Plusieurs exemples d’assurance contre les risques climatiques existent déjà.
Actuellement, 4500 éleveurs en Mongolie perçoivent un
total de 1,4 milliard de dollars suite à un hiver
particulièrement dur. Autre initiative: plusieurs îles des
Caraïbes se sont mises ensemble pour s’assurer contre les
risques d’ouragans et de tremblements de terre, ce qui leur
garantit de recevoir des liquidités des assureurs dans les six
mois qui suivent une catastrophe potentielle. C’est ainsi que les
îles Turques et Caïques ont perçu 6,3 milliards de
dollars en septembre 2008 après le passage de l’ouragan
Ike. Cependant, ces efforts d’assurance – qui seront de
plus en plus nécessaires si le réchauffement climatique
se concrétise – sont balbutiants dans les pays
émergents, et l’appel d’hier cherche à faire
prendre conscience aux gouvernements de la nécessité de
se préparer. L’accès aux assurances catastrophes
dans les pays émergents demeure très faible. Or,
l’assurance a les outils et la connaissance nécessaires,
mais les acteurs ont besoin de l’aide des gouvernements pour les
faire marcher. Les assureurs demandent donc que les gouvernements
nomment des directeurs des risques dans leur pays, qui puissent avoir
une vue exhaustive des dangers climatiques. Ils insistent aussi sur la
nécessité d’accentuer la prévention, avec
des systèmes d’alertes en cas d’ouragan ou de
tsunami, par exemple. Actuellement, les Philippines et le Japon ont
presque la même population faisant face à des ouragans,
mais un Philippin a 37 fois plus de chances d’être
tué par l’un d’entre eux. Enfin, les assureurs
soulignent la nécessité de mieux faire face aux dangers
fréquents de faible intensité (sécheresse
modérée récurrente), dont les dommages sont
importants sur le long terme.