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Alimentation
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Les préoccupations ont donc changé depuis 20 ans. La prise de
conscience, l’expertise et les solutions « vertes » aujourd’hui
identifiées peuvent faire de Rio un sommet de transition vers une
économie plus soutenable… à condition que les décisions politiques
suivent. Pour l’heure, les Nations unies, qui attendent entre 35 000
et 50 000 participants et 100 à 120 chefs d’Etat à Rio, ont fixé pour
objectifs d’assurer le renouvellement des engagements internationaux
envers le développement durable et d’évaluer les progrès réalisés au
cours des vingt dernières années - un rapport, publié en mai 2010,
fournit déjà une évaluation des progrès et des lacunes dans la mise en
œuvre du Sommet de Rio depuis 1992, voir lien-. Deux grands sujets
seront abordés : l’économie verte dans le contexte du développement durable et l’éradication de la pauvreté, la gouvernance et le cadre
institutionnel pour le développement durable. Le
rapport du PNUE publié en février dernier intitulé « Pour une économie verte » a évalué les investissements nécessaires au plan mondial entre
1,05 et 2,59 mille milliards de dollars, soit moins d'un dixième du
total de l'investissement mondial annuel. Ce scénario vert serait donc
possible avec l'équivalent de 2% du PIB (1300 milliards de dollars par
an) investis dans dix secteurs clés entre 2010 et 2050. Reste que les
Etats décideront ou non de faire ces choix et de lancer les
financements innovants pour les pays en développement. Au niveau européen, la Commission a présenté le 20 juin dernier sa feuille de route pour Rio + 20, qui expose les conditions et les moyens nécessaires à la transition vers une économie verte. Elle plaide pour « la mise en place, à l'échelle de la planète, des conditions de marché et de l'environnement réglementaire adéquats ». La Commission propose également des écotaxes, la suppression des subventions nuisant à la protection de l’environnement et, plus classiquement, la mobilisation de financements publics et privés. Coïncidence : c’est le Danemark qui présidera l’UE au moment de Rio, comme ce fut le cas pour le sommet de Copenhague... En France, deux comités s’organisent : d’une part le comité « officiel » Rio +20 qui réunit les différentes parties prenantes sous la tutelle des ministères de l’Ecologie et des Affaires étrangères, et d’autre part le « collectif Rio +20 », qui rassemble les ONG sous la houlette de Pierre Radanne (ancien négociateur lors du Sommet de Copenhague). Comme pour les autres Etats, les travaux sont à peine lancés, explique Brice Lalonde, ex-ministre de l’environnement et coordinateur exécutif du sommet Rio+20. « L’ONU attend des propositions, des initiatives, le processus est très participatif, a –t-il assuré lors d’une conférence du Comité 21. Il n’y aura pas, cette fois, de texte de 300 pages décidé à l’avance et que tout le monde fait semblant de découvrir.... Nous laisserons le processus de négociations ouvert». Un « document politique » devrait, quoi qu’il en soit, être adopté à l’issue du sommet. « Ne pensez surtout pas que des tas d’initiatives sont en train d’être lancées par les gouvernements pour préparer l’événement, c’est faux. Ils n’ont pas avancé sur le sujet » a également fait savoir Brice Lalonde, appelant à la mobilisation de la société civile et rappelant que 2012 serait également l’année des élections présidentielles aux Etats-Unis et en France, ce qui ne simplifiera pas le contexte.[ http://www.novethic.fr ] |
Le Collectif Rio + 20 demande que la Déclaration de Rio+20 assure comme principes fondamentaux : Le
respect des équilibres écologiques, avec une stabilisation du climat à
un niveau qui garantisse un accès pour tous à l’eau, à l’énergie et à
l’alimentation et permette à la fois d’éviter des désastres
écologiques, et de protéger la biodiversité. Cela passera par la
construction de cadres régionaux, nationaux et mondiaux adéquats,
fondés au niveau international sur le principe d’une responsabilité
partagée mais différenciée, propre à la nouvelle donne de ce siècle Le droit à l’alimentation et à la souveraineté alimentaire pour tous, notamment via un soutien au développement de pratiques alternatives viables et pérennes tels que l’agriculture paysanne, familiale, biologique ou agro-écologique Le développement des circuits courts, notamment dans le domaine de l’alimentation, en veillant à ce que les circuits longs garantissent une rémunération équitable des producteurs et aient un impact faible sur les ressources naturelles et sur l’environnement | ||||||
