur de l'environnement :
France Nature Environnement, la
fédération française des associations de
protection
de la nature et de l'
environnement,
s'est associée avec le Crédit Coopératif pour
lancer en mars 2005 deux produits bancaires en faveur de
l'
environnement
: la Carte et le Livret «
Agir c'est
dans ma nature ». La
Carte
Agir est une carte bleue Visa solidaire : lors de son attribution,
le Crédit Coopératif verse 3 euros à
France Nature
Environnement
puis 6 centimes d'euro à chaque retrait effectué au
distributeur. Le Livret Agir est un livret bancaire de partage,
rémunéré à 3%, dont la moitié des
intérêts annuels est reversée directement à
l'association. Les dons issus de ces produits alimentent le Fonds
National d'intervention de France Nature Environnement, pour aider les
associations de
protection
de la nature à financer leurs actions.
Les banques sont, de par leur position
de gestionnaire officiel de l’argent, des opérateurs
incontournables
des « marchés financiers » ; des acteurs
économiques
essentiels qui, par le choix des prêts qu'elles financent, ou
par le fait d’être actionnaire de telle ou telle
société,
détiennent un énorme pouvoir sur l'entreprise humaine et
son orientation sociale, économique, écologique ; des
acteurs du système de la
Dette du Tiers Monde...En
France, certains établissements bancaires proposent des
fonds
éthiques, dont l’argent est placé
dans des entreprises reconnues pour leurs engagements sociaux et
écologiques : sont donc exclues les secteurs de l’
armement,
du tabac, de
l’alcool, ou du nucléaire. Des banques telles que la Caisse
d’Epargne,
le Crédit Lyonnais, la Crédit Mutuel, le CCF, proposent
ainsi aux particuliers différents placements éthiques :
livrets, CODEVI, FCP, comptes à termes, OPVCM, assurances vie,
…Pour choisir les entreprises les plus engagées, les
gestionnaires de
fonds éthiques font appel à des
agences de notation telles que Vigeo ou Core Ratings, ou investissent
dans des entreprises faisant partie d’indices boursiers liés au
développement durable (comme le DJSI, Dow Jones Sustaibility
Indexes);;La rentabilité attendue de tels produits et les
risques éventuels sont également très divers. Il y
a lieu de s'informer également sur l'existence et le
sérieux de labels éthiques dont ils se prévalent,
et sur la façon dont la conformité de l'utilisation des
fonds aux objectifs annoncés est contrôlée. On peut
aussi se demander ce que vaut la démarche consistant à
vendre ici un produit se réclamant de l'éthique, de la
solidarité, et là des produits qui en sont
dénués ?

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Banque
: Du
choix de la banque aux produits financiers dans lesquels vous placez
votre épargne, en passant par les éco-prêts pour la
rénovation
écologique de votre logement, les factures électroniques
et même le
ticket des distributeurs automatiques de billets, voici de quoi faire
travailler votre argent; à changer le monde !
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Votre
banque est-elle bonne pour l'environnement ? Et votre argent ? On pense
souvent que les banques ont peu d'impacts sur l'environnement, en tant
que sociétés de services. Ou que leur impact se
résume à leur
consommation directe d'énergie, de papier, d'encre et de
matériel de
bureau. Et pourtant… C'est oublier que l'argent des banques (et donc en
partie le vôtre) sert indirectement à financer des projets
qui ont eux
des impacts directs sur l'environnement et la santé :
infrastructures
pétrolières, industries chimiques, autoroutes, etc.Votre
banque a donc
une véritable influence, à travers la
manière dont elle place
l’argent , à travers les entreprises qu’elle finance, et les
conditions
qu’elle impose lorsqu’elle accorde un prêt à un projet
industriel. A un
niveau plus local et quotidien, votre banque peut aussi agir en vous
proposant, à des taux intéressants, des produits de
placement et des
prêts permettant de financer des projets à vocation
écologique et
solidaire : entre l'épargne solidaire, l'investissement social
responsable (ISR) et les prêts "verts" pour faire des travaux ou
consommer écologique, le choix ne manque plus.
- En 2004, les banques installées en France géraient
4389
milliards d'euros, soit plus de 3 fois le PIB français, et leurs
prêts
cumulés représentaient les ¾ de ce PIB.
- Les trois
principales banques françaises interviennent toutes dans plus de
60
pays et leurs activités à l’étranger sont souvent
liées à l’extraction
d’énergies fossiles : les financements consacrés aux
énergies
renouvelables sont en moyenne dix fois inférieurs aux
financements pour
les énergies non soutenables.
- Les émissions indirectes
de CO2 des banques françaises, via leurs activités de
financement et
d’investissement, sont plus de 3 fois supérieures aux
émissions totales
de la France en 2004.
- Les banques ont aussi des impacts
directs sur l'environnement par leur gigantesque parc immobilier et par
les transports de personnes et de marchandises qu’elles
génèrent.
- Les investissements des banques se font sur la base de
critères
financiers (rentabilité et risques), rarement sur des
critères
écologiques et humains. Exemple : l'oléoduc
Baku-Tbilissi-Ceyhan (1770
km) achemine depuis 2006 un million de barils de pétrole par
jour de
l’Azerbaïdjan à la Turquie. Les problèmes
s'accumulent : pollution de
l'eau, violation des droits humains, etc. Les 3,6 milliards de dollars
nécessaires ont été apportés notamment par
la Société Générale, BNP
Paribas, le Crédit Agricole, Dexia et Natexis-Banques populaires.
- Pour respecter les objectifs que la France s’est fixée en
matière de
réduction d'émissions de CO2, 5 à 7 milliards
d’euros par an doivent
être investis dans des travaux d’économies
d’énergie pour le seul
secteur résidentiel et tertiaire. Les subventions publiques ne
suffiront pas : les banques ont donc un rôle crucial à
jouer en
apportant des fonds.
- L'investissement socialement
responsable (ISR), qui prend en compte des critères sociaux et
environnementaux dans le choix des projets et entreprises
financés, ne
représente encore que moins d’1% des investissements des
Français.
- Les
placements solidaires, qui financent des projets d'insertion
économique, ont atteint en 2006, 1.271 milliard d'euros pour 272
000
souscripteurs avec une progression de 36 % par rapport à 2005,
même si
seuls 6 % des Français y ont déjà souscrit.
Banque
/ Le
Sud veut casser la banque [
Planète Terra ]
Banque alternative : Il n’existe pas encore en France de banque
véritablement alternative, c'est à dire : dont toute
l'activité financière soit conditionnée en
priorité par des choix éthiques et qui permettrait
que l'encours des finances des ménages contribue non pas
à la spéculation et à l'économie du profit
maximum, mais à une finance socialement responsable.
La NEF est une
société financière qui soutient des projets
concernant l'insertion ; sociale, le relogement de personnes en
difficultés, la création d'emploi, l'écologie, les
énergies renouvelables, le commerce équitable,
l'agriculture et l’alimentation biologiques, etc.. . La transparence
comptable est la règle, et la liste des prêts est
publiée.
Le label
FINANSOL est attribué à la plupart de
ses produits. Son capital, apporté par quelques 5000
sociétaires, ne lui permet pas d'obtenir le statut de banque (30
millions de francs sur les 45 nécessaires). Elle peut en
revanche gérer des comptes à terme
éthiques classés par domaine et d'une durée
supérieure ou égale à 2 ans. La souscription
minimum de 3 parts sociales (soit 90 Euros) est le droit
d'entrée et donne une voix aux assemblées
générales (un sociétaire, une voix).
Afin de pouvoir gérer des dépôts à court
terme, la NEF s'est associée avec la banque du Crédit
Coopératif [ La Banque du Crédit Coopératif (BFCC)
est la banque des coopératives, des SCOP, des comités
d'entreprise et des mutuelles, donc naturellement orientée vers
l'économie locale et coopérative. Elle a ouvert
récemment
ses services aux particuliers. Outre le partenariat avec la NEF et la
Caisse Solidaire Nord-Pas-De-Calais, qui dénote une orientation
différente, elle offre des possibilités de livrets
d’épargne
éthique. A la différence d'autres banques mutualistes
comme
le Crédit Mutuel ou la Caisse d'Epargne, elle n'a pas
d'implantations
dans les paradis fiscaux. ] pour offrir par son intermédiaire
des
services bancaires classiques : compte courant NEF (avec
chéquier
et carte bleue), livret NEF, un PEP NEF (Plan d'épargne
populaire)
La Nef - 114 bd du 11 novembre 1918 - 69626 Villeurbanne cedex - T : 0
811 90 11 90
http://www.lanef.com
Banques :
La
ville de Montmagny met en concurrence les banques pour les contrats
d'emprunt
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Banque
responsable :
Une banque responsable c'est : une banque qui réduit l'impact
direct de
son fonctionnement (consommations
d'énergie, de papier,
transports,
bâtiments, etc), qui n'investit pas dans des projets avec des
conséquences néfastes sur l'environnement ou la
société , qui propose
des prêts dédiés aux investissements pour faire des
économies d’énergie
(énergie renouvelable ou isolation dans le bâtiment par
exemple) ou
acheter des produits écologiques, voire qui offre des produits
permettant de financer des projets sociaux ou environnementaux
innovants. Si ces pratiques restent encore très peu
répandues,
certaines banques se distinguent
nettement
|
La Nef, société financière
coopérative, hébergée
par le Crédit Coopératif, octroie 100% de ses
financements pour des
projets écologiques, sociaux ou culturels.
Le Crédit Coopératif est pionnier sur
les prêts et épargnes à vocation sociale et
solidaire.
La Banque Populaire est pionnière sur les
prêts en faveur de l'habitat écologique.
Pour savoir ce que fait votre banque et comparer, pensez à
consulter les guides qui ont vu le jour récemment :
Le guide
"Environnement : Comment choisir ma banque ?"(2007) publié
par les Amis de la Terre avec la CLCV.
Les rapports des Amis de la Terre :
"Banques
françaises : épargnez le climat !" sur les
politiques environnementales des banques (2005), et
"Banques
françaises : banques fossiles", sur les impacts des banques
sur le climat et le secteur énergétique (2007).
Banque responsable: c'est quoi ?
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Le collectif "Sauvons les riches" a lancé un site (Jechangedebanque.org)
invitant les internautes à changer d'établissement
bancaire... pour se tourner vers des banques "responsables" ou
"éthiques".Il souhaite offrir un écho à l'appel au
bankrun inspiré par Eric Cantona et relayé par des
dizaines de milliers d'internautes.
Et fait sur son site un top 3 des banques qu'ils estiment respectables,
en terme de politique d'investissement et de présence dans les
paradis fiscaux.
Au fait, qu'est-ce qu'une banque éthique ? Que me propose-t-elle
? Et où en trouver une si je veux devenir client ?
Jechangedebanque.org cite la
Banque Postale comme étant "le plus éthique des grands
réseaux bancaires" parce qu'elle n'effectue pas de
"sélection de ses clients" et n'est "pas présente dans
les paradis fiscaux". Autre avantage : elle a des agences partout en
France, au plus près des clients.
Mais le site met en avant deux autres organismes plus
spécifiques : la Nef (nouvelle économie fraternelle) et
le Crédit coopératif, qui se définissent
elles-mêmes comme des "banques éthiques".
La Nef
Qui ? Fondée en 1988, compte 27.000 clients-sociétaires.
Elle finance des projets "tournés vers la culture, le social ou
le développement durable", nous dit le service com'.
Où ? L'organisme ne compte que 4 bureaux en France (Paris,
Nantes, Toulouse et Lyon). La plupart des opérations se
gèrent via Internet ou par correspondance. "Cela fait 20 ans que
ça marche", nous assure néanmoins la Nef.
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Quoi ? Elle offre de l'épargne à terme : des livrets sur
lesquels l'argent est bloqué pour 25 mois minimum, pour un taux
d'intérêt de 1,5 à 3,5%. Elle propose des comptes
courants, avec carte bleue et chéquier. Pas de prêts
à la consommation mais des prêts immobiliers, à la
condition expresse que le projet corresponde à des normes
environnementales définies par la Nef.
Le Crédit coopératif
Qui ? Son histoire remonte au XIXème siècle mais c'est
depuis la fin des années 1980 que le Crédit
coopératif a ouvert son activité à tous les
clients, rappelle Alternatives Economiques. Il comptait 320.000 clients
en 2009. Depuis 2002, il fait partie du groupe BPCE (Banque Populaire -
Caisse d'Epargne).
Où ? Il existe 71 agences selon le site de la banque.
Quoi ? Le Crédit coopératif offre tous les services
bancaires classiques, à savoir comptes courants, plans
d'épargne, prêts immobiliers...
Ces deux banques affirment suivre une règle simple : faire le
lien directement entre emprunteurs et épargnants, sans passer
par les marchés financiers et leurs produits "toxiques", comme
leurs concurrentes.Elles prônent deux autres principes,
fondamentaux selon elles : la transparence et la démocratie.
"On ne prône pas une morale unique, chacun peut avoir la sienne.
Mais tous les épargnants à la NEF peuvent savoir
où va aller leur argent", assure le président de la Nef
à Libération. "Tous les ans, nous publions un rapport sur
les projets que nous finançons pour que nos sociétaires
sachent à quoi sert l'argent qu'ils ont placé chez nous",
renchérit le service com', joint par Le Post.
Contactée par Le Post, l'association contre les abus bancaires
européennes (ACABE) reconnaît qu'elle n'a "jamais
été contactée par des clients mécontents"
de ces banques, tout en rappelant qu'elles ne comptent qu'un faible
nombre de clients.
Et les banques coopératives alors ?
