Associations et ONGs                                                                                                                                                                                                                                                                 


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Prospective : Nos sociétés ont besoin de prospective, de vision, de démonstration par l’exemple et l’expérimentation. Depuis le début de mon activité d’ingénieur conseil, je parle de transition écologique avec des acteurs importants qui viennent du même monde économique que moi et des représentants des administrations publiques en quête d’objectifs clairs. Parallèlement, la société civile et les ONGs ont évolué du rôle historique de lanceurs d'alerte vers celui de co-acteurs d’une nouvelle gouvernance. Ils savent pointer le doigt là où ça fait mal, proposer des solutions et démontrer aux acteurs économiques l’urgence d’infléchir leur stratégie. L’innovation sociétale est en marche. Pour enclencher une vitesse rapide, il faut instaurer une coopération sincère. J’ai la chance de pouvoir jeter des ponts entre ces deux mondes. Une force que l’on va de plus en plus rencontrer dans le paysage associatif.
Positions de Green Cross France / Nicolas Imbert         




Rio + 20
les petites phrases
Associations : Rio+20: L’étrange sensation de n’avoir comme solution que nous-mêmes                                                                                                                                      
 

Économie collaborative : La consommation collaborative désigne un modèle économique où l'usage prédomine sur la propriété : l'usage d'un bien, service, privilège, peut être augmenté par le partage, l'échange, le troc, la vente ou la location de celui-ci. Cette optimisation de l'usage est principalement permise par l'échange d'information via Internet.

                                                                                                                                                                                                                





A ce jour, la majorité des indicateurs témoignent de la dégradation des situations sociales, écologiques, économiques et culturelles. Cette situation atteint la dignité humaine via la pauvreté et l’endettement, tant personnel que national et international. En cette période de troubles il est nécessaire de faire évoluer radicalement notre manière de penser les situations et de les résoudre. En d’autres termes, « il vaut mieux penser le changement que changer le pansement ».La manière dont les personnes pensent le changement est fortement liée à leurs expériences, leurs valeurs et à leurs perceptions de l’environnement général.Les solutions économiques officielles pour faire face à la crise restent enfermées dans le carcan des pensées réductionnistes qui conduisent à une organisation de la rareté.

Les assos pour l'environnement se font entuber en douce

Les mauvais coups se font généralement le 14 juillet ou le 15 août. C'est encore plus tentant en période de crise majeure, comme actuellement. C'est sans doute pour cette raison que le Journal officiel du 13 juillet 2011 publiait un nouveau décret concernant les associations. Celui-ci fixe les modalités d'application au niveau national de la condition prévue au premier point de l'article R.141-21 du code de l'environnement, concernant les associations et fondations souhaitant participer au débat sur l'environnement dans le cadre de certaines instances. Pour pouvoir participer, une association devra désormais compter au moins 2 000 adhérents. Quant aux associations d'utilité publique, elles devraient exercer leur action sur la moitié des régions au moins, et disposer d'un minimum de 5 000 donateurs, pour pouvoir se faire entendre. Les seuls organismes ayant le droit de le faire entendre leur voix sur les politiques environnementales sont des organismes publics au sein desquels seules ces grandes associations ont le droit d'être représentées. De plus, l'Etat s'octroie le droit de vérifier les conditions de financement des associations pour s'assurer « de leur indépendance ».

Ce texte est liberticide au regard de la liberté d'association ou plus précisément du droit des associations à se faire entendre. Il exclut en particulier toutes les associations d'experts qui ont fait l'essentiel du travail en termes d'alerte au cours des dernières années. Mouvement des générations futures – Criirad, Criigen, réseau santé environnement, Inf'OGM, pour n'en citer que quelques-uns – n'auront aux termes de ce texte plus le droit de participer, voire plus le droit d'être agréés puisque c'est l'agrément au titre de l'environnement lui-même qui est touché par ce décret scélérat.
Autrement dit, non seulement aucun texte de protection des lanceurs d'alerte n'a jamais été pris par ce gouvernement, du temps de monsieur Borloo comme a fortiori du temps de madame Kosciusko-Morizet, mais plus encore, c'est la capacité des associations les plus dérangeantes pour les lobbies défendus par le gouvernement qui est ici mise en cause. En effet, sans agrément, la capacité de porter plainte avec constitution de partie civile reste très réduite. Dans ces conditions, les procès mettant en cause ces lobbies deviennent beaucoup plus difficiles.
De la même manière, le fait que les agréments soient conditionnés par le nombre de personnes rendra très difficile la tâche des associations locales, constituées contre tel ou tel projet, telle ou telle infrastructure. Les préfets pourront toujours soutenir qu'elles ne remplissent pas les conditions.
Ainsi le gouvernement s'est-il attaqué avec efficacité, une fois encore, aux modestes contre-pouvoirs que notre pays compte encore.
► Référence concernant l'arrêté du 12 juillet 2011 fixant les modalités d'application au niveau national de la condition prévue au 1° de l'article R. 141-21 du code de l'environnement concernant les associations et fondations souhaitant participer au débat sur l'environnement dans le cadre de certaines instance (JORF n°0161 du 13 juillet 2011, page 12 154)

Corinne Lepage | Présidente de Cap21 | 19/07/2011
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