![]() | La bataille écologique des présidentielles et des législatives en 2012 se gagnera aussi sur Internet pour une raison très simple : les débats écologiques – comme tous les débats d'ailleurs – nécessitent, pour convaincre, d'être argumentés avec de multiples bons exemples et bonnes pratiques qui montrent que tout ce que prône le « petit peuple de l'écologie » est possible. Nous vous proposons donc de télécharger et de diffuser notre ouvrage Ecologie 2012
, version gratuite qui vous incitera peut être à acheter la version
payante pour soutenir nos efforts et améliorer notre site
www.ecobase21.net qui est d'accès gratuit ! Pour chaque point clé de la campagne... nous proposons dans cet ouvrage
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![]() | 3 : Depuis
quarante ans, les Sommets de la Terre ont servi de révélateurs de
la conscience collective mondiale. Si les résultats en paraissent
décevants, ils n'en sont pas moins réels, en fournissant à toutes
les nations un langage commun et, souvent, des logiques communes
d'action. D'abord, il y eut Stockholm, en 1972 : pour la
première fois à cette échelle était lancée l'alerte sur la
dégradation rapide de l'écologie mondiale. Mais l'environnement
allait-il faire oublier le développement ? Le rapport Brundtland, en
1987, répondait efficacement, en popularisant les concepts de
"développement soutenable" et du droit des générations
futures. Et, en 1992, le Sommet de la Terre de Rio connaissait un
éclat retentissant. L'époque était à l'optimisme, la chute du mur
de Berlin permettant d'envisager un monde libéré de la course aux armements. Deux traités importants, sur le climat et sur la biodiversité, étaient signés : l'énergie et l'alimentation
entraient dans le champ de la politique internationale. Rio + 20 : l'actualité sur ce thèmeMais à Johannesburg, en 2002, on déchanta. Les pays du Nord n'avaient pas assumé leurs responsabilités en n'orientant pas les ressources libérées par la lutte contre l'Union soviétique vers les pays en développement. On se trouvait aussi à l'apogée de l'idéologie néolibérale : l'idée dominante était que, plutôt que les Etats, les entreprises et le marché résoudraient les problèmes. 2012 : les vagues promesses de Johannesburg se sont évanouies. Entreprises, banques et marché ne sont pas les solutions, mais plutôt le problème. L'heure est au retour des Etats, de la régulation, de l'action publique. Et alors que la crise écologique est toujours plus prononcée, la responsabilité s'est élargie : on ne peut plus mettre toute la charge sur le dos des pays riches. Le poids de la Chine ne lui permet plus de s'abstraire du jeu. Deux thèmes dominent la préparation de Rio + 20 : l'"économie verte" et la réforme des institutions internationales. Les débats sont vifs : l'économie verte est-elle le nouvel habit du capitalisme, n'oublie-t-on pas en chemin le développement durable, l'ONU est-elle l'enceinte adéquate ? Et de nouveaux thèmes sont discutés, comme la lutte contre les inégalités - et pas seulement contre la pauvreté -, la réforme de l'indicateur du produit intérieur brut (PIB), les taxes sur le carbone, la correction du libre-échange pour tenir compte de l'environnement. 4 : Pauvreté : Les pauvres de la planète sont « très remontés contre l’écologie » : La situation est extrêmement hétérogène par continent. Dans de nombreuses contrées du monde, la question la plus préoccupante reste l’accès à l’eau, à l’alimentation, à l’énergie. A contrario, les économies occidentales ont longuement prospéré sur une exploitation sans compensation d’une grande partie des réserves fossiles de la planète. Pire,
certains instruments de compensation et de péréquation imaginés dès Rio
92 se sont transformés en outils spéculatifs – cela n’est pas sain et
les pays pauvres s’indignent légitimement de ce détournement
d’objectifs. Globalement, nous pensons que la transition des 20
prochaines années passe par un changement de paradigme économique. La crise financière qui frappe les pays de l’OCDE rend obsolète notre
modèle actuel : il faut tendre progressivement vers la proximité des
productions vitales, l’économie réconciliée avec l’écologie et le social. Cela passe par des innovations technologiques et sociétales
adaptées. Les idées les plus simples ont parfois des effets
systémiques remarquables. Exemple, le projet « smart water for green
schools » que nous avons testé au Ghana. 20 écoles ont été équipées
d’un point d’eau potable pour les enfants et leur famille. Les maladies
hydriques ont été éradiquées, les femmes libérées de la corvée d’eau et
tous les enfants sont scolarisés. Ce programme est maintenant en cours
d’adaptation en Bolivie. pauvreté, insécurité, dégradation de
l’environnement, mais aussi accès difficile à l’éducation, c’est ce
cycle infernal que nous devons inverser. Positions de Green Cross France / Nicolas Imbert
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