Comme le Crédit coopératif et la Nef, 4 autres banques
françaises proposent à leur client d'acheter des parts
sociales pour devenir "sociétaire" et participer à la
prise de décision : les Caisses d'épargne, les Banques
Populaires, le Crédit agricole et le Crédit mutuel.
Mais elles ne sont pas pour autant considérées comme
"responsables". "Le statut ne suffit pas", explique au Post Marc
Canfin, eurodéputé Europe Ecologie-Les Verts, soutien du
projet Jechangedebanque.org.
Elles ont d'ailleurs été pointées du doigt pendant
la crise pour avoir "voulu imiter les banques du secteur privée"
et en prenant "des risques inconsidérés qui les ont
fragilisées". [
http://www.lepost.fr ]
Banques
et armement
|
Banques
et changements climatiques : Citibank participe actuellement
au financement du
projet le plus destructeur pour le climat aux USA : une
proposition scandaleuse du géant de l’énergie TXU visant
à construire
11 centrales au charbon au Texas. Citibank forme avec Morgan Stanley et
Merrill Lynch un groupe prêt à investir les onze milliards
de dollars
nécessaires au projet TXU. Ces centrales au charbon produiront
chaque
année plus de gaz à effet de serre que quatorze millions
de nouvelles
voitures sur les routes américaines, comme l’annonce
l’organisation
environnementale américaine Rainforest Action Network (RAN) sur
son
site web. |
Avec d’autres organisations, RAN s’intéresse de
près au dossier des centrales au charbon de TXU. L’organisation
veut
empêcher la construction des nouvelles centrales
électriques et se
concentre sur ses financeurs par le biais d’actions confrontatives.
Selon le groupe d’action pour l’environnement, ces financeurs portent
également la responsabilité de l’émission de 78
millions de tonnes de
CO2 que produiront les nouvelles centrales texanes. Ces
émissions sont
énormes et correspondent à environ sept fois les
réductions de CO2
auxquelles la Belgique doit parvenir dans le cadre du Protocole de
Tokyo. Selon ce protocole, d’ici à 2012, la Belgique doit
diminuer ses
émissions de gaz à effet de serre de 7,5% par rapport au
niveau de 1990.
La
campagne du Rainforest Action Network contre TXU est un exemple de
campagne pour le climat qui se concentre également sur les
financeurs
de projets nuisibles pour l’environnement. La constatation que la
politique d’investissement de certaines institutions financières
est en
complète opposition avec les efforts tellement
nécessaires au niveau
climatique pousse de plus en plus de groupes de défense de
l’environnement à l’activisme financier. Ainsi, Platform,
Milieudefensie et les Amis de la Terre (pensez à l’action
« éteignons
la lumière pendant cinq minutes ») ont initié des
campagnes centrées
sur le climat dans le cadre desquelles ils interpellent les financeurs
sur leur politique d’investissements nuisibles à
l’environnement. Tout
comme Netwerk, ces organisations sont membres de l’organisation
internationale Banktrack.
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Banques
et droits humains : La
campagne ‘Mon argent. Sans scrupules ?’ de Netwerk Vlaanderen exige que
les groupes bancaires mettent un terme à leurs investissements
dans des
violations graves des droits humains. En outre, Netwerk Vlaanderen
exige que les groupes bancaires communiquent de manière ouverte
et
claire leur politique en matière de droits humains et autorisent
un
contrôle externe de cette politique. |
- Arrêt des investissements dans des violations graves des droits
humains.Netwerk Vlaanderen demande que les groupes bancaires se
penchent sur leurs investissements dans des entreprises mises en cause
en raison de violations graves des droits humains et y mettent un terme.
- Les violations graves des droits
humains suivantes ont
été documentées dans le rapport de Netwerk
Vlaanderen : collaboration inquiétante avec des régimes
dictatoriaux, violation des droits fondamentaux des travailleurs et
violations des droits des populations locales.
- Une politique d'investissement claire et contrôlable
Parce que les investisseurs et les épargnants ne peuvent pas
juger du profil de leur groupe bancaire en matière de droits
humains sans informations claires, Netwerk Vlaanderen demande aux
groupes bancaires
- La publication d'une politique claire en matière de droits
humains et de la méthode d'implémentation
- La publication des entreprises et des gouvernements dans lesquels
ils investissent
Vous
trouvez que les banques doivent respecter les droits humains avec
l'argent que vous leur confiez ? Envoyez une lettre a votre banque!
En
outre, cette
transparence
ne doit pas être qu'une façade :
les groupes
bancaires doivent dire ce qu'ils font et faire ce qu'ils disent.
Ce
sont les gouvernments des différents états, et donc aussi
le
gouvernement belge, qui ont signé la Déclaration
universelle des Droits
de l'Homme. Ils doivent donc la respecter et veiller à ce que
les
résidents de leur pays respectent les droits humains.
- Le
gouvernement devrait dès lors jouer un rôle d'exemple. Il
est en effet
inacceptable qu'un gouvernement investisse ses moyens financiers dans
des entreprises qui violent gravement les droits humains. Il est donc
du devoir des différents gouvernements de développer une
politique
d'épargne et de placement responsable en la matière.
- Mais
le gouvernement doit également veiller à ce que les
groupes bancaires
respectent les droits humains. Pour cette raison, une nouvelle
réglementation doit être développée aux
niveaux national et
international pour assurer une obligation de transparence et de
justification des groupes bancaires en matière de droits humains.
- En
outre, le gouvernement doit soutenir le développement d'un cadre
législatif international pour les entreprises en matière
de droits
humains, par exemple en développant et en promouvant
l'application des
UN Norms for Business.
Banques : Plus révolutionnaire que l'appel d'Eric Cantona : changer de banque
Et plus efficace, à en croire
le monde de l'économie solidaire. Que ce soit en matière
d'éthique, d'environnement ou tout simplement de coût, les
alternatives ne manquent pas.
L'appel d'Eric Cantona à retirer son argent des banques a
relancé le débat sur la façon dont chaque
citoyen-consommateur peur peser sur le monde de la finance.
L'eurodéputé Pascal Canfin (Europe Ecologie-Les Verts) et
le collectif "Sauvons les riches" ont ainsi lancé un site,
jechangedebanque.org,
afin d'aider la migration vers une banque plus responsable. "Nous
préférons que nos économies soient
gérées par des banques qui investissent l'épargne
localement, ne participent pas au casino financier, refusent
d'être présentes dans les paradis fiscaux et de verser des
bonus indécents", affirment les fondateurs du site.
Trois banques font l'objet d'une recommandation : la Nef, suivie du
Crédit coopératif, puis de la Banque postale. Le site
publie également un mode d'emploi des formalités à
accomplir.
Même démarche du côté de l'association Attac,
qui appelle les citoyens à "favoriser l'émergence de
banques alternatives, solidaires et écologiquement
responsables", et recommande le guide préparé par "Les
Amis de la terre". Cette association se fait le chantre de la "finance
solidaire". Elle a réalisé un
classement des banques
en prenant en compte des critères environnementaux, ce qui
l'amène à recommander elle aussi la Nef et le
Crédit coopératif.
De son côté, le mensuel Alternatives économiques a
mis en ligne une enquête qui met en lumière la
forte
implantation de BNP Paribas, du Crédit agricole, des Banques
populaires et de la Société générale, dans
les paradis fiscaux.
Ethique et environnement mis à part, les associations de
consommateurs délivrent des conseils sur les pièges
à éviter. C'est le cas de l'UFC-Que choisir, qui fait des
recommandations en matière de frais bancaires. L'association
nous apprend ainsi que la publicité du Crédit Mutuel, qui
communique sur le fait que ses agents ne touchent pas de commission sur
la vente de produits bancaires, est "à la limite de la
publicité mensongère" puisqu'il existe des
récompenses sous forme de chèques cadeaux.
L'UFC-Que choisir publie aussi son classement des tarifs bancaires
(payant), tout comme l'association de consommateur CLCV, qui a
réalisé un comparatif des tarifs région par
région (gratuit). Les banques les moins chères ne sont
pas les mêmes selon les régions. Ce sont toutefois la
Banque postale, le Crédit agricole et la BNP qui sont le plus
souvent citées. [
http://tempsreel.nouvelobs.com ]
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Banques sous le contrôle des citoyens
: Réponse à l'appel de Cantonna pour retirer son argent des banques,
soutien à l'organisation d'une ONG chargée de développer un lobbying et
une contre-expertise sur la règlementation financière, vote contre le
financement de la faillite des banques…Alors que le G20 peine à
règlementer la finance internationale, les citoyens se mobilisent de
plus en plus pour exercer un contrôle sur les banques et le système
financier.
« La crise
financière nous a montré les dangers d’une absence de réglementation de
la finance, et le lien entre le secteur financier et la société a été
rompu. Il est temps non seulement de réparer ce lien, mais également
que le secteur financier rende un peu de ce qu’il a pris à la société », voilà les mots qu’adressent 1 000 économistes prestigieux de plus de 50 pays
-parmi lesquels Joseph Stiglitz, Paul Krugman ou, en France Jacques
Attali- aux ministres des finances du G20 et à Bill Gates dans une
lettre demandant l’instauration de la Taxe Robin des bois,
autre nom de la taxe Tobin . Une initiative symptomatique d’un
mouvement citoyen mondial qui demande à prendre une part de plus en
plus active dans le contrôle et la régulation du système financier
actuel. Ainsi, selon un sondage YouGov, organisé dans 6 pays européens
et commandité par Oxfam, plus de 80% des personnes interrogées (de 82%
aux Pays-Bas jusqu’à 90% en Espagne) estiment que les banques, les
Hedge Funds - fonds de spéculation- et autres institutions financières
ont pour responsabilité de réparer les dommages causés par la crise
économique, liés à leurs activités. Et, au Royaume-Uni, en Allemagne,
en France, en Espagne et en Italie, la majorité soutien la création
d’une taxe Robin des bois… |
« Depuis le lancement de
Finance Watch,
je suis extrêmement frappé par le niveau de soutien
citoyen que l’on nous a témoigné: nous avons
reçu des milliers de mails venant de toute l’Europe pour
nous encourager dans notre initiative. Et spontanément
près de 1000 personnes sont venues discuter de régulation
financière sur notre compte Facebook alors qu’il
s’agit tout de même de sujets extrêmement techniques
et austères », se réjouit Thierry Philipponnat. Cet
ancien membre de la commission entreprise d’
Amnesty International
et ancien professionnel de la finance, est aujourd’hui
chargé de coordonner la création de Finance Watch, une
nouvelle ONG dont l’objectif est de développer une
expertise et un plaidoyer européen pour améliorer la
qualité de la règlementation financière.
Créée à l’initiative de
députés européens, avec en tête de proue
Pascal Canfin, ex journaliste économique aujourd’hui
membre d’
Europe-Ecologie /Les Verts, l’organisation compte aujourd’hui une trentaine d’associations telles qu’
Attac,
les Amis de la terre,
Nordic Financial Unions, le
World Development Movement ou
Transparency international.
« De nouvelles ONG viennent frapper à notre porte mais
nous refusons aussi certains membres qui pourraient se trouver dans un
conflit d’intérêt, comme des professionnels en
activité du monde de la finance. Par la suite, nous allons aussi
créer un statut d’amis de Finance watch pour les citoyens
qui, à terme, contribueront au financement de
l’association dont le budget annuel est évalué
à 2 millions d’euros », poursuit Thierry
Philipponnat.
En attendant la création de ce lobby professionnel de la
finance, qui n’a encore aucun équivalent en Europe, Les
Amis de la Terre et Attac viennent de lancer une campagne pour «
un contrôle citoyen des banques » explicitement
intitulée « A nous les banques ! ». Lassées
par les promesses non suivies d’effets des sommets internationaux
comme le G20, les deux ONG ont rédigé et envoyé
aux principales banques françaises un questionnaire d’une
vingtaine de questions portant sur les prises de risques des banques,
leur politique commerciale ou encore leur gouvernance, telles que :
« A combien s'élève le total des bonus et
stock-options distribués au titre des activités 2008,
2009 et 2010 ? » ou « Votre groupe bancaire a-t-il des
filiales, ou participations dans des filiales, domiciliées dans
les paradis fiscaux, selon l'indice d'opacité financière
du
Tax Justice Network
? » (voir document lié). Les deux ONG invitent les
citoyens à s’en saisir et à les envoyer
eux-mêmes à leur banque avant d’en analyser les
résultats en mai. « Nous voulons donner aux citoyens
des outils pour exiger du système bancaire un comportement
responsable », explique Thomas Coutrot, économiste et
co-président d’Attac France, dans un communiqué.
Lors d’un colloque de la Revue Durable sur les «
Initiatives pour une finance globale durable », le 15 avril
dernier, il développait : « les gens sont à fleur
de peau et de plus en plus hostiles sur la question des banques. Ils
sont en attente d’alternatives. Il nous faut développer
les initiatives et la pression citoyenne sur les banques et
gouvernement. »
En Islande, celle-ci s’est exercée dans les urnes. Le 9
avril, malgré la pression, notamment de l’Angleterre et
des Pays-Bas qui menacent le pays d’un procès et de lui
refuser l’entrée dans l’Union européenne, les
Islandais ont une nouvelle fois refusé, par
référendum, de payer 3,9 milliards d’euros (soit 12
000 € par habitant et hors intérêts, souligne Attac)
pour la faillite des banques. Un vote qui peut être
considéré comme « le seul débat
démocratique ayant eu lieu pour savoir qui devait payer pour la
crise financière », jugeait Eva Joly, la
députée européenne d’Europe Ecologie les
Verts,
candidate aux primaires de son parti pour la présidentielle, lors de ce même colloque. [
http://www.novethic.fr ]
Banquier
fraternel [
Planète
Terra ]

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Bond de l'investissement socialement responsable en 2010 : Les
sommes placées dans des investissements socialement responsables (ISR)
ont de nouveau connu une forte progression en 2010, leur total
augmentant de 35% pour atteindre 68,3 milliards d'euros, selon l'étude
annuelle publiée jeudi par le centre de recherche Novethic. L'ISR
correspond à des placements éthiques sur des supports d'épargne
(principalement actions, obligations, produits monétaires) dont les
émetteurs intègrent, en plus des critères financiers traditionnels, des
critères sociaux, environnementaux et de gouvernance (transparence des
rémunérations et de la prise de décision par exemple).
La proportion
de particuliers dans l'investissement socialement responsable n'a que
peu évolué en 2010. Les investisseurs individuels pèsent 30% (31% en
2009) de l'ISR, contre 70% pour les institutionnels, selon l'étude de
Novethic, filiale de la Caisse des dépôts (CDC).
La clientèle des
particuliers est constituée principalement des investisseurs en gestion
collective (fonds communs de placement) via les réseaux bancaires et
d'assurance, et des épargnants salariés. |
L'ISR en France pèse 68,3 milliards d'euros
L'enquête annuelle de Novethic sur le marché
français de l'ISR mesure sa taille exacte, le rapport entre
investisseurs particuliers et institutionnels, les parts respectives de
l'épargne salariale, des fonds ISR et des mandats de gestion.
Avec 68,3 milliards d'euros d'encours pour 2010, la croissance reste
forte, de l'ordre de 35 %.
|
Le canal de l'épargne
salariale a été beaucoup plus dynamique (+47%) que celui de la
distribution directe par les réseaux bancaires et d'assurance (+22%).
Le poids de l'ISR dans l'épargne salariale ne cesse de croître et
représente désormais 18% des encours de l'épargne salariale diversifiée
(hors actionnariat salarié).
Quant
aux institutionnels, ils sont emmenés par les caisses de retraite
et de prévoyance ainsi que les fonds de pension privés (28%), les fonds
de retraite privés (26%) et les assureurs (23%). Les sommes investies
sur des supports ISR le sont à 38% en obligations, à 29% en actions et
à 33% en produits monétaires. [
http://www.cbanque.com ]
|
Carte
bancaire : Certaines
banques (rares !) poussent la
démarche
jusqu’à considérer le plastique dans lequel est fait la
carte : ainsi,
The Cooperative Bank, pionnière sur le marché
britannique, a été la
première à développer, dès la fin des
années 90, une carte de
crédit fabriquée, non plus à base de PVC, mais
dans un bioplastique
dérivé de la fermentation du sucre et non de la
pétrochimie (à
l’époque, le coût de ce plastique était à
peu près dix fois celui du
PVC, ce qui explique peut-être que cette bonne pratique ne se
soit pas
répandue…)
|
.Sinon, la grande nouveauté sur les cartes bancaires est
l’arrivée en
France, avec une nouvelle réglementation début 2008, des
cartes
affinitaires dont le principe est en gros le suivant : vous choisissez,
en même temps que votre carte bancaire, une association qui vous
est
chère et dont le logo figure d’ailleurs souvent sur la carte,
puis à
chaque dépense, la banque verse, de manière indolore pour
vous mais en
votre nom, une petite somme prédéterminée à
l’association en question.
Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, certaines
banques
qui pratiquent la chose depuis longtemps, comme The Cooperative Bank en
Angleterre ou CitizensBank au Canada, ont donné beaucoup
d’argent aux
causes choisies par leurs clients.

En attendant le développement en France des
cartes affinitaires,
le
seul produit français dans cet esprit est la carte Agir du
Crédit
Coopératif pour lequel, à chaque retrait dans un DAB, la
banque verse
0.06€ à l’association choisie par son client. En 2006, cette
carte a
permis le versement de 40 000 € (en hausse de 37% par rapport à
2005) à
Action contre la Faim, AIDES, la Fondation des Energies pour le Monde,
France Nature Environnement, Médecins du Monde, Surfrider
Foundation et
l’UNAPEI. Autrement dit : tous les avantages d’une carte bleue
classique, la solidarité en plus.
|
Compte
bancaire:
D’après des études américaines, les reçus
des distributeurs
automatiques de billets représentent des quantités
considérables de
papier… immédiatement jetés après impression.
Pensez à ne pas le
demander si vous n’en avez pas besoin. Préférez les
virements automatiques aux chèques
à chaque fois que cela
est possible, lorsque vous devez payer quelqu’un ou lorsque vous
recevez de l’argent (en plus, vous serez payé plus vite et cela
économisera aussi les transports nécessaires pour passer
à la banque).
|
 |
Dieu dans tout ça : Tous les
catholiques et autres pratiquants devraient forcement être de gauche !
Nul ne peut servir deux maîtres : « car, ou il haïra l’un et aimera
l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez
servir Dieu et Mammon ». Autrement dit, Dieu et la Richesse, car Mammon
est l'ange de la richesse. Cet avertissement de saint Mathieu met en
garde aussi bien contre la manière de gagner de l'argent, que la
manière de le dépenser ! On ne peut pas aller à la messe le dimanche,
faire preuve de charité chrétienne et ensuite aller tranquillement
travailler dans une banque, être attaché commercial chez Coca Cola ,
écrire des articles faisant l’apologie de l’argent dans l’Express ou
être un petit chef arbitraire sur un chantier !
Bien entendu on peut
se donner bonne conscience en se disant que l’on n’est pas responsable
de ce qui se passe en amont de nos décisions, mais « nul n'est plus
aveugle que celui qui ne veut pas voir », et que par opposition aux
mauvaises pratiques économiques comme le vol ou la fraude fiscale nous
restons dans l'acceptable, nous respectons les règles. Mais quelles
règles ? Celle fixées par Mammon ! Les règles de l’argent roi et du
profit avant tout !
Tout croyant est en porte-à-faux avec sa foi, lorsqu'il s'agit de
cautionner le système capitaliste en nourrissant les vautours de la
finance. Il n'existe pas de bon croyant capitaliste qui aurait la Croix
du Christ suspendue au-dessus de son ordinateur, puis qui irait se
brancher sur internet pour placer son argent en bourse. Il n'existe pas
non plus de bon croyant capitaliste qui va passer ses vacances à
l'autre bout de la terre en profitant de la misère du pays pour passer
un séjour de Pacha ! |
Donc, si vous êtes
catholique et a fortiori pratiquant, vous êtes obligatoirement de
gauche, sinon si vous êtes de droite c'est que vous n'avez pas
tout compris dans les saintes écritures, ou que les capitalistes
qui siègent à Rome vous ont mal expliqué, ce qui
est remarquez le bien dans leur intérêt. A moins que vous
ne vous mentiez à vous-même ! Mais là c’est
du ressort de la psychanalyse.
« Dieu et la nature sont sagesse, le monde a de l'eau en
quantité suffisante pour que chacun ait de l'eau, le monde a
suffisamment de richesses et de terres pour produire de la nourriture
pour la population mondiale, le monde a suffisamment de pierres pour
construire afin que personne ne soit laissé sans habitat.
Le
monde possède assez pour tous, donc, mais dans les faits une
minorité s'est appropriée les richesses du monde, une
minorité s'est appropriée l'or de la planète, de
l'argent, des richesses minérales, des eaux, des bonnes terres,
du pétrole, de toutes les richesses donc, et a concentré
les richesses entre quelques mains : moins de 10% de la population du
monde est propriétaire de la moitié de la richesse du
monde entier et … plus de la moitié des habitants de la
planète sont pauvres et chaque jour il y a de plus en plus de
pauvres dans le monde. »
Hugo Chavez [
http://2ccr.unblog.fr ]
 | Education au développement durable : La CASDEN
a soutenu le lancement et contribue au développement du site
education-developpement-durable.fr ouvert fin 2010.
Destiné aux enseignants de collèges et de lycées, ce site propose des
outils pédagogiques gratuits en matière d'éducation au développement
durable.
Il s'enrichit de l'actualité et propose une approche thématique autour
d'informations générales, études de cas, conseils pratiques rédigés par
des enseignants et des inspecteurs académiques, diaporamas, vidéos,
cartes, schémas...
|
Pour la CASDEN, banque coopérative des personnels de l'Education
nationale, de la Recherche et de la Culture, ce projet éducatif entre
dans le cadre de sa stratégie d'éducation au développement durable.
C'est aussi une manière de sensibiliser ses sociétaires et les
enseignants au développement durable et à les inciter à diffuser des
comportements responsables auprès de leurs élèves.
Fanny Babin -
Fanny.BABIN@casden.banquepopulaire.fr
 | Energie partagée investissement : Avec
Energie partagée investissement, les citoyens français peuvent
désormais soutenir le développement des énergies renouvelables (ENR)
grâce à leur épargne. Une quinzaine d'acteurs des ENR et du secteur
bancaire (Nef, Enercoop, Hespul, etc.) se sont réunis sur ce projet. Le
fonds d'investissement financiera tout type de projet et vise ainsi à
répondre à une demande sociale croissante des citoyens face aux
énergies renouvelables. catherine@plus2sens.com - 06 11 17 36 19.
|
 |
Etude RSE dédiée aux secteurs Banque, Assurance et Protection sociale : Il y a quelques semaines, Olivier Arroua, Co-fondateur et associé du cabinet de conseil Selenis,
présentait les différentes applications de politique RSE des banquiers
et assureurs. Le cabinet s’est longuement penché sur la question
partant du principe que la Responsabilité Sociale des Entreprises
devenait progressivement le paradigme managérial des années 2010, au
même titre que les NTIC ont régné sur les années 2000. Suite à la
conférence et devant l’engouement de ses collaborateurs et partenaires,
le cabinet se lance dans une enquête approfondie dédiée à leur
politique RSE !
Fort de sa connaissance des secteurs Banque et
Assurance, Selenis lance sa première étude approfondie basée sur le
respect de la Norme ISO 26 000 établie en novembre 2010, l’ISO ayant
extrêmement bien défini la notion de « Responsabilité Sociétale des
organisations » comme : « la responsabilité vis-à-vis des impacts des
décisions et activités d’une organisation sur la société et sur
l’environnement se traduisant par un comportement transparent et
éthique… ».
Cette étude sera menée auprès des acteurs de référence
des secteurs Banque, Assurance, Prévoyance, Mutuelles et Courtiers.
Elle leur permettra d’obtenir un état des lieux de l’ensemble des
applications de la politique RSE à tous ses niveaux : environnemental,
social et économique. |
Une fois les données rassemblées et analysées,
Selenis communiquera les résultats de cette étude sous
forme de livret à destination des acteurs de ces secteurs mais
aussi des commentateurs et experts de la politique RSE.
Au-delà du diagnostic…
Pour Selenis, ce nouvel axe de recherche est essentiel, car
stratégique. Une politique RSE en permanence renouvelée
et menée à bien permet d’actionner plusieurs
leviers essentiels à ces secteurs, parmi lesquels :
- Réduction des coûts
- Mobilisation des collaborateurs
- Souci d’innovation
- Restauration de l’image du secteur financier…
Selenis souhaite pouvoir exploiter ces résultats afin de
valoriser et mettre en avant les bonnes pratiques et les exemples
innovants en matière de politique RSE et établir
régulièrement les grandes tendances du marché dans
ce domaine. Olivier Arroua : « Les banquiers et assureurs ont
déjà, pour la plupart, de bonnes pratiques en
matière de politique RSE, il ne faut pas noircir le tableau ;
malgré tout, il reste encore beaucoup à faire en
France… Comme pour toutes les évolutions importantes,
ceux qui seront les mieux préparés gagneront une longueur
d’avance, et profiteront d’un avantage important pour les
années à venir. Le développement durable
environnemental, social ou économique concerne tous les
secteurs, mais celui qui a le plus à y gagner est sans aucun
doute le secteur financier… ». [
http://www.news-banques.com ]
 | Exclusion bancaire : Notre mission est d'accueillir et d'accompagner des publics en
situation de fragilité bancaire afin de les aider à retrouver une
situation financière stable et équilibrée. Parcours Confiance vise les
particuliers ainsi que les créateurs d'entreprises qui, en raison de
leurs faibles moyens, n'ont pas les garanties suffisantes pour obtenir
un financement adapté et ainsi réaliser leur projet de vie. Notre action
s'articule autour de 3 axes :
- un accompagnement bancaire individuel à partir d'un diagnostic
financier approfondi
- des conditions avantageuses comme par exemple un micro-crédit
- un accompagnement social et pédagogique
|
 |
Factures par internet : Le
conseil «éconologique» de Jean-Marc Lorach, auteur de Comment faire des
économies…avec l'écologie!, (Éditions du Puits Fleuri). Les
facturations par voie postale n'ont pas seulement un coût pour votre
portefeuille, mais aussi pour la planète. Le circuit classique des
factures et de leur règlement est en effet bien loin d'être neutre au
plan écologique: papier, timbres, enveloppes, chèques ou T.I.P, encre,
transports de courrier...
La production de papier, à elle seule, est
déjà fortement émettrice de gaz à effet de
serre. Sur la base de 2,5
pages en moyenne pour chaque facture avec ses annexes, et de deux
photocopies pour son traitement, c'est environ une tonne de CO2 que
peuvent produire 3 tonnes de factures. Afin de préserver
l'environnement, mieux vaut donc demander que ces factures vous
parviennent en ligne. En effet, 95% d'entre elles sont encore
émises
sur support papier, sans grande valeur ajoutée par rapport
à la forme
électronique. Il est urgent d'en dématérialiser la
plus grande partie,
au vu des importantes pollutions engendrées par l'industrie
papetière
et des coûts de gestion. La signature électronique permet
aujourd'hui
de garantir l'authenticité des factures et de leur
contenu. Dans le même ordre d'idée, vous pouvez
demander à ne plus recevoir de
relevés bancaires par voie postale. La quasi-totalité des
banques
proposent en effet une consultation en ligne des comptes. La
dématérialisation présente enfin des avantages
écologiques, en ce qui
concerne le règlement des factures. |
La majorité des
services
publics vous offrent déjà la possibilité de vous
acquitter par voie électronique (eau, électricité,
gaz, impôts…). La preuve du paiement en ligne peut
être facilement apportée en cas de contestation.
Evidemment, vos règlements ne doivent pas être
effectués les yeux fermés; il est absolument
nécessaire de bien vérifier auparavant que le paiement
proposé est totalement sécurisé. [
http://www.lefigaro.fr ]
Finance solidaire européenne : La
Febea
lance le projet Europe active afin de donner une plus grande
visibilité à la finance solidaire européenne. La
Fédération européenne de Finances et Banques
éthiques et alternatives s'est associée au Comité
économique et social européen pour démarrer ce
projet, qui est d'ores et déjà soutenu par la
présidence polonaise de l'Union européenne au
deuxième semestre 2011. A l'occasion de la conférence
inaugurale à Bruxelles, un Atlas des bonnes pratiques vient
aussi d'être diffusé, comprenant à la fois des
exemples d'outils financiers mis au point par les 24 membres de la
Febea et d'entreprises solidaires qu'elles ont contribué
à soutenir. A terme, la Febea voudrait faire évoluer le
cadre législatif européen pour encourager les outils
financiers qui servent l'inclusion sociale...L'appel lancé par
Europe active demande en effet aux chefs d'Etat et de gouvernement
: « d'inscrire dans les traités européens
cinq critères de convergence sociale comparables aux cinq
critères de convergence financière inscrits dans le
Traité de Maastricht ; de créer des conditions favorables
pour le développement et le financement d'initiatives
d'inclusion sociale en s'inspirant des bonnes pratiques
développées depuis 25 ans par les banques éthiques
et alternatives et de pérenniser les fonds attribués par
le programme Progress au-delà de 2013, et enfin
d'élaborer une directive européenne centrée autour
de l'inclusion sociale par la création d'emplois ». [
http://www.tessolidaire.com ]
|
Fonds
éthiques : On
parle d'Investissement Socialement Responsable lorsque le choix d'un
fonds de placement financier repose sur des critères de
performance
sociale et environnementale des entreprises, sans occulter la
performance financière. Certains fonds excluent totalement les
secteurs
de l'armement, du tabac, de l'alcool, etc. Pour choisir les
entreprises, les gestionnaires de ces fonds font appels à des
agences
de notation spécialisées (Vigéo ou Innovest par
exemple). Mais restez
attentif, car l'émergence de fonds créés par les
banques dans un but
uniquement marketing peut rendre difficile le choix. Pour vous
permettre de bien choisir, le site Novethic évalue
les caractéristiques de chaque fonds et vous donne accès
à toutes les informations financières
utiles.
|
Parmi les meilleurs :
- Fonds Global
Innovators – société de gestion UBS :
ce fonds est constitué de titres émis par des entreprises
internationales "innovatrices" en matière de
développement durable,
appartenant à des secteurs comme l'électricité
géothermique, le
dessalage de l'eau de mer, les produits issus de l'agriculture
biologique, etc. Car ce fonds vise à relever plusieurs
défis du 21e
siècle comme la pénurie d'énergie, la
raréfaction de l'eau et la
dégradation de l'environnement. Les thèmes de placement
sont : énergies
renouvelables, mobilité, eau et alimentation, et santé.
Performance
2006 : 21,72 %.
- La Sicav Sustainable
EMU de la banque Dexia :
portefeuille d'actions émises par des entreprises choisies selon
les
critères du développement durable : qualité de la
gestion des
ressources humaines, respect de l'environnement, qualité de la
relation
avec les clients et les fournisseurs, degré de
développement de la
gouvernance d'entreprise, engagement sociétal de l'entreprise.
Sont
exclus : armement, tabac, alcool, jeux de hasard, énergie
nucléaire,
pornographie, tests sur les animaux, OGM, et activités sous
régimes
totalitaires.
- Living Planet Fund
Equity (WWF)
: Ce fonds, géré par la banque Sarasin (banque
dépositaire : UBS), est
constitué d'investissements dans des sociétés
à l'approche proactive
des questions environnementales et sociales. Les entreprises sont
évaluées, en plus des critères financiers
traditionnels, selon quatre
sets d'indicateurs strictes : politique environnementale, processus de
production, indicateurs sociaux et respect de normes certifiées
(ISO,
FSC) ainsi que d'exclusions (armement, ingénierie
génétique). Depuis le
lancement mi-2003 : progression de 48% (à fin oct. 07). Un
pourcentage
des transactions est reversé au WWF.
Si vous préférez investir directement dans des actions,
choisissez des
entreprises figurant parmi les plus responsables de leur secteur (voir
par exemple le classement utilisé par le Dow Jones) et dans tous
les
cas, investissez-vous vraiment : intéressez-vous aux pratiques
de
l’entreprise, assistez à l’assemblée
générale des actionnaires, écrivez
au responsable des relations avec les actionnaires pour faire entendre
votre voix, …
 |
Gand sanctionne deux banques :
La ville de Gand a décidé de retirer une trentaine de millions d'euros
de ses comptes dans les banques Dexia et KBC pour protester contre les
bonus versés à leurs dirigeants.
«
Nous réagissons de cette manière aux bonus confortables octroyés aux
patrons », explique l'échevin des Finances de Gand, au nord de la
Belgique, le libéral Christophe Peeters. Il ajoute : « Quand tout
allait mal, l'argent des contribuables a aidé les banques. Maintenant
que la situation s'améliore, les banques recommencent la même culture
de bonus. Nous ne disons pas uniquement que ce n'est pas éthique, mais
nous agissons [...] avec le langage de l'argent. »
La ville va
retirer un montant évalué entre 30 et 35 millions d'euros correspondant
à des investissements à court terme et menace de se tourner vers des
banques qui n'octroient pas de bonus « déraisonnables » pour l'argent
destiné à payer ses salaires et de nouveaux placements à long terme |
 |
KBC a regretté la décision, tout en soulignant que la ville était dans
son droit. Dexia a réaffirmé pour sa part que sa politique de
rémunération était conforme aux dispositions légales et réglementaires
européennes, belges et françaises.
Les
bonus des banquiers sont de nouveau dans le collimateur en Europe. Le
commissaire européen chargé des services financiers, Michel Barnier,
estime que ses appels à la modération « n'ont pas été entendus » et
menace de durcir la législation de l'UE. En Belgique, le nouveau
gouverneur de la Banque nationale, Luc Coene, juge également « indécent
» que les banques qui ont bénéficié d'aides des pouvoirs publics
octroient des bonus à leurs dirigeants. Dexia comme KBC avaient dû être
aidées par les pouvoirs publics pendant la crise financière. Dexia a
décidé au début du mois de verser à son administrateur délégué Pierre
Mariani une rémunération variable de 600.000 € pour l'exercice 2010, en
baisse comparé à l'année précédente. KBC a annoncé pour sa part son
intention de reprendre le versement de bonus à ses dirigeants. [ http://www.francesoir.fr ] |
 |
La Nef, banque éthique au service de projets locaux
: La Nef, nouvelle économie fraternelle, est une coopérative de
finance solidaire créée au niveau national il y a près de 25 ans.
Agréée par la Banque de France, elle soutient des projets
professionnels ou associatifs, qu'ils soient environnementaux (filières
bio, développement durable, etc.), sociaux (logement social, commerce
équitable, etc.) ou culturels (édition, pédagogie, monde artistique en
général). Il peut s'agir d'une création d'activité, de son
développement ou d'une reprise d'activité. À terme, le but de la Nef, à
travers différents partenaires, est de devenir la première banque
éthique européenne.
Quelles sont ses ressources ?
La Nef
intervient pour le financement de toutes les étapes de la vie d'un
projet. Ce dernier est uniquement financé par des prêts. Pour cela, la
banque éthique puise ses ressources à trois niveaux. D'abord, le
capital. Les sociétaires, aujourd'hui au nombre de 27 000 en France,
peuvent souscrire à une ou plusieurs parts sociales, chacune de 30 €.
Ensuite,
le dépôt à terme qui correspond à un placement d'épargne de 25 mois à
10 ans. Enfin, un partenariat avec le crédit coopératif qui diffuse les
comptes courants ou livrets.
[ http://www.ouest-france.fr ] |
Actus des membres du Comité 21
|
La Région Pays de la Loire structure sa banque régionale d'investissement : Alors que la Conférence environnementale
(du 14 au 15 septembre) abordait la question de la fiscalité
écologique, les territoires s'engagent. A l’occasion d’un deuxième plan
de lutte contre la crise adopté fin 2011, la Région Pays de la Loire a
prévu la création en 2012 d’une banque régionale d’investissement qui
reprendra l’ensemble de ses dispositifs existants auxquels seront
ajoutés des outils pour garantir un capital « investissement ». De
nouveaux dispositifs sont alors créés comme « Grand ouest capital
amorçage » (destiné aux entreprises innovantes) ou un fonds
d’investissement dédié à la pêche. La Région s’est aussi dotée en 2011
d’un fonds souverain régional pour soutenir l’innovation des PME –
« IDEE Pays de la Loire ». Aussi, toutes les aides supérieurs à 100 000
euros devront faire l’objet d’un contrat de progrès entre l’entrepriseet
la Région. Ce nouveau plan prévoit ainsi d’injecter entre 150 et 200
millions d’euros dans l’économie ligérienne d’ici 2014.
|
Rappelons
que face aux tourments
financiers de 2008, la Région avait su redéfinir
en 2009 un véritable plan de lutte contre la crise afin de venir en aide
aux
entreprises à travers différents prêts. Parmi les initiatives
remarquées, notons l’emprunt « populaire » de 80 millions d’euros, somme
récoltée auprès d’épargnants individuels. En renforçant son plan de
lutte contre la crise en 2011, la Région renforce certains outils
développés à l'époque comme le prêt régional de redéploiement industriel
(P2RI) – il a bénéficié depuis 2009 à près de 80
entreprises et a
permis de sauvegarder près de 6 000 emplois. La Région a également
développé un fonds Pays de la Loire solidaire (PLS) destiné aux
structures de l’économie
sociale et solidaire. Ce plan doit à la fois
permettre de sauvegarder l’emploi et les
entreprises existantes par des
mesures « défensives » mais il doit surtout anticiper les mutations à
venir par des mesures « offensives ». Ainsi, il prévoit de favoriser le
développement des éco-filières dont les thèmes prioritaires sont le
Bâtiment et l’
habitat durable, mais aussi l’
éolien, le
photovoltaïque,
la
biomasse, le
bois-énergie, la filière hydrogène ou encore les
énergies marines. La filière de l’
éolien prévoit par exemple la création
de près de 6 000 emplois d’ici 2020, suite à l’appel à projet
éolien
offshore.
Plus d’
informations sur le P2RI :
http://www.paysdelaloire.fr/uploads/tx_oxcsnewsfiles/1105_DP_fonds_souverain_regional_IDEE_Pays_de_la_Loire.pdf
Plus d’
informations sur la banque régionale d’investissement :
http://www.economie.paysdelaloire.fr/index.php?id=6401&tx_ttnews[tt_news]=33781&cHash=d32733d356c2489f533841c1e8efdea8
 | Les banquiers et traders en quête de spiritualité : Les
banquier et traders sont-ils en quête de spiritualité ? Un article du
'Parisien' affirme qu'ils se bousculeraient dans les églises et les
monastères, décontenancés par les crises successives. Les prêtres
compteraient donc parmi leurs ouailles de plus en plus de
professionnels de la finance... La seule paroisse de la Défense, Notre-Dame-de-Pentecôte , aurait ainsi vu le nombre de ses fidèle bondir
de 25% depuis 2008 et la faillite de Lehman Brothers, avec
"essentiellement des professions financières", d'après le responsable
des lieux.
Même phénomène dans les monastères : 'Le Parisien'
indique que des "célébrités de la finance" se pressent par exemple chez
les moines bénédictins de La Pierre-qui-Vire, à tel point que les frères
refusent du monde... "Beaucoup de nos retraitants se sentent coupables
des scandales financiers ou de leurs bonus élevés", témoigne l'un
d'entre d'entre-eux ! Plus de 800.000 personnes travaillent dans la finance en France, rappelle 'Le Parisien', et 5.000 emplois ont été
supprimés entre 2008 et 2009. Des chiffres qui, couplés aux polémiques
sur les excès de la crise, auraient provoqué un choc dans les
mentalités... A tel point que les futurs diplômés eux aussi ont droit à
leur dose de spiritualité : à HEC, la demande pour le séminaire proposé
aux élèves a progressé de 20 à 40% depuis la crise. La plupart des
élèves qui y participent travaillent plus tard pour des ONG ou dans le
secteur du non-profit...
|
 |
Les chiffres de la consommation responsable : la finance
: À l’heure où le grand public est de plus en plus informé sur les
problématiques environnementales liées aux activités des entreprises
dans un nombre croissant de secteurs (industrie, transport,
distribution mais également services), les associations militantes
intensifient depuis peu leurs campagnes dénonçant les activités
irresponsables des banques. L’enjeu : faire prendre conscience des
impacts indirects sociaux et environnementaux liés aux activités
controversées qu’elles financent – autoroutes, exploitation
d’hydrocarbures, constructions immobilières, armement, etc...
Greenpeace a ainsi lancé fin 2010 une grande campagne « Savez-vous ce
que votre banque fait avec votre argent ? » afin de dénoncer
entr’autres le financement du nucléaire. Et quelques jours plus tard,
l’association les Amis de la Terre et le cabinet de conseil Utopies ont
lancé un outil de calcul de l’empreinte carbone de l’épargne,
permettant aux consommateurs de mesurer l’impact sur le climat de leurs
choix bancaires en apparence virtuels et anecdotiques.
Par ailleurs, près de 200 organisations - les Amis de la Terre, WWF,
Rainforest Action – sont rassemblées depuis quelques années dans le
réseau d’ONG Banktrack afin d’interpeller le secteur financier sur les
conséquences désastreuses de son activité. En 2003, ces organisations
ont rédigé six principes-clés appelés la « déclaration de Collevachio »
qui a été suivie d’une rencontre des banques donnant naissance aux «
principes equateur » - un accord non contraignant sur la finance
durable. |
La bonne nouvelle : les établissements financiers ayant signé
ces principes (au nombre de dix depuis 2006) représentent désormais 75%
du financement de grands projets. La mauvaise : aucun recours juridique
ne peut empêcher les banques signataires de poursuivre des opérations
qui vont à l’encontre des « principes equateur ».
En parallèle de cette vague de fond qui commence à faire
bouger le secteur bancaire classique, n’oublions pas les
initiatives ciblées d’investissements responsables ou de
finances solidaires qui ont commencé à voir le jour il y
a plusieurs années et ne cessent de prendre de l’ampleur
sur les marchés financiers.
Investissement Socialement responsable
: Le marché français de l’
ISR a bondi de 70% en un an pour atteindre un
encours de 50,7 milliards d’euros en 2009. Une croissance à deux
chiffres impressionnante quand on sait que l’
ISR s’élevait à 8,9
milliards d’euros en 2005. Deux facteurs principaux expliquent cette
prospérité : la conversion de grands fonds classiques en
ISR et de
nouvelles collectes.
Livret Développement Durable :
Pour la seconde année consécutive, le livret de développement durable a
enregistré une décollecte importante. Son encours au 31 décembre 2010
était de 68 milliards d’euros contre 69,2 milliards d’euros l’an passé.
Cependant, au 1er février 2011, le taux du livret est passé de 1,75% à
2%. Le LDD, qui a remplacé le Codevi en 2007, est un livret réglementé
et non fiscalisé dont 10% des dépôts des épargnants sont consacrés au
financement de
PME et de travaux d’ d’énergie.
Epargne solidaire
: Depuis le 1er janvier 2010, toutes les entreprises mettant en place
un
Plan d’épargne entreprise (PEE) doivent obligatoirement proposer un
Fonds commun de placement d’entreprise solidaire (FCPES). Ainsi, 5 à
10% des capitaux sont investis dans les activités d’entreprises
solidaires (non cotées en bourses) et le reste est placé de manière «
classique ». Une option qui semble séduire les salariés, ils sont
environ 12 millions à soutenir des actions solidaires via ces FCPES,
soit 13% de l’épargne salariale globale. Cette épargne salariale
solidaire, qui se généralise et qui a dépassé le cap du milliard
d’euros collectés (source AFG), a largement contribué à la forte
croissante de l’encours de l’épargne solidaire : 2,4 milliards en 2009,
soit une croissance de 47% en un an. Il existe actuellement 119
produits d’épargne solidaire labellisés
Finansol (association fédérant
les financeurs solidaires). Ces placements solidaires gagnent en
visibilité : alors que 40% des salariés français déclaraient en 2009
avoir entendu parler de l’épargne solidaire, ils étaient 50% en 2010.
En tout, 507 millions d’euros ont été investis grâce aux produits
d’épargne solidaire en 2009 contre 379 millions d’euros en 2008. Le
logement social en est le premier bénéficiaire, suivi des activités
économiques environnementales (
agriculture biologique, développement
des
ENR...). Cette solidarité croissante a permis de loger ou reloger
2000 familles et de créer ou consolider 26 000 emplois en 2009 (contre
1500 familles et 25 000 emplois en 2008). [
http://www.terra-economica.info ]
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Lobbies financiers .
Une nouvelle étape vient d'être franchie dans la lutte contre la toute
puissance des lobbies financiers en Europe. Ce 9 avril 2011 , 30
organisations issues de la société civile (syndicats, ONG, associations
de consommateurs) ont officialisé la création de Finance Watch, un groupe de pression luttant pour plus de démocratie dans l'expertise financière.
Ce
n'est un secret pour personne, l'industrie financière investit
massivement dans son lobby. Si bien que tous les jours, des dizaines de
représentants du monde bancaire parcourent les couloirs du Parlement
européen pour y rencontrer les élus et leur soumettre le point de vue
de l'industrie financière. Une situation qui engendre un déficit
démocratique dans les prises de décision politiques en matière
financière. C'est pourquoi 22 eurodéputés avaient lancé en juin 2010 un
appel à la société civile qui se concrétise aujourd'hui par la création
de Finance Watch. Désormais, même si le déséquilibre reste très grand,
la société civile pourra faire entendre son point de vue. |

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Méthodologie pour contrer les risques environnementaux
: Face au développement des risques environnementaux et de leurs
impacts, notamment en matière de santé publique, la caractérisation et
la mesure des polluants dans le sous-sol, l’eau et l’air font
aujourd’hui l’objet de toutes les attentions
Depuis quelques années,
nous assistons à une forte évolution dans le domaine de gestion des
risques liés à l’environnement, et ce pour plusieurs raisons :
- L’éveil
de l’opinion publique aux questions de l’environnement suite aux
événements accidentels répétés et de catastrophes naturels.
- Les
investisseurs institutionnels sur les marchés financiers anticipent et
amplifient les mouvements économiques et se montrent de plus en plus
soucieux de la réputation des entreprises auxquelles ils louent leurs
capitaux.
- La dégradation alarmante du milieu naturel, de la
faune et la flore, de sorte que l’Europe et la France renforcent la
réglementation en matière de protection de l’environnement.
- Enfin
les partenaires financiers, banquiers et assureurs, à l’image des
investisseurs, examinent de plus en plus les politiques
environnementales des entreprises.
|
Toutes ces raisons font que les
grands groupes comme les PME/PMI doivent aujourd’hui faire face
à un nouveau type de risque : Le risque environnemental.
Aussi, face au développement des risques environnementaux et de
leurs impacts, notamment en matière de santé publique, la
caractérisation et la mesure des polluants dans le sous-sol,
l’eau et l’air font aujourd’hui l’objet de
toutes les attentions. Un travail dans lequel s’investit tout
particulièrement le BRGM (Bureau de recherches
géologiques et minières) au travers de son service
Métrologie, monitoring, analyse, peut on lire dans un
communiqué de presse.
Le réchauffement climatique ou la pollution de l’air sont
les risques auxquels les Français se sentent le plus
exposés. Suscitant moins d’inquiétude, les risques
industriels, sismiques ou d’inondations sont cités par
moins d’une personne interrogée sur cinq. Le sentiment
d’exposition à ces trois risques dépend fortement
de la situation locale d’exposition. La perception des risques
est plus prégnante dans les grandes villes, là où
se concentrent des atteintes potentielles aux personnes et aux biens
économiques, et de nombreuses sources de pollution.
Les risques environnementaux et leurs conséquences ne peuvent
plus être négligés aujourd'hui par les entreprises.
Si celles-ci intègrent davantage aujourd'hui cette notion dans
leur gestion, ce n'est pas forcément par sensibilité pour
la protection de l'environnement. Les conséquences d'un risque
environnemental avéré peuvent surtout fragiliser la
pérennité des entreprises.
Aujourd’hui, les risques environnementaux sont liés aux
impacts des produits chimiques, minéraux et organiques
(hydrocarbures, produits phytosanitaires, produits pharmaceutiques ou
vétérinaires…) sur l’environnement en
général et sur les sols, les sous-sols, les eaux
souterraines et en surface ainsi que les particules de l’air en
particulier. Des risques qui touchent donc, indirectement, à la
santé publique, peut on lire dans un communiqué de presse.
Gilles Hervouët, Chef du service Métrologie, monitoring,
analyse du BRGM, explique : « Chaque strate de notre
environnement est touchée de manière différente
par ces polluants. La mise en place de mesures de protection face
aux risques environnementaux nécessite donc au préalable
de définir et de caractériser la nature des polluants et
d’en mesurer le ni veau de concentration en fonction de chacun
des compartiments qu’ils traversent. Un travail de recherche et
développement que nous réalisons au sein du service
Métrologie, monitoring, analyse du BRGM. »
Les objectifs du BRGM sont de comprendre et d'identifier les
phénomènes géologiques afin de développer
des techniques adéquates pour répondre aux
difficultés environnementales que sont la gestion du sol, du
sous-sol et des ressources minérales, l'après-mine, les
risques naturels, la pollution et le changement climatique. Autre
objectif majeur : mettre à la disposition des publics, des
données scientifiques, des méthodologies et des outils
pour mieux comprendre et gérer les problématiques
résultant du réchauffement climatique et des politiques
d'aménagement du territoire.
Son activité et ses actions sont déterminées par
le Comité national d'orientation du service public (CNOSP), qui
regroupe les différents départements ministériels
français. Les grandes lignes de cette programmation
ministérielle, sont depuis 2001, édictées par un
plan quadriennal. Les co-financements du BRGM peuvent être
d'origine régionale comme européenne. Les agences
d'objectifs, telles que l'ANR ou l'ADEME, sont partenaires avec le
BRGM. Le BRGM est aussi l'un des 33 Instituts Carnot.
Les missions fondamentales, d'après le plan quadriennal du BRGM, sont :
- la recherche scientifique appliquée des processus liés au sol et au sous-sol ;
- l'appui aux politiques publiques par des actions d'expertise, de surveillance et d'études
- la coopération internationale ;
- la surveillance des anciens sites miniers français et les
actions après-mine portées par un département
spécifique, le Département prévention
sécurité minière (DPSM) et 4 Unités
territoriales après-mine (UTAM), basées à
Billy-Montigny, Freyming-Merlebach, Orléans et Gardanne ;
- la capitalisation et la diffusion de la connaissance ;
- les transferts vers l'industrie ;
- la formation.

|
C’est dans ce cadre que la mission du nouveau service
Métrologie consiste à développer des
méthodes pour identifier et mesurer des traces de polluants dans
l’air, les sols et les eaux.
« Tout ce qui nécessite des mesures physiques ou chimiques
peut ainsi être traité au sein du service»,
précise Gilles Hervouët.
Ainsi, le BRGM contribue à l’application en France de la
Directive européenne de 2000 pour la protection et la gestion de
l’eau. Cette directive poursuit plusieurs objectifs tels que la
prévention et la réduction de la pollution, la promotion
d’une utilisation durable de l’eau, la protection de
l’environnement, l’amélioration de l'état des
écosystèmes aquatiques et l’atténuation des
effets des inondations et des sécheresses. Son objectif ultime
consiste & agrave; atteindre un « bon état »
écologique et chimique de toutes les eaux communautaires
d’ici à 2015, apprend t on dans le même
communiqué de presse.
« Dans le cadre de cette directive, chaque état membre a
pour mission de mettre en place des dispositifs pour contrôler la
qualité des ressources en eaux souterraines ou de surface,
explique Gilles Hervouët.
« Aujourd’hui, le service Métrologie, monitoring,
analyse du BRGM travaille essentiellement pour la recherche, les
collectivités et le service public, même si, à
terme, ces travaux pourront aussi intéresser les industriels,
conclut Gilles Hervouët. Nos travaux de recherche permettent
notamment de les sensibiliser sur la présence de produits
polluants et de leurs sous-produits dans notre environnement ainsi que
sur leur degré de concentration en fonction des territoires
». [ http://www.actualites-news-environnement.com ] |
 | Micro-crédit en Seine-Saint-Denis : Le Département de la Seine-Saint-Denis a lancé en 2009 un
dispositif de micro-crédit. Deux catégories sont développées :
- Le micro-crédit personnel : un prêt destiné aux particuliers qui
souhaitent concrétiser un projet et dont les revenus ne permettent pas
d’accéder aux prêts bancaires classiques.
- Le micro-crédit professionnel : un dispositif qui vise à soutenir la
création de micro-entreprises pour les personnes exclues du système
bancaire et pour les allocataires du RSA.
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Entre la fin 2009 et l’été 2010, en partenariat avec le Crédit Municipal
de Paris (CMP) et l’
ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative
Économique), 867 micro-crédits ont été accordés.
Un Plan de communication à destination du public bénéficiaire cible, des
professionnels, travailleurs sociaux et institutions et associations
partenaires a été mené. Des professionnels et associations continuent à
promouvoir les dispositifs auprès des Séquano-dionysiens.
Micro crédit solidaire :
Babyloan
est le premier site internet français de micro crédit
solidaire, et le troisième au niveau mondial. Babyloan propose
au grand public de financer des projets de micro crédit dans les
pays en développement et, bientôt, en France.
Grâce à l’économiste bangladais Muhammad
Yunus(1) -qui a fondé la Grameen Bank, la première
institution de micro crédit (ce qui lui a valu prix Nobel de la
Paix en 2006) le micro crédit s’est
considérablement développé au cours des trente
dernières années. Il existe aujourd’hui 10.000
institutions de microfinance (IMF) dans le monde qui financent
l’outil de subsistance d’environ 150 millions de micro
entrepreneurs bénéficiaires, ce qui équivaut
à un encourt de micro crédit de 50 milliards de dollars.
L’univers du micro crédit touche potentiellement 90% de la
population mondiale qui n’a accès ni au crédit ni
à la banque, soit environ 4,5 milliards de personnes ! Bien
évidemment, sur les 4,5 milliards d’exclus du
système bancaire, il n’y a pas 100% d’entrepreneurs
en herbe mais certainement plus de 150 millions de micro entrepreneurs
potentiels…
Le micro crédit, c’est du crédit social, du
crédit « accompagné ». Et c’est cette
originalité qui fait toute la différence avec les
systèmes de crédit classiques. Le principe du micro
crédit, ce n’est pas de donner à fonds perdu pour
une cause parmi d’autres causes plus ou moins
déterminées. Le micro crédit sert à
financer les projets de personnes bien identifiées ; A ce titre,
il véhicule un message fort sur la capacité de
l’être humain à s’en sortir :. « Il faut
aider les hommes à faire le pari d’entreprendre, à
retrouver confiance en eux. » comme l’écrit dans son
dernier livre(2) Maria Nowak, grande prêtresse du micro
crédit en Europe et présidente de l’Association
pour le Droit à l’Initiative Economique (l’ADIE).
La mission des IMF (« les banques des pauvres ») consiste
à emprunter de l’argent pour pouvoir ensuite
reprêter de petites sommes (des micro crédits donc)
à des personnes sans formation, souvent illettrées et
exclues de la société. Il y a 5 ans, ces institutions
étaient financées uniquement par les grands bailleurs de
fonds internationaux (banques, fonds d’investissements, grandes
ONG, Etats, banque mondiale, banque européenne, etc). Le grand
public n’était pas encore intégré au
système. Puis, des spécialistes de l’informatique
ont eu l’idée géniale de créer le premier
site « peer to peer » de micro crédit. Cela
n’avait encore jamais été fait et, cette fois, le
grand public allait pouvoir être associé à la
microfinance.
L’engouement pour le micro crédit a été
immédiat. Le premier site de micro crédit,
l’Américain Kiva.org, représente aujourd’hui
plus de 700.000 membres et a déjà financé,
grâce à l’argent prêté par le grand
public, 160 millions de dollars de prêts solidaires. Sachant que
le montant moyen d’un micro prêt dans le monde est de 400
dollars et qu’il suffit, dans certains pays, de 30 ou 40$ pour
aider des gens à développer leur outil de subsistance
(par exemple une petite épicerie, une échoppe ou de
l’agriculture), c’est une très belle
réussite. [
http://www.lepost.fr ]
Nouvelles technologies au service de la microfinance : Le Sénégal va bénéficier d’un projet mobile banking en 2011
Avec
une très forte croissance de la téléphonie mobile et un faible taux de
bancarisation de ses populations, le Sénégal peut trouver dans le
mobile banking un tremplin pour faire accéder le monde rural à la
microfinance, particulièrement. Chargé du suivi-évaluation de la
direction de la Microfinance, Waly Clément Faye annonce, dans ce sens,
qu’un projet mobile banking est attendu en 2011.
Un projet de
mobile banking est en gestation au Sénégal. C’est ce qu’a indiqué,
vendredi dernier à Saly, Waly Clément Faye, chargé du suivi-évaluation
du plan d’action de la direction de la Microfinance. En effet, selon le
technicien, c’est en janvier 2011 que la direction de la Microfinance,
avec l’appui de la coopération allemande, prévoit d’opérationnaliser ce
projet, basé sur le téléphone portable, pour fournir des services
financiers aux populations qui sont presque exclus du système
financier. Ces dernières pourront ainsi, à partir de leur téléphone
mobile, effectuer des transactions financières. ‘Le fort taux de
pénétration de la téléphonie mobile au Sénégal fait de cet outil un
moyen très efficace pour atteindre les zones rurales du pays qui ont
encore un accès limité aux services financiers de base’, a confié Faye
lors d’un atelier d’information que sa structure a organisé au profit
du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes). Pour lui,
ce projet, d’une durée de cinq ans et qui est financé à hauteur de six
milliards de francs Cfa par la Kfw, va permettre aux populations des
zones rurales, encore mal desservies par les Systèmes financiers
décentralisés (Sdf) de bénéficier d’offres financières. Et aux
institutions mutualistes, qui le désireront, de diversifier et
d’améliorer l’offre de services financiers, de réduire les coûts de
transaction, de sécuriser les transactions financières, entre autres.
Avec
ce projet mobile banking pour la microfinance au Sénégal, Waly Clément
Faye signale que différents services cash à cash, le dépôt, le retrait,
le transfert compte à cash, le virement compte à compte, la recharge
mobile, le virement inter-agences, le remboursement d’échéance, etc.,
seront proposés à la clientèle. Mais, note-t-il, cela demandera
l’implication de certaines institutions financières et en particulier
des systèmes financiers décentralisés qui devront trouver là un moyen
de ratisser plus large en milieu rural afin d’accomplir pleinement leur
mission.
Cependant, même s’il estime que ce projet est
véritablement un défi à relever pour développer la microfinance et par
ricochet lutter contre la pauvreté, Waly Clément Faye annonce que la
direction de la Microfinance s’y est déjà prise. Car, assure le
technicien, leur structure a d’ores et déjà recruté un conseiller
technique pour la conduite du projet qui doit être confié à un
Opérateur mobile banking (Omb). Lequel aura la charge d’assurer, de
façon pérenne, la suite de la première phase de cinq ans, une offre de
services mobile banking mutualisés. De plus, poursuit notre
interlocuteur, un comité de pilotage du projet sera bientôt institué.
Ce comité, qui sera composé d’acteurs du secteur, s’attellera à
superviser le fonctionnement correct dudit projet. Une tâche qui risque
d’être un peu difficile quand on sait jusqu’ici la réticence des
populations face à un service similaire proposé par un opérateur de
téléphonie mobile de la place. Mais, face à un tel constat, le
technicien en microfinance, souligne que l’Omb, qui sera désigné, se
chargera d’accompagner les populations pour les amener à faire
confiance à cette innovation et à l’utiliser d’autant plus que le
besoin existe.
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Obligations vertes pour financer des infrastructures vertes
: 2.900 milliards d'euros. C'est le coût estimé par
Accenture et Barclays des investissements nécessaires au cours
des dix prochaines années pour doter l'Europe d'infrastructures
émettant peu de CO2. Un montant colossal qui impliquera des
structures de financement adaptées, alors que les gouvernements
peinent à assainir leurs comptes. George Latham, directeur de la
gestion ISR chez Henderson Global Investors, estime que les obligations
« vertes », encore balbutiantes aujourd'hui, peuvent
représenter une solution d'avenir.
Comment financer les investissements colossaux nécessaires
à la mise en place d'infrastructures propres émettant peu
de CO2 en Europe à l'heure où les finances publiques sont
sous pression ? Pour George Latham, directeur de la gestion ISR
(investissement socialement responsable) chez Henderson Global
Investors, la mise en place d'un marché d'obligations «
vertes » est une piste intéressante, voire
nécessaire. L'expert de la société de gestion
britannique s'appuie sur un rapport publié en février par
Accenture et Barclays et qui évalue à 2,9 trillions
(mille milliards) d'euros les investissements requis au cours des dix
prochaines années dans les transports, l'énergie et le
bâtiment afin de construire en Europe un réseau
d'infrastructures faible en émission de CO2. |
Or, ce montant équivalent à 2 % du PIB britannique ne
pourra pas être assumé par le seul secteur public, selon
George Latham, qui constate que « la crise financière a
conduit à la création d'un gouffre qui a vu les
dépenses en développement diminuer de façon
significative, dans un contexte d'incertitudes politiques et
d'accès restreint à l'emprunt. »
Pour pallier cette contrainte, le rapport d'Accenture et Barclays
« fait appel aux sociétés du secteur financier et
leur demande de songer sérieusement aux structures qui devront
rapidement être développées afin de permettre
d'allouer des capitaux suffisants pour la mise en place d'une
infrastructure faible en émission de carbone. L'expression
«Obligations vertes » est employée de plus en plus
fréquemment pour décrire un marché qui, à
l'heure actuelle, reste encore relativement peu développé
et immature, mais qui devra rapidement arriver à maturité
s'il souhaite faire face aux nombreuses demandes d'investissements pour
le compte de projets d'infrastructure verte. »
Si les sociétés financières devront être
mises à contribution, le directeur de la gestion ISR d'Henderson
Global Investors estime que « les gouvernements auront
également un rôle important à jouer pour permettre
à ce marché de voir le jour le plus rapidement possible.
Dans un tel contexte, la mise en place de mesures audacieuses s'impose
».
George Latham salue ainsi le lancement prochain de la
Banque d'Investissement Verte au Royaume-Uni
annoncé par le gouvernement britannique. Selon lui, cet
établissement « pourrait jouer un rôle important
dans la mise en place et dans l'accélération des sources
d'investissements nécessaires. [La Banque d'Investissement
Verte] pourrait également jouer un rôle clé en
stimulant un marché global plus large, spécialisé
dans les obligations vertes, et par la même occasion encourager
ce type d'investissement au niveau international. Les gouvernements
devront toutefois s'engager à apporter des clarifications sur
les réglementations et les primes qui seront mises en place pour
stimuler les investissements. » [
http://www.sicavonline.fr ]
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Paradis fiscaux : que fait le G20 ?
Les cinquante premières
entreprises européennes figurent toutes dans les paradis
fiscaux, à travers une centaine de filiales chacune. Faute de
réglementation, elles ne sont toujours pas tenues
de rendre des
comptes sur ces activités off-shore, rappelle le CCFD dans son
rapport paru le 7 décembre 2010.
Alors que les paradis fiscaux sont inscrits à l'agenda politique
du G20, présidé par la France en 2011, le CCFD publie un
nouveau rapport sur la présence des entreprises dans ces centres
off-shore. Il rappelle tout d’abord leur poids dans
l’économie mondiale, un poids considérable :
« près de 800 milliards d’euros, soit 10 fois
l’aide au développement, et qui représente un
manque à gagner de 125 milliards d’euros de recettes
fiscales des multinationales pour les pays en développement
», rappelle Mathilde Dupré, la chargé de campagne
financement de l’association. Une évasion d’autant
plus scandaleuse que « les entreprises demandent toujours plus
d’efforts fiscaux aux pays souhaitant les recevoir et qu’il
s’instaure une compétition entre les Etats pour les
satisfaire », ajoute Dereje Alemayou, de Christian Aid Kenya. |
Ainsi, les « zones franches d’exportation »,
caractérisées par un impôt faible voir nul, sont
passées sont passées de 79 dans le monde en 1975 à
3500 en 2006, selon les données de l’
OIT. Outre les
populations du Sud, les salariés des pays du Nord sont
également lésés, car en délocalisant
virtuellement les richesses crées par l’entreprise,
celles-ci font pression à la baisse sur les salaires, ainsi que
sur les primes d’intéressement. Cette
délocalisation permet en effet d’organiser
artificiellement une situation de déficit et de brandir la
sacro-sainte menace de fermeture de la filiale… «
C’est un énorme défi pour les syndicats : comment
peuvent-ils être sûrs des arguments mis en avant par les
directions pour dégraisser ? » interroge le CCFD qui
estime que ceux-ci n’ont encore pas suffisamment pris la mesure
du problème (voir article lié).
Autres parties prenantes lésées par la finance off-shore,
les consommateurs et les PME. Pour compenser ce manque à gagner,
les Etats ont en effet recours à une augmentation implicite de
la fiscalité, en relevant les taux de TVA sur la consommation ou
l’impôt sur les petites et moyennes entreprises. En France,
les entreprises du CAC 40 (présentes dans les paradis fiscaux),
ne versent que 13% de l’impôt sur les
sociétés, tandis que les PME de moins de 250
salariés versent 21%. La situation est semblable dans les pays
du Sud, voire pire : au Brésil « plus d’un
tiers des heures de travail sert à payer l’impôt sur
la consommation », selon le syndicat Unafisco. Au Niger, la TVA
représente plus de 50% des recettes fiscales intérieures
sur la période 1997-2005 selon des chiffres publiés dans
un rapport du
PNUD.
Enfin, le poids des paradis fiscaux biaise totalement les indicateurs
internationaux qui guident les politiques décidées par le
G20 et les gouvernements. « La statistique officielle nous
raconte une histoire très différente de la
réalité car il existe une déconnexion entre la
géographie de l’économie réelle et celle de
l’économie comptable », estime ainsi Jean Merckaert,
l’auteur du rapport. A titre d’exemple, le CCFD indique que
« 3 pays, le Liechtenstein, les îles
Caïmans et les îles vierges britanniques (BVI) abritent plus
d’entreprises que d’être humains ». 45% des
sociétés offshore seraient enregistrées aux seules
BVI, sachant qu’une simple boîte aux lettres permet
d’échapper aux contraintes fiscales et
réglementaires. Ces territoires concentrent une bonne partie de
l’épargne mondiale : avec 2,7 millions d’euros en
moyenne d’épargne annuelle, un Jersiai
épargne par exemple 1035 fois plus qu’un Français !
Et dans ces paradis, les salariés sont particulièrement
rentables : le taux de profit par rapport à la masse salariale
atteint 3500% aux Bermudes et à la Barbade… !
Le «
Dodd Franck Act » adopté en juillet 2010
demande aux entreprises du secteur extractif cotées à New
York de communiquer à l’autorité des marchés
tous les paiements faits aux gouvernements étrangers, projet par
projet. Une mesure qui doit permettre à la société
civile de demander des comptes aux gouvernements sur l’usage de
ces revenus issus du pétrole, gaz, mines… Une
réglementation similaire a été adopté e
à la bourse de Hong-Kong en mai 2010. En France, la loi
oblige depuis juin 2009 les banques à publier leurs
implantations et la nature de leurs activités dans 18
territoires offshore définis par le gouvernement. 12
régions françaises ont également adopté une
réglementation demandant à leurs banques de publier leurs
activités, impôts et taxes pays par pays.
Filiales, société écrans, transferts de dettes
d’une filiale à l’autre, caisses noires : au total,
la moitié des transactions commerciales dans le monde transitent
par les paradis fiscaux. Les multinationales européennes y sont
toutes implantées sans avoir à donner
d’explications sur l’activité de ces filiales, ses
bénéfices, le nombre de personnes employées, etc.
Ce n’est que très récemment que les Etats-Unis ont
adopté le Dodd Franck Act qui permet d’obtenir un
reporting pays par pays aux compagnies du secteur extractif
cotées au NYSE et en Europe, seule
l’Allemagne demande aux compagnies les profits
réalisés par les filiales étrangères.
« Mais les exceptions sont nombreuses ce qui permet à des
sociétés comme Bosh ou BMW de s’en exonérer
», regrette Jean Merckaert.
On sait aujourd’hui que les banques viennent en tête des
implantations offshore. La Deutsche Bank compte 446 filiales dans ces
territoires, auxquelles s’ajoutent 632 à Londres et au
Delaware, (considérés comme paradis fiscaux). Pour les
banques britanniques, la Barclays arrive en tête avec 383
filiales, et pour la France, BNP Paribas en compte 347, malgré
ses promesses de "retrait".
Selon une enquête publiée par le mensuel Alternatives
économiques en mars 2009 sur la présence des entreprises
du CAC 40 dans ces territoires, « toutes les multinationales
françaises y sont implantées, avec pratiquement 1
500 filiales offshore, réparties sur près d’une
trentaine de territoires, des Bermudes à la Suisse en passant
par Malte, Panama et… le Royaume-Uni ». Les autres
secteurs ne sont pas en reste. « Les plus mauvais
élèves étant (en valeur absolue comme en
pourcentage) LVMH, Schneider Electric, PPR, France
Télécom, Danone, Pernod et Cap Gemini ». Danone a
16 filiales à Singapour, Schneider en a 24 à Hong-Kong et
PPR en a 30 en Suisse. Le CCFD cite également dans son rapport
Total, Peugeot, saint6gobain, France Telecom, Carrefour, EDG, GDF, pour
les entreprises hors secteur bancaire.
Alors que les déclarations politiques évoquant la
disparition des paradis fiscaux comme condition indispensable à
la sortie de crise se sont multipliées depuis 2008, ces
véritables « trous noirs » de la finance mondiale
abriteraient toujours 11 000 milliards de dollars d'actifs et 2,5
millions de sociétés écrans. [
http://www.novethic.fr ]
|
Placements
solidaires : Ces
placements, qui regroupent des produits bancaires aussi
variés que
des Sicav, des Fonds Communs de Placement, des livrets d'épargne
bancaires ou encore des actions non cotées, donnent du sens au
placement financier, car ils soutiennent des projets rencontrant des
difficultés pour trouver des financements dans les circuits
classiques
: logements sociaux, énergies renouvelables, etc. Il faut
distinguer
deux mécanismes
|
• Les produits de partage, pour lequel une partie des
intérêts ou des bénéfices est
reversée à une association d’intérêt
général ;
• Les produits d'investissement solidaire, pour
lesquels une partie du placement est investi dans une entreprise ou un
projet exclu des circuits financiers habituels.
Un produit solidaire peut combiner plusieurs mécanismes et
produits.
Beaucoup ouvrent à des réductions d'impôts
intéressantes. Aujourd'hui
les banques rivalisent d'invention pour vous permettre d'investir votre
argent de manière éthique et non plus d'une
manière uniquement
spéculative quelles qu'en soient les conséquences.
L'argent retrouve
ici sa fonction première d'échange. Pour bien comprendre
les différents
mécanismes solidaires :
www.epargne-en-conscience.fr
La plupart des produits dits solidaires se contentent du minimum
légal
: seuls 5 à 10 % du montant sont investis de manière
solidaire. Aussi,
pour choisir les produits les plus solidaires, en fonction de votre
niveau d'engagement, et pour accéder aux meilleurs placements,
l'association Finansol a créé le label du même nom,
qui est attribué et
contrôlé par un Comité indépendant de
personnalités de la société
civile. Fondée en 1995 par des institutions financières
solidaires et
des établissements financiers engagés dans une
démarche de solidarité,
Finansol est
le seul collectif en France qui représente le secteur dont il
réunit
aujourd'hui la plupart des acteurs. Sa mission : renforcer le secteur
de la finance solidaire, le faire connaître auprès des
pouvoirs publics
et en développer la pratique.
Ces comptes ou livret d'épargne permettent deux choses
:
l'argent
récolté permet de financer par des prêts des
projets associatifs ou
professionnels respectueux de l'environnement et/ou de partager tout ou
partie des intérêts avec une association partenaire de la
banque. Tous
ont des avantages fiscaux intéressants. Parmi les produits les
plus
performants :
- Compte épargne
Nature de la Nef,
pour soutenir Biocoop, WWF-France, CNIID, Mouvement de Culture
Biodynamique, etc et pour financer des prêts pour les
associations et
les entreprises respectueuses de l'environnement -
- Livret Agir du Crédit Coopératif,
pour soutenir
Terre et Humanisme, France Nature Environnement, etc. Et aussi la Carte
Bleue Visa Agir.
- Codesol Bio du Crédit Coopératif,
pour soutenir les
Bio consomm'acteurs, association en faveur de l'agriculture biologique
et du commerce équitable
- Codevair du groupe Banque Populaire, dont 10 %
minimum de la collecte finance les PREVair, prêts pour vos
investissements en matière d'énergies renouvelables.
Ces produits permettent d'investir dans des entreprises du secteur des
énergies renouvelables, des produits biologiques, du commerce
équitable, des associations du secteur social et
écologique, etc. Les
plus originaux et engagés :
- Actions dans le capital risque de Garrigue
: en devenant actionnaire de Garrigue, vous permettez à cette
société
coopérative de capital risque d'investir (prise de
participations de 5
à 30 %) dans des entreprises du secteur des. Au bout de 5 ans,
Garrigue
revend sa participation dans ces entreprises aux salariés.
Réductions
d'impôts. Valeur de l'action : 77 €
- Les clubs Cigales
: ces Clubs d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de
l'Epargne Solidaire sont en eux-mêmes des produits
d'épargne solidaire,
constitués par l'apport régulier de sommes par les
"cigaliers" qui sont
versées en totalité à des sociétés
ou associations du secteur social et
écologique. Le rendement est variable selon les clubs et les
choix
d'investissement. Réductions d'impôts ou déduction
des pertes en
capital. Chaque club finance 1 à 3 entreprises par an,
contribuant à la
création ou au maintien d'emplois.
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Politiques internes de 45 banques
internationales
: Le
réseau international d’ONG BankTrack,
dont Netwerk Vlaanderen et les Amis de la Terre sont membres, publie « Mind the gap », un
nouveau rapport de référence qui analyse les politiques
sociales et
environnementales des 45 plus grandes banques du monde. Le secteur
bancaire commence à développer de nouvelles politiques de
crédit
traitant des aspects sociaux et environnementaux de ses
activités, mais
ce progrès est lent et très mal réparti. De plus,
un fossé inquiétant
continue de grandir entre l’adoption de politiques contraignantes d’un
côté et leur intégration effective dans les
pratiques bancaires. Des
améliorations significatives sont nécessaires, en
particulier pour les
grandes banques françaises, très en retard. Lire la suite...
Mettez un terme
aux investissements dans le pétrole, le gaz et la production
minière en Birmanie
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Prêt record pour soutenir l'action en faveur du climat en 2010 : En 2010, la Banque européenne d'investissement (BEI) a
porté le volume de ses prêts pour les projets contribuant
à la lutte contre le changement climatique à 19 milliards
d'EUR, soit 30 % du total de ses financements dans l'Union
européenne. Cette hausse importante, par rapport aux 16
milliards d'EUR enregistrés en 2009, marque une nouvelle
étape dans le soutien que la Banque apporte à une
croissance durable et à faible intensité en carbone en
Europe. En 2010, la BEI a prêté un total de 72 milliards d'EUR (63
milliards dans l'UE et 9 milliards à l'extérieur de
l'UE), pour soutenir quelque 460 projets de grande envergure. Ces
chiffres témoignent d'un retour progressif de la Banque à
ses niveaux d'activité d'avant la crise, suivant en cela le
redressement de l'économie.
La BEI a continué d'apporter une contribution essentielle
à la reprise en Europe. Au cours de ces trois dernières
années, elle aura fourni un effort supplémentaire de 61
milliards d'EUR par rapport à son niveau d'activité
d'avant crise, soit 11 milliards d'EUR de plus que le montant
initialement envisagé. Les petites et moyennes entreprises (PME)
- qui accèdent difficilement au financement en période de
crise économique - et les régions moins favorisées
de l'UE ont été les principales
bénéficiaires de cet effort exceptionnel. |
C'est ainsi
qu'au cours de ces trois années, les prêts de la Banque
ont aidé quelque 160 000 PME et ont servi à financer 430
projets situés dans les régions moins favorisées
de l'Europe.
Le président de la BEI, M. Philippe Maystadt, a
déclaré : " Nous avons accompli notre mission de soutien
à la reprise en Europe en finançant des projets qui
stimulent la croissance, l'innovation et la création d'emplois
et nous sommes très fiers du montant record de nos financements
pour des projets qui contribuent à la lutte contre le changement
climatique. La volonté de construire un avenir meilleur et plus
durable est le moteur de chacune de nos interventions".
Dans le cadre de son action pour le climat, la BEI continue de
concentrer ses efforts sur les projets d'investissement ayant trait
à l'énergie (énergies renouvelables et
efficacité énergétique) et aux transports durables.
La Banque s'est attachée avec succès à
accroître la part des énergies renouvelables et de
l'efficacité énergétique dans son portefeuille de
prêts. En 2010, plus de 6 milliards d'EUR de financements sont
allés à des projets d'énergies renouvelables et
plus de 2 milliards d'EUR à des projets d'efficacité
énergétique. Les plans d'actions nationaux pour les
énergies renouvelables se sont avérés être
des vecteurs importants pour les investissements dans ces domaines et
les trois technologies émergentes, éolien, solaire et
biomasse, ont toutes bénéficié d'un soutien de la
Banque. Dans le secteur des transports, la BEI joue un rôle de
premier plan dans la promotion du développement des
véhicules électriques.
En 2010, l'action pour le climat à l'extérieur de l'UE a
bénéficié de 2 milliards d'EUR de financements.
Ces trois prochaines années, la Banque va pouvoir sensiblement
renforcer son soutien aux projets dans les énergies
renouvelables à l'extérieur de l'UE, grâce à
l'accroissement de 1,5 milliard d'EUR du Mécanisme pour une
énergie durable et un approvisionnement
énergétique sûr (porté ainsi à 4,5
milliards d'EUR). Si l'on y ajoute le mandat de 2 milliards d'EUR
proposé pour l'action pour le climat (actuellement à
l'examen au Parlement européen et au Conseil européen),
la Banque se trouve dans une bonne position pour aider l'UE à
réaliser, à l'extérieur de l'Europe, ses objectifs
de protection du climat à l'échelle mondiale.
A l'avenir, la BEI contribuera à réaliser la
stratégie " Europe 2020 ", les objectifs de l'UE en
matière d'action en faveur du climat ainsi que ses objectifs de
politique extérieure. La BEI continuera d'apporter des
ressources financières à long terme et un savoir-faire
technique, tout en travaillant à la mise au point de nouveaux
instruments avec la Commission, afin d'accroître la
capacité de prise de risque dans des secteurs prioritaires tels
que les infrastructures et les PME.
En 2010, la Banque a enregistré un résultat net de 2,1 milliards d'EUR.
La Banque européenne d'investissement (BEI) est l'institution de
financement à long terme de l'Union européenne.
Elle a pour mission principale de contribuer à
l'intégration, au développement équilibré
et à la cohésion économique et sociale des
États membres de l'UE.
Outre l'appui à des projets réalisés dans les
États membres, l'activité de prêt de la BEI porte
aussi sur le financement d'investissements dans les futurs États
membres et dans les pays partenaires de l'UE. La BEI emprunte d'importants volumes de fonds sur les marchés
des capitaux et les prête à des conditions favorables pour
soutenir des projets qui concourent à la réalisation des
objectifs de l'UE.
Premier emprunteur supranational, elle doit le renouvellement
systématique de sa note de crédit AAA au soutien sans
faille de ses actionnaires, à la solidité de son assise
financière, à la qualité exceptionnelle de ses
actifs, à la prudence avec laquelle elle gère ses risques
et à sa stratégie de collecte de ressources performante.
Les projets relevant de l' " action en faveur du climat " sont des
projets réalisés dans les domaines suivants :
efficacité énergétique, énergies
renouvelables, transports, foresterie, innovation (RDI) et adaptation.
Pour être inclus dans cette catégorie, ces projets doivent
satisfaire à des critères rigoureux en matière de
contribution à la réduction du CO?, aux objectifs
d'efficacité énergétique ou au piégeage du
CO?. Seules les technologies les plus innovantes (le solaire,
l'éolien et la biomasse, par exemple) sont admissibles à
cette appellation de " projets relevant de l'action en faveur du climat
". D'autres projets peuvent être retenus, pour autant que le
volet " adaptation aux changements climatiques " représente au
minimum 50 % de leur coût total. [
http://www.publi-news.fr ]
|
Prêts
bancaires
dédiés aux économies d'énergie
:
La plupart des banques proposent désormais des prêts pour
financer des
travaux de réhabilitation thermique (isolation, achat
d'équipements
performants sur le plan énergétique ou utilisant les
énergies
renouvelables, etc), l'achat d'un véhicule moins polluant, ou la
construction de logements efficaces énergétiquement. Ces
prêts sont des
prêts de type classique (prêts personnel, à la
consommation ou
immobilier). Beaucoup sont financés par le Livret de
développement
durable, ou par des livrets qui fonctionnent de la même
manière, comme
le Codevair du Groupe Banque Populaire, qui finance les prêts
PREVair.
|
Certains crédits ont des exigences environnementales strictes et
sont
novateurs dans leurs mécanismes, comme les prêts de la
Nef, qui
alignent la durée du prêt sur la durée de retour
sur investissement du
matériel financé, et minorent le taux
d'intérêt en fonction de
l’intérêt écologique du projet. Pour vous aider
dans votre choix,
l'ADEME et
Testé Pour Vous
ont mis en ligne le site
Eco-prêts
qui compare ces prêts, essentiellement sur la base de
critères
financiers (taux, montant, durée, frais de dossiers, etc.) et
sur la
qualité technique des travaux et des équipements
éligibles au
prêt. [
http://www.mescoursespourlaplanete.com
]

| Régions contre les paradis fiscaux : Quinze régions françaises sont
actuellement engagées contre les paradis fiscaux. Suite à la campagne
Stop Paradis Fiscaux, lancé par un collectif d’associations et de
syndicats, la région Île-de-France a adopté à l’unanimité, il y a
un an, une délibération visant à obtenir des établissements financiers
auxquels elle emprunte (Dexia, HSBC, BNP-Paribas, Deutsche Bank...) une
réelle transparence sur leurs activités. L’Île-de-France, avec un
budget de 4,6 milliards d’euros, était la première collectivité
territoriale engagée contre les paradis fiscaux à l’échelle
internationale. Aujourd’hui, 15 régions françaises sur 22 ont suivi
ce chemin, et 13 d’entre elles ont voté des textes contraignants.
La carte des régions et leur degré d’engagement dans la lutte contre les paradis fiscaux (cliquez pour agrandir) : Sept
régions ont validé une exigence de reporting pays par pays, ce qui
permet de dépasser la logique de « liste noire » de paradis fiscaux,
aux effets très limités. Les banques (et éventuellement à terme
d’autres entreprises), partenaires des régions, doivent fournir des
informations sur les activités de leurs filiales dans l’ensemble des
pays dans lesquelles elles opèrent, y compris dans les territoires les
plus opaques.
Pour le CCFD-Terre Solidaire, « la portée de ces
initiatives est loin d’être symbolique ». Même si cela ne suffira pas bien entendu à réguler les
pratiques des banques et entreprises multinationales dans les paradis
fiscaux. Des pratiques qui privent chaque année de près de 125
milliards d’euros de recettes fiscales les pays les plus pauvres.
[ http://www.bastamag.net ]
|
 |
Responsabilité sociétale des entreprises et pays du sud
: Les entreprises des pays développés exerçant des activités dans les
pays du sud sont souvent confrontées à des cadres normatifs moins
contraignants en matières sociale et environnementale. Face à ce
constat, est-on en droit d’attendre des entreprises qu’elles adoptent
volontairement un comportement vertueux, excédant les exigences locales
? Cet objectif est-il conciliable avec la vocation première d’une
entreprise : maximiser son profit et l’investissement de ses
actionnaires ? Au contraire, est-il opportun d’imposer des règles
contraignantes en la matière ? La réponse est nuancée…
Ce n’est plus un secret pour personne : la crise des années 2008-2009 a
modifié considérablement et durablement le rapport des forces
économiques entre pays développés, pays émergents et autres pays en
développement. Face aux taux de croissance incomparables qu’offrent ces
deux derniers marchés, les entreprises occidentales sont amenées à y
accroître fortement leurs investissements dans les années à venir,
renforçant par la même occasion le phénomène de la mondialisation. |
Confrontées,
dans ces marchés, à des cadres normatifs souvent moins
contraignants en matières sociales et environnementales, les
entreprises occidentales font face à un dilemme : comment
concilier recherche du profit et respect des droits fondamentaux et de
l’environnement ?
A en croire Milton Friedman, la responsabilité sociale
d’une entreprise est d’accroître son profit. Les
considérations d’ordres social et environnemental doivent
être régulées par le marché.[1] Et si le
marché n’est pas à même de solutionner ces
problèmes, c’est au législateur qu’il
appartient d’intervenir. La seule obligation d’une
entreprise est de respecter le cadre normatif dans lequel elle
évolue. Ce point de vue milite en faveur d’une
intervention des législateurs des pays développés,
en vue d’imposer à leurs entreprises le respect de
règles contraignantes relatives au respect des droits
fondamentaux et de l’environnement dans les pays en
développement. Est-ce vraiment opportun ?
Cette solution « interventionniste » se heurte à de
multiples écueils. Appliquée à la lettre, elle
porterait atteinte à la souveraineté des pays en
développement. En outre, comment l’Etat ayant
établi ces normes pourrait-il en contrôler le respect hors
de ses limites juridictionnelles ? L’approche multinationale
paraît également difficile à appliquer, les pays en
développement se retranchant derrière leur droit de faire
primer leur développement économique, sur des
considérations environnementales et sociales.
Face à ce défi, la solution préconisée par
les tenants de la Responsabilité Sociétale des
Entreprises (RSE) est de faire prendre conscience à celles-ci
qu’il est de leur intérêt d’adopter un
comportement vertueux, allant au-delà du prescrit des
règles légales auxquelles elles sont tenues. Il
s’agit, pour une entreprise, d’intégrer, sur base
volontaire, des préoccupations environnementales et sociales
dans ses activités économiques et de concilier des
intérêts plus vastes que ceux de ses seuls actionnaires.
Cette approche aura un effet bénéfique sur son image, son
attrait auprès des investisseurs, clients, travailleurs et la
société locale au sein de laquelle elle
s’intègre.
Cette conception du rôle de l’entreprise est
désormais largement répandue. Elle se développe
à l’initiative de divers acteurs locaux, régionaux
ou intergouvernementaux. Pour ne citer qu’eux, la
Banque
Mondiale, l’OCDE, la Commission Européenne, ainsi que
l’ONU ont chacune développé des recommandations en
la matière. Elles se distinguent par leur caractère
volontaire. Une entreprise peut, par exemple, adhérer au
Pacte
Mondial élaboré par l’ONU[2]. Elle s’engage
alors à appliquer dix principes universellement acceptés
touchant aux droits de l’homme, aux conditions de travail,
à l’environnement et à la lutte contre la
corruption.
L’adoption par nombre d’entreprises de chartes
éthiques, codes de conduite, et autres principes de corporate
social responsibility destinés à guider leurs
activités s’inscrit dans cette démarche. Mais la
RSE peut excéder la simple imposition de règles
minimales. Certaines entreprises présentes dans les pays en
développement considèrent que l’initiation ou le
soutien de programmes de développement relève
également de leur responsabilité sociétale.
Cela suffit-il pour s’assurer que les entreprises
‘occidentales’ se conforment à des principes
fondamentaux de respect des droits humains et de protection de
l’environnement dans les pays en développement ? Comment
s’assurer que ces principes ne demeurent pas de simples outils de
communication destinés à améliorer leur image ?
Instrument marketing ?
Au-delà du simple instrument marketing, la politique de
responsabilité sociétale d’une entreprise ne
portera véritablement ses fruits que si elle influence sa
stratégie, elle est ancrée dans sa culture et
appliquée par chacun des acteurs à tous les niveaux de
l’organisation.
 |
Le principal défi réside dans le contrôle de son application par des
acteurs externes indépendants : les agences de notation éthique qui
évaluent et classent les entreprises sur base de critères
extra-financiers liés à leurs performances sociales et
environnementales ; les ONG qui promeuvent les bonnes pratiques et
dénoncent les abus; les médias qui aident à diffuser ces problématiques
auprès du grand public, les pouvoirs publics qui régulent le secteur,
encouragent les comportements éthiques et la transparence, via des
incitants ou des sanctions.
Le rôle joué par les consommateurs et
les investisseurs est également fondamental. In fine, c’est bel et bien
leur réaction collective par rapport aux bonnes ou mauvaises pratiques
d’une entreprise qui déterminera l’efficacité de « l’approche
volontariste ». |
Les exemples d’entreprises dont l’image est
écornée durablement suite à des comportements
jugés non éthiques par le grand public (avec, selon les
cas, un impact direct sur le chiffre d’affaires) ne manquent pas.
Que l’on pense à la problématique du travail des
enfants dans le secteur textile ou à l’exploitation des
ressources naturelles de pays sous régime dictatorial…
RSE et pays en voie de développement
Appliquée aux pays en voie de
développement, la RSE n’aura d’effet
bénéfique que si elle est adaptée aux
particularités propres de ces pays. Les objectifs qu’elle
poursuit doivent favoriser leur développement durable et veiller
à ne pas générer des effets
‘secondaires’ annihilant les effets positifs
recherchés. Par exemple, un programme de développement
soutenu par une entreprise ‘occidentale’ qui se focalise
sur une population indigène peut avoir pour effet
d’attiser les tensions sociales entre autochtones et autres
populations au sein d’une communauté diversifiée.
Afin d’éviter ce type d’écueil, les pouvoirs
publics des pays en développement sont appelés à
jouer un rôle accru en matière de RSE, en veillant
notamment à ce que celle-ci s’accorde avec leurs objectifs
de développement. La politique de ‘
Black Economic
Empowerment’ mise en œuvre en Afrique du Sud en est un
exemple. Cette politique vise à impliquer les entreprises
actives en Afrique du Sud dans la réalisation de
l’objectif majeur que s’est assigné le régime
post Apartheid: corriger les déséquilibres
économiques et sociaux en favorisant l’intégration
des populations préalablement discriminées dans le tissu
économique.
Critiquée par les uns, encensée par les autres, la
responsabilité sociétale n’est sans doute pas la
panacée. Elle contribue néanmoins à conscientiser
les entreprises quant à leur rôle au sein de la
société et les pousse à contribuer au
développement des pays du sud. Fondée sur une approche
volontariste, sa portée dépend de l’importance que
lui accorde l’entreprise. In fine, c’est le comportement
des consommateurs et des investisseurs qui influencera les engagements
d’une entreprise en la matière. A nous d’en
être conscients… [
http://www.paxchristiwb.be ]
Secrets bancaires
mis à nu

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Taxe Robin des Bois : La
taxe Robin des Bois pproposée par Attac , Oxfam et Aides ..aurait pour but de de financer les urgences sociales et
environnementales mondiales, par exemple les luttes contre le sida ou
contre le changement climatique. Mais elle financera aussi la
construction sur le long terme d’un monde plus juste au niveau mondial.
Un début de redistribution au niveau mondial…De plus, cette taxe
contribuerait à réduire la spéculation financière et les instabilités
qu’elle génère, comme cette crise économique que nous connaissons
depuis 2008. |
Les pays riches, venus au secours de leurs banques en 2008, pratiquent
des coupes budgétaires, mettent en place des plans
d’austérité, et taillent dans leurs propres
dépenses de solidarité.
Qui trinque ? Les plus pauvres et les plus fragiles de la
planète. Pour mettre fin à cette injustice
mortelle, il faut trouver en urgence des ressources nouvelles, et
massives. Une solution toute simple : taxer le secteur qui
aujourd’hui échappe à l’impôt, et qui
pèse plusieurs fois le PIB mondial, la
spéculation financière. En 2011, pour la première
fois, les dirigeants des 20 pays les plus riches vont consacrer une
part de leur sommet à discuter cette taxe. C’est en 2011
que nous devons avancer. Pour cela, il faut que les dirigeants nous
entendent quand nous leur crierons : « en 2011, c’est une
taxe que nous exigeons, pas juste une discussion ! ».
[
http://www.taxerobindesbois.org ]
Vert est de mise chez HSBC - 6 mars 2007 [
www.eco-life.fr ]
 |
Proposition issue du Grenelle de l'Environnement : Où en est on ?
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Banque et Finance : Développement
avec le secteur bancaire et les entreprises prestataires de
financements innovants
permettant
de pré-financer les investissements engageant les économies futures :
contrats de performance énergétique, services d’
efficacité énergétique,
certificats d’économie d’énergie, « projets domestiques ».
Le programme
prévoit notamment de s’attaquer à la précarité énergétique, en
identifiant et en rénovant les
logements les plus « énergivores » :
effort particulier sur la classe G du diagnostic de performance
énergétique d’ici 2012.
Objectifs conjoints
: accès des personnes vulnérables,
qualité de l’air intérieur,
utilisation très renforcée et compatible avec le développement durable
de
bois certifié et de biomatériaux dans le
bâtiment.
Mesures d’accompagnement
: Mécanismes incitatifs : rénovation du crédit d’impôt « développement
durable »
Financement par prêts à taux réduit des logements basse
consommation
Majoration du crédit d’impôt sur le revenu au titre
des intérêts d’emprunt